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Parésie : comment traiter la perte de fonction des muscles ?

Il est fréquent de constater chez certaines personnes, une difficulté à mouvoir des parties de leurs muscles ou de leur corps. Après les différents soins, ces personnes connaissent des améliorations ou selon le cas, demeurent telles. Il s’agit d’un phénomène du nom de parésie, qui se traduit par la perte de force musculaire.

Pouvant s’avérer plus ou moins grave, elle reste une inquiétude pour ceux qui en souffrent. Quels sont les causes, manifestations et traitements possibles d’une parésie ?

La parésie : qu’est-ce que c’est ?

À partir des mots grecs « paresis » et « pariemi » qui signifient respectivement « affaiblissement » et « laisser tomber », la parésie se définit comme étant une diminution des capacités motrices d’une partie du corps. Elle peut atteindre un ou plusieurs muscles, et peut avoir pour conséquence la limitation des mouvements et la diminution de la force des muscles. Elle peut être passagère ou demeurer permanente.

La parésie est susceptible d’amener une personne souffrante à laisser tomber un objet, à se montrer maladroit, à éprouver des difficultés pour faire des mouvements, même si elle fournit des efforts. Aussi, le malade souffrant de la parésie peut avoir l’impression que ses jambes sont lourdes.

Le phénomène de parésie existe sous plusieurs formes. Quand elle se manifeste sur un côté du corps (côté gauche ou côté droit), on parle d’hémiparésie. Quand elle prend en compte l’intégralité des quatre membres, on dit qu’il s’agit d’une tétraparésie ou quadriparesie.

La paraparésie est une paralysie légère qui touche les membres inférieurs. Cependant,quand ces derniers sont complètement atteints, on parle en ce moment de paraplégie. La plégie quant à elle, correspond à une paralysie complète (lorsque l’altération de la motricité est complète). On parle de monoparésie quand c’est une seule jambe ou un seul bras, qui est infecté.

Parésie et paralysie : quel lien ?

De façon générale, on peut définir la paralysie/parésie comme étant une absence ou un freinage de mouvement au niveau d’un ou de plusieurs muscles. Quand ce phénomène est total, on parle de paralysie et de parésie quand il est partiel. La parésie est donc considérée comme une paralysie partielle ou incomplète.

Chez les médecins, une parésie est considérée comme une paralysie, même si le degré de sa gravité est moins important. D’ailleurs, la parésie est considérée comme un signe annonçant la venue d’une paralysie complète.

Par ailleurs, il peut arriver que la parésie touche les muscles du visage. Dans ce cas, il s’agit d’une paralysie faciale. Elle peut se manifester sous deux formes : la forme périphérique et la forme centrale. La paralysie faciale est dite périphérique, lorsque l’atteinte est portée sur le nerf facial après sa sortie du cerveau. La paralysie faciale est dite centrale, lorsque l’atteinte du nerf est portée directement dans le cerveau.

Quelles sont les causes de la parésie ?

De façon générale, la parésie peut survenir de différentes manières. En effet, quand elleapparaît d’une manière brutale, la principale cause à laquelle il faut penser est un accident vasculaire cérébral (AVC). Elle touche généralement un seul côté du corps. Il faut néanmoins préciser qu’il existe des troubles pouvant affecter plus d’une partie du corps.

La parésie peut également survenir de façon progressive. Dans ce cas, différentes maladies peuvent en être les causes. Il peut s’agir des maladies du cerveau, des maladies liées à la moelle épinière et des maladies dues aux nerfs périphériques ainsi qu’aux muscles.

Parmi les maladies du cerveau, on peut citer la sclérose en plaques et les tumeurs bénignes ou cancéreuses. Les maladies liées à la moelle épinière sont dues à une sorte de hernie au niveau lombaire ou au niveau du cou. Les hernies lombaires provoquent généralement une monoparésie (de la jambe) tandis que les hernies de la partie postérieure du cou peuvent affecter les quatre membres (quadriparésie).

Parlant des maladies liées aux nerfs périphériques et aux muscles, il peut être question des compressions, notamment au niveau du canal carpien. On parle du syndrome du canal carpien. Cela peut engendrer une faiblesse au niveau de la main. Une compression des nerfs au niveau du coude est également possible. Des lésions de certains nerfs ou la poliomyélite sont aussi des causes possibles d’une parésie.

Comment se manifeste la parésie ?

La parésie est une maladie qui peut atteindre toutes les parties du corps, que ce soit les mains, les jambes ou les pieds. Elle se traduit par une perte de la force au niveau d’un ou de plusieurs muscles, une maladresse, des pertes de sensibilité, des tremblements. On note également :

  • Des mouvements réflexes excessifs ;
  • Des boiteries à la marche et des mauvaises postures forcées ;
  • Des difficultés pour ouvrir la main de façon normale afin d’attraper ou retenir un objet ;
  • Des douleurs neurologiques ;
  • Des escarres (plaies cutanées et profondes reliées à une lésion des tissus).

