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Oxygénothérapie : déroulement et bienfaits

L’oxygénothérapie est une manœuvre consistant à délivrer artificiellement de l’oxygène à des patients souffrant de certaines pathologies. Des accidents de plongées sous-marines aux brûlures, en passant par les intoxications, l’oxygénothérapie permet de soulager bien de maux. Comment se fait ce traitement et quels en sont les principaux bienfaits ?

Définition de l’oxygénothérapie

On définit l’oxygénothérapie comme un traitement dont le principal objectif est de fournir à l’organisme de l’oxygène par voie respiratoire. L’importance de l’oxygène pour la vie n’étant plus à démontrer, il faut préciser qu’il est transporté dans le sang par des hémoglobines. L’oxygène part de l’appareil respiratoire et est transmis à tout le reste de l’organisme. Les différentes cellules de l’organisme qui reçoivent cet oxygène l’utilisent pour produire de l’énergie et jouer correctement leur rôle.

L’oxygénothérapie est donc utilisée pour des personnes se trouvant dans l’incapacité d’ingérer de l’oxygène de façon naturelle. Très souvent, elle se déroule dans un milieu hospitalier. Toutefois, l’opération peut se dérouler à domicile, si le patient est atteint de problèmes chroniques tels que les insuffisances respiratoires.

La fourniture de l’oxygène à l’organisme peut donc être réalisée, soit par sonde nasale, soit par un masque. Elle peut aussi se faire au moyen d’un caisson réalisé pour la circonstance, et dans lequel le patient est placé.

Les différents types d’oxygénothérapie

On distingue majoritairement deux types d’oxygénothérapie : l’oxygénothérapie normobare et l’oxygénothérapie hyperbare.

L’oxygénothérapie normobare

Pendant l’oxygénothérapie normobare, la quantité d’oxygène est généralement utilisée en fonction de la pression atmosphérique. Il s’agit plus précisément d’une méthode de réanimation à travers laquelle, on administre de manière continue, ou non, de l’oxygène sous pression. Cette manœuvre vise essentiellement à maintenir un taux relativement normal d’oxygène dans le sang.

Ce type de traitement est extrêmement approprié pour toutes les pathologies impliquant une diminution de la pression d’oxygène dans le sang. Il s’agit des pathologies comme :

  • Les insuffisances respiratoires aiguës ;
  • La pneumopathie ;
  • L’asthme ;
  • La bronchite chronique ;

Il existe bien d’autres pathologies nécessitant un recours à ce type de traitement. Mais, celles de cette liste sont les plus fréquentes.

La réalisation de ce traitement requiert un matériel adéquat. Une source et un obus d’oxygène sont les éléments de base dont on a besoin. Ensuite, il faut nécessairement une prise murale au niveau du lit du malade, ainsi qu’un bloc manodétendeur avec l’obus. Un humidificateur et un raccord assez long sont tout aussi importants, pour une réussite de l’opération.

En ce qui concerne le déroulement de l’oxygénothérapie normobare, on commence d’abord par calculer la taille de la sonde nasale à introduire. Cette taille correspond approximativement à la distance entre le lobe de la narine et celui de l’oreille. Pour introduire la sonde nasale, on utilise différents lubrifiants : eau distillée ou sérum physiologique. Ensuite, on fixe la sonde nasale sur le nez grâce à une microspore. Cette fixation doit se faire en toute délicatesse, de manière à ne pas traumatiser le nez. En cas de longue durée du traitement, il est recommandé de changer régulièrement la place de la sonde : cela permet d’éviter les escarres.

Pour finir, on met en marche le système d’administration d’oxygène. Par ailleurs, il est important de rester auprès du patient pendant les premières heures qui suivent le traitement, pour voir comment ce dernier réagit à l’administration de l’oxygène.

Au cours de l’oxygénothérapie normobare, il faut prendre un certain nombre de précautions. Les plus importantes consistent à ne jamais fumer ou allumer une flamme près du dispositif et ne jamais graisser le matériel. Il est également important de vérifier de façon régulière le niveau d’eau dans l’humidificateur.

L’oxygénothérapie hyperbare

L’oxygénothérapie hyperbare se déroule très souvent dans un caisson transportable, ou encore dans une chambre technique hospitalière dans laquelle sont placés plusieurs patients. À l’intérieur de ce caisson, la pression de l’air atteint jusqu’à trois fois la pression normale. Il faut toutefois préciser que ce n’est pas cette quantité importante de pression qui soigne le patient, mais plutôt l’oxygène excessif présent dans le caisson. En effet, la caisse renferme 100 % d’oxygène, bien plus que les 21 % que renferme l’air naturel. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle ce type d’oxygénothérapie est qualifié d’hyperbare.

L’oxygénothérapie hyperbare est utilisée dans des circonstances bien définies. Il s’agit par exemple des cas d’accidents asphyxiques tels que la décompression de plongée sportive ou professionnelle et de l’intoxication par l’oxyde de carbone.

A l’opposé de l’oxygénothérapie normobare, celle hyperbare nécessite une préparation qui commence par un entretien d’information. Par ailleurs, on interdit aux patients de fumer ou d’introduire des allumettes ou briquets sur les lieux de traitement. Les patients n’ont en outre pas le droit de se maquiller à cause du masque qu’ils devront porter durant l’opération.

