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Pubalgie : Comment traiter la douleur au pubis?

Les affections touchant les parties complexes du corps requièrent plusieurs traitements à la fois. L’une d’entre elles est la pubalgie, caractérisée par une forte douleur située au niveau du pubis. Ses origines sont diverses, ce qui en fait un mal à diagnostiquer absolument. En d’autres termes, seule une consultation chez le médecin peut certifier l’existence de cette pathologie du bassin. Retrouvez ici les différentes méthodes de traitement de cette maladie réputée dans le domaine sportif.

Généralités sur la pubalgie

La pubalgie se manifeste par une douleur au pubis. Cette sensation désagréable provient de l’apparition de plusieurs lésions pubalgiques. Par conséquent, la pubalgie est une maladie provoquée par une constellation de petites ouvertures sur le pubis. Portant atteinte au pubis, un organe faisant partie intégrante du bassin, cette affection est considérée comme dangereuse.

En effet, le bassin est une zone complexe du corps humain. Il s’agit d’un lieu de rencontre entre plusieurs composants organiques comme les os, les articulations, les nerfs, et les muscles. Les répercussions de cette pathologie peuvent donc se ressentir dans tout le corps. De ce fait, il faut l’avis d’un professionnel de la santé pour s’assurer qu’il s’agit bien de la pubalgie.

La douleur étant le symptôme principal, la pubalgie peut être confondue à une autre maladie. La consultation d’un médecin assure une détermination plus exacte de la cause. Ainsi, un traitement approprié peut être administré au malade. À propos des potentielles cibles, ce sont les sportifs qui souffrent de la pubalgie.

La fréquence du diagnostic de ce mal est estimée de 5 à 18% dans le domaine du sport professionnel. Ce taux peut doubler voire tripler pour les pratiquants de certains types de sport comme :

  • le tennis ;
  • le football ;
  • le hockey.

Cette pathologie a connu une hausse dans les années 1980, les sportifs les plus touchés étaient de jeunes footballeurs. Par chance, une telle flambée n’est plus possible à ce jour, car la pubalgie est mieux connue, donc facile à éviter.

Mécanisme de fonctionnement de la pubalgie

Les douleurs au pubis se dévoilent graduellement, en commençant par une simple gêne. Cette sensation désagréable n’est pas forcément adjointe à une hernie inguinale. La personne atteinte percevra la douleur lors d’un démarrage rapide, un tacle, une frappe de balle, ou encore une permutation brusque de direction.

Dès que le malade arrête les mouvements, la douleur disparaît. Ensuite, la douleur s’intensifie au point de devenir permanente (ou quasi permanente). L’arrêt d’activités sportives n’occasionne pas la cessation de la gêne. Bien au contraire, elle va irradier dans les organes reproducteurs, sur la paroi abdominale, et sur la face de la cuisse.

La pubalgie se comporte de trois manières à savoir : unilatérale, bilatérale, et médiane. Parfois, mais de façon exceptionnelle, cette affection apparaît brutalement et s’installe définitivement. Le malade commence à ressentir de façon permanente, de la douleur.

Les causes possibles de la pubalgie

La pratique intensive du sport est à la base de l’apparition de la pubalgie. Les efforts fournis au cours de l’activité provoquent une mise à mal de l’insertion des muscles abdominaux. Ce qui provoque une forte douleur, comparable à une tendinite des membres. Les types de sport en cause sont ceux pratiqués lors des compétitions (nationales et internationales). Toutefois, les exercices faits en salle de musculation sont aussi à l’origine de cette pathologie.

Atteinte à l’articulation du pubis

Cette pubalgie provient d’une ostéoarthropathie pubienne. En effet, le pubis est un os du bassin qui passe par-devant la vessie et au-dessus des organes reproducteurs. Il dispose de deux branches venant de la gauche et de la droite. Elles créent une jonction dénommée la symphyse pubienne. Cette articulation n’est jamais mobile, ce qui favorise le développement d’une pathologie articulaire et osseuse.

Distorsion musculaire

Cette origine de la pubalgie met en relief deux muscles. Il s’agit des muscles adducteurs et des muscles abdominaux. Situés à la face des cuisses et insérés dans le bassin, les muscles adducteurs permettent le mouvement du membre inférieur, de l’extérieur vers l’intérieur. Ils sont très sollicités lors de la pratique du sport, et cela induit une pubalgie.

Les muscles abdominaux, quant à eux, se composent de plusieurs groupes de muscles. Les grands droits provenant des côtes et allant au bassin, populairement appelés tablettes de chocolat, en sont un bon exemple. Les muscles obliques et les traverses positionnés sur le côté latéral sont également concernés. Une petite faiblesse des muscles cités peut causer une pubalgie.

Dysfonctionnement de la paroi abdominale

Le désordre des groupes musculaires de la partie basse de l’abdomen fragilise la consistance de la paroi. L’homogénéité de la paroi en ressort menacée ou devient inexistante. Cette fragilité peut conduire à l’ouverture des zones sensibles, engendrant par la même occasion une hernie. La région inguinale est celle qui contient le contenu abdominal. De ce fait, elle est la plus vulnérable à une hernie inguinale.

Il en ressort donc que la hernie inguinale peut engendrer une pubalgie. Cependant, l’apparition de la pathologie ne signifie pas qu’une hernie s’est déclarée. Il peut juste s’agir d’une ouverture de ladite région. 

