Ozempic : mode d’utilisation, propriétés et contre-indications

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Boîte d'Ozempic contre le diabète
Boîte d'Ozempic contre le diabète

Considéré par certains comme un « remède miracle », l’Ozempic est très souvent détourné de son utilisation principale. En effet, ce médicament n’est utile que pour la stabilisation d’un état diabétique. Voici les différents détails, notamment les propriétés et les contre-indications, de cette thérapeutique !

Ozempic : les notions générales à connaître

L’Ozempic est un moyen de traitement contre le diabète de type 2 prescrit par les médecins. Il est fabriqué par NovoNordisk. Ce laboratoire danois est un leader dans la prise en charge du diabète depuis plusieurs décennies.

Ce médicament est donc un antidiabétique injectable à base de sémaglutide. Il découle à la famille des analogues du GLP-1. Ce dernier est une hormone stimulatrice de la production d’insuline.

Cette thérapeutique est uniquement destinée au traitement du diabète de type 2. Malheureusement, un détournement de son usage est fait par certaines personnes. Cette situation provient de la perte du poids engendrée lors de sa prise.

Quels sont les différents composants de cet antidiabétique ?

Le médicament Ozempic est principalement composé de la molécule appelée le sémaglutide. Ce dernier fait partie de la classe pharmacologique qualifiée des analogues du récepteur du GLP-1, tels que le Glucagon Like Peptide-1.

La molécule de sémaglutide est aussi classée parmi les incrétinomimétiques. Outre cet ingrédient principal, ce produit pharmaceutique se compose d’éléments non médicaux comme :

  • le phénol ;
  • le propylène glycol ;
  • le phosphate disodique dihydrate.

L’eau pour injections est également une composante importante de ce médicament. D’ailleurs, elle est l’élément de distinction entre les différentes formes de l’Ozempic. À ce propos, il y a des quantités de 2 mg, 4 mg et 8 mg.

Ozempic : comment agit ce produit contre le diabète ?

Étant le principe actif de l’Ozempic, le sémaglutide agit comme un agoniste du récepteur GLP-1 dans l’organisme. De ce fait, il mime ses effets dans le corps du malade. Par conséquent, la sécrétion d’insuline est augmentée tandis que celle de glucagon est réduite.

Cette action simultanée glucose-dépendante réagit en fonction du taux de sucre dans le sang. Elle constitue le plus gros atout de ce médicament. En effet, elle diminue fortement le risque d’hypoglycémie chez les patients diabétiques. Ce qui n’est pas le cas d’autres médicaments ou des injections d’insuline.

De plus, l’Ozempic va permettre la diminution de la glycémie à jeun ainsi que celle d’après les repas. Il est donc important de préciser que ce produit pharmaceutique n’est pas de l’insuline comme certains peuvent le prétendre.

Hormis son impact sur la glycémie, cette médecine a tendance à réduire l’appétit des patients. Parallèlement, elle ralentit aussi la vidange gastrique en renforçant la sensation de satiété. Ainsi, les personnes sous Ozempic maigrissent rapidement.

Attention : Bon nombre de personnes font usage de l’Ozempic en tant que « solution miracle » contre la prise de poids et de l’obésité. Cette utilisation détournée n’est pas autorisée pour ce médicament. Pourtant, elle est fortement mise en avant sur les réseaux sociaux.

Quelles sont les diverses propriétés de ce médicament ?

Le médicament Ozempic dispose officiellement d’une seule propriété. Il sert à la prise en charge du diabète de type 2.

Toutefois, il dispose d’une autre propriété qualifiée d’officieuse. En effet, cette thérapeutique entraîne une réduction de l’appétit suivi d’une diminution considérable des apports énergétiques. La conséquence directe est une perte de masse grasse et de poids en un temps relativement court.

Sous aucun prétexte, l’Ozempic ne doit être pris en cas de diabète de type 1. Aussi, il ne doit pas servir comme traitement pour une acidocétose diabétique.

Quelle est la posologie idéale pour ce médicament ?

Pour un traitement convenable, la posologie de base est d’une dose de 0,25 mg à prendre une fois par semaine. Quant au dosage maximal hebdomadaire, il est de 2 mg. Cette posologie sert à combattre le diabète de type 2 chez l’adulte.

Cette prise de l’Ozempic n’est pas figée. En fonction des besoins du malade, elle peut être augmentée d’un palier toutes les 4 semaines de la façon suivante : 

  • 0,25 mg ;
  • 0,5 mg ;
  • 1 mg ;
  • 2 mg.