La première étape de déroulement de l’oxygénothérapie hyperbare correspond à celle de l’installation pendant laquelle, on fait passer le patient par un sas d’entrée/sortie. Le masque est ensuite ajusté sur le visage de ce dernier. Pour ceux qui sont claustrophobes, on les fait accompagner par des infirmiers pour les débuts. Ceux-ci sont préalablement formés à des techniques d’hypnose médicale pour rassurer au maximum le patient.

Après l’installation, le traitement commence. Il dure généralement deux heures. Les quinze premières minutes sont utilisées pour la compression, tandis que les soixante suivantes servent à oxygéner en plateau de pression. Le reste du temps est utilisé pour la décompression. Il est important de préciser que le patient peut être sujet à certains troubles durant la séance. Un des troubles les plus réguliers est une douleur aux tympans. Dans ces cas, on arrête la compression jusqu’à ce que le patient ait retrouvé son état normal.

Par ailleurs, l’oxygénothérapie hyperbare comporte quelques risques qu’il convient de préciser, même s’ils sont souvent mineurs. En effet, les patients peuvent, après le traitement, souffrir de convulsions et de traumatismes dentaires. Ces traumatismes sont dus aux bulles d’air produites pendant la compression.

Quelques bienfaits de l’oxygénothérapie

Quel que soit le type, l’oxygénothérapie est une méthode qui offre de nombreux avantages dans le traitement de certaines pathologies.

L’oxygénothérapie normobare permet par exemple de corriger l’hypoxémie (diminution de la quantité d’oxygène transportée dans le sang) et l’hypercapnie (présence en grande quantité de dioxyde de carbone dans le sang).

Quant à l’oxygénothérapie hyperbare, les affections qu’elle permet de corriger sont nombreuses et variées. On peut notamment distinguer :

  • Les pertes de sang importantes ;
  • Les infectons telles que celles des os ou encore l’ostéomyélite ;
  • Une mauvaise cicatrisation de greffe cutanée ;
  • Les accidents de décompression (surtout lors des plongées sous-marines) ;
  • Les brûlures thermiques ;
  • Les intoxications au monoxyde de carbone.

L’oxygénothérapie hyperbare contribue également à la correction des accumulations de pus dans le cerveau (abcès intracrânien) ainsi que l’embolie gazeuse, qui correspond à la présence de bulles de gaz dans la circulation sanguine.

Le déroulement d’une séance d’oxygénothérapie

D’une durée de deux heures qui peut varier en fonction des réactions du patient, le déroulement de l’oxygénothérapie se résume en trois grandes étapes.

La première étape correspond à celle de la compression lente. On définit cette étape comme celle durant laquelle, le patient est plongé « dans des profondeurs » à un mètre / minute. La pression augmente de manière progressive durant cette étape.

Après la compression, vient le pallier. Durant cette deuxième étape, le patient respire de l’oxygène de manière artificielle. Il faut noter que la quantité d’oxygène, la pression et la durée du traitement sont étroitement liées au mal que l’on essaie de soigner. Enfin, le traitement prend fin avec une décompression, le retour à une situation normale de pressions atmosphériques.

Toutes ces trois étapes se déroulent sous une étroite surveillance du service médicale (température, électrocardiogramme) : toutes les réactions du patient sont prises en compte.

Quelques effets secondaires ou risques de l’oxygénothérapie

Même s’ils sont rares et très minimes, les effets secondaires de l’oxygénothérapie existent et peuvent apparaître lorsque l’oxygène n’est pas utilisé à bon escient.

Le plus fréquent de ces effets secondaires est une toxicité de l’oxygène. Cet effet est dû à un apport excessif d’oxygène à l’organisme et est à l’origine d’importantes lésions au niveau des poumons et des autres organes de l’organisme.

En effet, lorsque des concentrations importantes d’oxygène sont administrées au patient sur une longue période, cela peut provoquer la formation de radicaux libres qui endommagent les poumons. Les conséquences peuvent être variées (trachéobronchite et atteintes alvéolaires diffuses). Par ailleurs, les patients pour lesquels des paramètres de faible débit sont définis pour l’opération ne s ‘exposent pas à ce risque de toxicité de l’oxygène.

Aussi, distingue-t-on la pulsion hypoxique qui est un risque important de l’oxygénothérapie. Il faut avant tout préciser que ce risque fait encore aujourd’hui l’objet de nombreux débats dans le milieu médical. La théorie soutient que les personnes ayant été traitées par l’oxygénothérapie développent des quantités relativement importantes de dioxyde de carbone dans le sang.

La conséquence directe est une accumulation excessive de CO2 dans les tissus. Ce qui entraîne des complications non négligeables pour la santé. En effet, plus le traitement progresse, plus l’organisme s’adapte aux concentrations anormalement importantes de CO2. Il les considère donc comme normales à partir d’un moment.

Pour réduire au maximum les risques liées à l ‘oxygénothérapie, il faut suivre de façon minutieuse les prescriptions du médecin ou de l’inhalothérapeute. Si le traitement se déroule à domicile, il est déconseillé de varier le taux d’oxygène sans demander l’avis d’un médecin. Aussi, faut-il prévenir le médecin dès qu’on ressent des inconforts pour un soulagement rapide.

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