Global Statistics

All countries
648,378,391
Confirmed
Updated on December 2, 2022 1:06 am
All countries
624,672,089
Recovered
Updated on December 2, 2022 1:06 am
All countries
6,641,996
Deaths
Updated on December 2, 2022 1:06 am

Ovarite : comment traiter l’inflammation des ovaires ?

L’ovarite regroupe les inflammations des ovaires ainsi que les maladies inflammatoires pelviennes. Il s’agit d’une maladie extrêmement rare, qui est principalement causée par la salpingite. Ces inflammations peuvent conduire à de graves maladies et même à l’infertilité. Cependant, un diagnostic rapide peut permettre une prise en charge optimale.  

Définition de l’ovarite

L’ovarite se définit simplement comme une inflammation de l’un ou des deux ovaires. Parfois, cette inflammation peut s’étendre aux trompes. Elle survient généralement suite à des maladies inflammatoires pelviennes. Ces maladies correspondent à des processus d’inflammation dans les parties les plus hautes de l’appareil reproducteur féminin. Lesdites parties regroupent notamment : l’utérus, les ligaments, les trompes et les ovaires. L’annexite peut également représenter un facteur de déclenchement de l’ovarite.

Trois différents termes sont fréquemment utilisés pour désigner les ovarites, en fonction des circonstances et de l’impact de l’inflammation. Le premier terme est l’ovariose, qui correspond à une inflammation classique des ovaires. On distingue ensuite l’ovarite salpingo, qui désigne une inflammation avancée des ovaires et qui touche aussi les trompes de Fallope. Le tout dernier terme est l’ovarite autoimmune, qui correspond à des inflammations particulières dans lesquelles le système immunitaire réalise des attaques contre les cellules ovariennes.

Les femmes atteintes d’inflammation des ovaires sont habituellement sujettes à des douleurs pouvant atteindre l’anus et le rectum. Par ailleurs, les menstruations deviennent très douloureuses et irrégulières. Les femmes de 25 à 35 ans sont les plus susceptibles d’être atteintes d’une ovarite.

Plusieurs études ont permis de conclure que l’ovarite est une pathologie rare pouvant affecter l’élargissement d’un ou des deux ovaires.

Quelques causes de l’ovarite

Plusieurs facteurs peuvent être à l’origine des inflammations ovariennes. Les infections sont les causes les plus fréquentes de ces inflammations. Au nombre de celles-ci, on distingue particulièrement les pathogènes tels que les gonocoques, les staphylocoques et les streptocoques. Il y a également la candidose, qui est un motif courant d’inflammation des ovaires. Il existe toutefois des causes plus fréquentes de l’ovarite que sont :

  • Les cancers ;
  • Le froid ;
  • Les infections sexuellement transmissibles (la chlamydia et la gonorrhée) ;
  • Les allergies à des médicaments administrés par voie vaginale ;
  • Les avortements.

En dehors de ces causes, les inflammations ovariennes peuvent aussi survenir suite à une pénétration des bactéries dans l’appareil reproducteur, à partir du col de l’utérus. Par ailleurs, les spirales mal insérées et les fausses couches peuvent aussi représenter des risques pour l’ovarite.

En ce qui concerne les ovarites auto-immunes, leurs causes exactes ne sont pas encore connues.

Les symptômes des inflammations ovariennes

L’ovarite présente de nombreux symptômes qui peuvent varier d’une femme à une autre. Toutefois, ces inflammations peuvent parfois ne pas présenter de symptômes. Il est en effet possible que la pathologie ne puisse pas être diagnostiquée jusqu’à ce que la femme ressente des douleurs pelviennes de façon soudaine et sévère.

D’un autre côté, les symptômes de l’ovarite peuvent être très légers et difficiles à identifier. Il est aussi important de préciser qu’il ne suffit pas de ressentir des douleurs sur un côté du ventre, pour conclure qu’il y a une présence d’inflammations ovariennes. Il peut parfois s’agir de simples douleurs passagères ou encore d’ovarite bilatérale. Dans certains cas, l’inflammation peut seulement affecter un seul ovaire, pendant que les douleurs sont présentes dans les deux.

Lorsque l’ovarite n’est pas asymptomatique, elle peut se manifester de différentes manières, dont :

  • Les difficultés à uriner ;
  • Les pertes vaginales à forte odeur ;
  • Les douleurs dans le bassin et dans le bas-ventre ;
  • Les importants saignements entre les cycles menstruels ;
  • Les sensations de brûlure ou de douleurs lorsqu’on urine ;
  • Les saignements et les douleurs durant les rapports sexuels ;
  • La fièvre et les maux de tête ;
  • La diarrhée et les nausées ;
  • La nervosité et les palpitations.

La plupart de ces symptômes apparaissent de manière soudaine, mais aussi de façon progressive. Par ailleurs, lorsque l’ovarite n’est pas diagnostiquée et traitée très tôt, ses symptômes peuvent évoluer vers la fièvre, les frissons et les vomissements.