Des troubles cognitifs de langage et des troubles sensoriels (selon l’atteinte cérébrale) sont aussi des manifestations de la parésie. Des sensations de fourmillements (sous l’effet d’une anesthésie), des difficultés de déglutition et une insuffisance respiratoire le sont également. Notons que les douleurs associées au niveau du dos, ou de la tête paralysée sont également de parfaits indicateurs.

Par ailleurs, chez un enfant, il peut arriver que les signes cliniques ne soient pas automatiquement visibles. Cependant, de nouveaux symptômes peuvent survenir progressivement au cours de la croissance de l’enfant.

Diagnostic de la parésie

Le diagnostic de la parésie repose sur plusieurs examens. Ils permettent de détecter l’origine de la pathologie, selon qu’elle soit liée au cerveau, à la moelle épinière ou aux nerfs périphériques. En général,un examen neurologique et musculo-squelettique est recommandé.

Plusieurs autres techniques sont utilisées à cet effet, dans le but d’obtenir des résultats bien plus significatifs. On note au nombre de ces techniques, l’angiographie cérébrale. En effet, elle constitue un moyen permettant de vérifier la circulation sanguine dans les artères cervicales et cérébrales. Cela permet donc de détecter tout dysfonctionnement probable à ce niveau. Par ailleurs, l’échographie Doppler des carotides permet d’explorer l’intérieur du corps par le biais des ultrasons.

À travers l’électromyographie-biopsie musculaire, on peut enregistrer à partir d’un électromyogramme, l’activité électrique d’un nerf ou d’un muscle. Cet enregistrement va permettre de vérifier le passage du courant électrique dans les nerfs. Cette vérification est utile pour localiser les niveaux imperméables au signal nerveux.

L’imagerie par résonance magnétique (IRM) est également une technique utilisée pour diagnostiquer une parésie. Il s’agit d’une procédure qui permet de visualiser l’intérieur du corps sous plusieurs dimensions. L’avantage de cette technique est qu’elle donne les informations relatives à tout ce qui est resté invisible durant les radiographies et échographies standards.

Il est également conseillé que le neurologue s’assure de l’absence de toute autre cause probable associée (fracture ou problèmes liés aux vaisseaux par exemple). Une fois que l’origine du mal est détectée, les dispositions seront prises pour le traitement.

Comment traiter une parésie ?

En général, le traitement d’une parésie dépend de son origine et de son mode d’apparition. Ainsi, quand il s’agit d’une parésie brutale (supposée liée à un AVC), un traitement urgent est nécessaire. Il faut donc se rendre aux soins, ou faire appel au service médical d’aide urgente (SAMU) afin de vérifier s’il s’agit réellement d’un AVC. Dans ces cas, il est important d’administrer les soins médicaux dans l’immédiat, car l’état de la victime peut s’aggraver et provoquer un handicap permanent.

Lorsqu’il s’agit d’un AVC, on fait généralement recours à deux traitements.

  • Traitement thrombolitique (Antéplase, Ténéctéplase)

C’est un traitement dont l’objectif est de détruire le caillot pouvant obstruer une artère, qu’elle soit pulmonaire ou coronaire.

  • La prévention secondaire

 Elle estliée à l’utilisation d’antiagrégant plaquettaire, une molécule utilisée pour prévenir la formation des caillots sanguins (thrombus).

Quand la parésie est progressive, il est aussi nécessaire de recourir en urgence à l’intervention des médecins. Selon les symptômes et troubles présents après examen, ce dernier pourra prescrire le traitement adéquat.

Quand la cause de la parésie est associée à une hernie, une tumeur ou une compression, une opération ou un traitement médical s’avère nécessaire selon la gravité du cas.

La kinésithérapie et l’ergothérapie sont aussi des méthodes de traitement qui peuvent aider une victime de parésie. Il s’agit d’une procédure de rééducation des muscles par le massage et les manipulations précises. Pour éviter d’éventuelles complications, il est souvent recommandé de faire intervenir d’un kinésithérapeute professionnel. La kinésithérapie peut également être salutaire dans le processus de rééducation motrice, cardiovasculaire et respiratoire.

Quels sont les facteurs qui influent sur les chances de guérir d’une parésie après un AVC ?

La taille et l’emplacement du caillot sanguin ayant provoqué l’AVC sont deux facteurs qui influent sur les chances de guérir la parésie. En effet, lorsque la taille du caillot est grande et localisée à un endroit très sensible, la parésie provoquée est complexe. Les chances de la guérir sont moindres. On ne peut donc prédire avec exactitude la suite d’une paralysie après un AVC.

Le principal facteur qui peut garantir une récupération partielle ou considérable après un AVC est la rééducation à long terme. Elle doit être pratiquée de façon régulière afin de garantir un soulagement. 

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