Ce médicament est administré à l’aide d’une aiguille de 30 G, 31 G ou 32 G. Sa longueur maximale est de 8 millimètres.

L’Ozempic doit être injecté par voie sous-cutanée à trois endroits principaux à savoir : l’abdomen, la cuisse ou le haut du bras. La prise est faisable à n’importe quel moment de la journée. Elle est faisable au cours ou en dehors des repas.

Pour ce qui est de la conservation, il y a des conditions à respecter. Avant d’utiliser le médicament, le stylo capuchonné est conservé au réfrigérateur entre 2 et 8 °C. Après ouverture, le pack doit être conservé à une température située entre 2 et 30 °C durant une période maximale de 6 semaines.

En cas d’omission, une injection est toujours possible pendant les 5 jours suivants. Au-delà de ce délai, il est préférable de patienter la semaine suivante afin de poursuivre le traitement normalement.

Par ailleurs, avec l’Ozempic, le malade a la possibilité de changer le jour de prise. Cependant, pour le faire, il doit toujours respecter un délai minimal de 72 heures entre deux doses.

Bon à savoir : Après chaque prise faite par injection, il faut jeter l’aiguille utilisée à la poubelle.

Ozempic : les interactions et les effets secondaires

Les doses de ce médicament peuvent entrer en interaction avec d’autres produits pharmaceutiques. Aussi, elles peuvent engendrer des effets indésirables.

Interactions de l’Ozempic avec d’autres thérapeutiques

À ce jour, il n’y a eu aucune signalisation sur une interaction significative entre l’Ozempic et d’autres médicaments. Néanmoins, une vigilance est préconisée chez les personnes traitées par un anticoagulant composé d’antivitamine K tel que :

  • le Coumadine ;
  • le Previscan ;
  • le Sintrom.

Bon à savoir : cette mesure de précaution est instaurée par l’INR.

Effets indésirables possibles de ce médicament

De manière très fréquente, l’Ozempic provoque de l’hypoglycémie. Cette situation se pose dans le cas d’un usage concomitant avec des antidiabétiques comme l’insuline, le gliclazide et le glibenclamide. Ces derniers sont souvent à la base des hypoglycémies fréquentes. 

En outre, il y a :

  • les nausées ;
  • les diarrhées ;
  • la réduction de l’appétit

Les vertiges, les complications d’une rétinopathie diabétique et l’inflammation de l’estomac sont des symptômes assez rares. À cette liste s’ajoute :

  • les vomissements ;
  • les douleurs abdominales ;
  • la constipation ;
  • l’inconfort digestif ;
  • les ballonnements.

Il y a aussi le reflux gastro-œsophagien, les calculs biliaires et la fatigue. L’augmentation de la lipase est aussi un effet secondaire assez rare de l’Ozempic. Par ailleurs, l’effet indésirable très rare de ce médicament est l’anaphylaxie.

En outre, il y a d’autres effets négatifs qui surgissent à une fréquence indéterminée. Ce sont :

  • l’angioœdème ;
  • les allergies ;
  • l’altération du goût ;
  • l’accélération du rythme cardiaque ;
  • la pancréatite.

De plus, le patient peut avoir des réactions au point d’injection du produit thérapeutique.

Contre-indications de ce médicament de traitement du diabète de type 2

Ce médicament est contre-indiqué pour les personnes souffrant d’insuffisance cardiaque de classe 4. Il l’est également pour les cas d’insuffisance rénale en phase terminale.

L’Ozempic est strictement déconseillé au cours d’une grossesse. Cette proscription est due à un manque de données scientifiques. Pour une femme désirant tomber enceinte, un arrêt du traitement est requis 2 mois avant la conception de son bébé.

D’ailleurs, une femme doit avoir une contraception efficace avant de commencer un traitement à base d’Ozempic, et ce, jusqu’à 2 mois après la fin de la thérapie.

L’interdiction d’usage de ce médicament concerne également une nourrice. Il s’agit d’une mesure de précaution puisque le risque chez l’enfant n’est pas encore connu.

En conclusion, l’Ozempic est un élément clé dans le traitement du diabète de type 2. Ce médicament constitue une évolution majeure pour les personnes diabétiques. D’ailleurs, il est considéré comme une nouvelle « arme » pour les endocrinologues. Évidemment, son utilisation n’est pas exempte d’effets secondaires. Aussi, il importe que ce traitement s’accompagne de changement d’habitudes de vie comme un régime alimentaire et un exercice physique.