Ovarite : ses rapports avec la ménopause, la stérilité et la grossesse

Les inflammations ovariennes entretiennent d’étroites relations avec les différents états physiologiques de la femme. Pour commencer, il convient de préciser que le risque d’être atteinte d’une ovarite est toujours présent chez les femmes, même après la ménopause.

En effet, malgré l’activité de plus en plus irrégulière des ovaires après la ménopause, des infections ou des troubles ponctuels peuvent encore déclencher des inflammations ovariennes durant la vie reproductive de la femme. Par ailleurs, il est fréquent que les inflammations s’étendent à d’autres zones du corps, et provoquent ainsi des douleurs au niveau du dos et du coccyx.

En ce qui concerne la stérilité, les inflammations ovariennes peuvent dans une moindre mesure rendre la femme infertile. Tout dépend évidemment de chaque cas et du degré de gravité des inflammations, mais le risque d’infertilité existe tout de même. En effet, plus les inflammations sont importantes, plus elles ont de chances de compromettre la capacité de reproduction de la femme.

L’ovarite peut également représenter un symptôme spécifique de la grossesse. Ces cas sont très rares, mais il peut arriver que les inflammations ovariennes ne soient que le résultat de changements hormonaux de l’organisme de la femme : ce qui est parfois le signe d’une grossesse.

Quels sont les facteurs de risque de l’ovarite et comment les prévenir ?

Bien que les inflammations ovariennes soient décrites comme des manifestations tout à fait naturelles, il existe tout de même quelques faits qui augmentent leur risque de survenue. D’abord, ces inflammations ont plus tendance à apparaître chez les jeunes femmes  n’ayant pas encore fait l’expérience de la grossesse. Ensuite, les femmes ayant des rapports sexuels fréquents, mais avec des partenaires différents et celles qui consomment du tabac ont également de fortes chances de contracter une ovarite.

Par ailleurs, les douches vaginales et l’utilisation des stérilets peuvent exceptionnellement être responsables de l’inflammation des ovaires, mais aussi de l’utérus et des trompes.

Pour prévenir ces différents facteurs à risque de l’ovarite, il est important d’avoir une hygiène génitale adaptée et d’éviter au maximum l’humidité afin de  prévenir les infections.

Le diagnostic des inflammations ovariennes

Le diagnostic de l‘ovarite commence généralement par un examen des symptômes et des antécédents médicaux de la patiente. Après cette étape, le médecin procédera à un examen physique. Il fera ensuitede nombreux tests visant à déterminer la présence d’infections sousjacentes, ou encore des anomalies près des ovaires et des trompes de Fallope. Les plus importants tests réalisés pour ce diagnostic sont :

  • Un examen pelvien : il sert à déterminer de façon précise les différents signes de l’inflammation ;
  • Les analyses de sang et d’urine : ces analyses visent principalement à déterminer le nombre de globules blancs ainsi que les marqueurs potentiels de l’inflammation ;
  • L’échographie pelvienne : il s’agit d’un test d’imagerie qui permet de visualiser les organes internes. Le médecin peut alors effectuer des échographies transabdominales et transvaginales pour avoir le maximum d’informations sur la zone pelvienne de la patiente. Cet examen permet en outre d’évaluer la taille des ovaires et donc de détecter d’éventuelles kystes ou abcès ;
  • La cœlioscopie : ce test chirurgical est utilisé pour étudier les trompes de Fallope lorsque le médecin soupçonne une salpingo-ovarite. Il consiste à insérer un télescope mince dans l’abdomen inférieur. Ainsi, on observe les organes et on lève les éventuels blocages.

Il est important de préciser qu’un simple examen médical suffit parfois pour diagnostiquer l’ovarite. Les examens de cette liste ne sont utilisés que pour des cas avancés des inflammations.

Quelques traitements et remèdes naturels de l’inflammation des ovaires

Généralement, le traitement des inflammations ovariennes se fait de façon pharmacologique, en utilisant des antibiotiques. Ceux-ci permettent d’éliminer les infections et de calmer les inflammations. Selon la gravité du cas, des interventions chirurgicales sont envisageables pour déterminer si un seul ou les deux ovaires sont atteints par l’ovarite.

Il existe aussi des traitements basiques à mettre en place à la maison, pour lutter contre l’ovarite. Il s’agit essentiellement de :

  • La consommation du jus de pomme, d’orange ou de raisin ;
  • Le suivi d’un régime riche en fruits et en végétaux ;
  • La prise d’une infusion de clou de girofle moulu et de cannelle en poudre.

En dehors de ces traitements, on recommande aussi de prendre des bains ou des douches avec de l’eau bouille et quelques cuillerées de feuilles de noyer. Toutefois, certains de ces traitements ne doivent en aucun être pratiqués pendant la grossesse. Il reste donc important de demander l’avis d’un médecin avant l’application de l’un ou l’autre d’entre eux. 

Vous aimerez aussi :

Related Articles