Les différentes formes de pubalgie

La pubalgie prend deux formes différentes à savoir : la pubalgie pariéto-abdominale et la pubalgie des adducteurs. Les caractéristiques de chacune de ces formes varient en fonction de l’origine de la douleur, des types de lésions, et du symptôme de la pubalgie.

Pubalgie pariéto-abdominale

Ce type de pubalgie est issu d’une défaillance de la paroi abdominale. Une compression des nerfs du pubis peut aussi en être la cause. La douleur qu’elle génère se ressent dans le testicule, le périnée, et la face intérieure de la cuisse. Elle est aussi propagée sur le pubis et l’aine, grâce au positionnement des lésions. Cependant, elle n’entraîne aucune corrélation entre pubalgie et intestin.

Les signes cliniques pouvant accentuer la douleur sont :

  • la musculation abdominale ;
  • la toux ;
  • la poussée abdominale.

Il faut ajouter que la pubalgie pariéto-abdominale peut survenir à tout âge, chez l’homme et la femme. Elle est permanente, car son apparition crée une zone de déchirure qui apparaît, lors de chaque effort fourni. Ainsi, deux sous-formes peuvent être constatées en fonction de l’intensité de la douleur. Il s’agit de la pubalgie pariéto-abdominale aiguë et la pubalgie pariéto-abdominale chronique.

Pubalgie des adducteurs

La pubalgie des adducteurs survient généralement après un effort brusque. La douleur qui en découle touche la racine de la cuisse. Les lésions responsables de cette forme de l’affection sont détectables à trois niveaux à savoir :

  • l’insertion des os (entéropathie d’insertion) ;
  • le tendon (tendinopathie d’insertion) ;
  • la jonction du tendon et du muscle (déchirure musculo-tendineuse).

La pubalgie des adducteurs est causée par le manque d’échauffement chez les sportifs. Autrement dit, elle résulte d’un échauffement insuffisant, accompagné d’une soudaine mise en tension des muscles.

Pubalgie : comment se fait le diagnostic ?

La détection de la pubalgie se fait en deux étapes : interrogatoire et examens cliniques. Toutefois, il est important que le malade aille faire une consultation médicale. En effet, toutes les autres possibilités doivent être exclues. Cette précaution a pour but de trouver le traitement idoine.

Interrogatoire et examens cliniques

Avant de se mettre à chercher les causes de la douleur, le médecin va poser une série de questions. Parmi elles, les plus importantes sont :

  • quelle est l’activité sportive pratiquée ?
  • quelle est la fréquence de pratique du sport ?
  • quelles sont les modalités de l’entraînement ?
  • quel est le matériel utilisé ?

Les réponses à ces questions servent de pistes pour trouver la cause de la douleur. En plus, un examen clinique permet d’observer la posture, les muscles, et des signes de hernie inguinale. La localisation des douleurs est aussi à rechercher. Ce dernier examen doit être effectué après l’entraînement, mais aussi au repos. Ainsi, le médecin commence à avoir la certitude d’être face à une pubalgie.

Tests cliniques complémentaires

Une fois l’affection déterminée, il faut en connaître la cause et surtout la forme. Pour le faire, le médecin doit regrouper un nombre important d’informations, par le biais de tests complémentaires. Au nombre de ces examens, il y a l’IRM, la radiographie du bassin, et l’échographie. En outre, le bilan radiographique aide le médecin à voir s’il existe un conflit fémoro-acétabulaire.

Traitements de la pubalgie

Pour venir à bout de la pubalgie, il est proposé un traitement à base de médicaments, accompagné d’une rééducation, et une intervention chirurgicale. Néanmoins, le choix du traitement dépend entièrement de l’origine de la pubalgie.

Traitement médicamenteux

Lorsque la cause est musculaire et articulaire, la prise de médicaments associée à une rééducation, peut s’avérer bénéfique pour le malade. En effet, l’administration de PRP ou de corticoïdes est opportune pour éliminer la douleur. L’infiltration doit se faire au niveau de la lésion. Toutefois, il lui faudra arrêter le sport pour que le traitement soit efficace.

Traitement chirurgical

Cette solution est adaptée pour la pubalgie d’origine abdominale. La détection d’une affection au niveau de la paroi entraîne irrémédiablement une opération chirurgicale. Ainsi, le patient peut récupérer un haut niveau de performance au terme du traitement. D’ailleurs, cette solution est la préférée des sportifs professionnels.

L’intervention chirurgicale se déroule en plusieurs phases à savoir :

  • 72 heures d’hospitalisation ;
  • anesthésie locale ou générale ;
  • intervention chirurgicale d’une durée d’une heure ;
  • 8 semaines de rééducation avant toute compétition.

Le but de l’intervention est de retendre l’accès inguinal caverneux. En plus, un traitement contre la douleur est instauré pendant la période postopératoire. Une surveillance accrue est appliquée pour obtenir le résultat escompté.

La physiothérapie

La physiothérapie permet d’offrir une nouvelle mobilité aux personnes atteintes de troubles moteurs. Elle combine les exercices physiques et d’autres méthodes thérapeutiques comme l’électrostimulation, les ondes de choc, et l’ultra-son. Une réévaluation mensuelle sur 2 mois est requise pour observer les améliorations obtenues.

Préventions contre la pubalgie

  • Faire des étirements avant l’entame de l’activité sportive ;
  • Faire des échauffements avant l’entraînement et/ou la compétition ;
  • Choisir un terrain moins dur pour la pratique du sport, car il peut être la source de la maladie ;
  • Exécuter le tapping.

En somme, il n’y a pas de pubalgie sans sport. En effet, elle se remarque le plus chez les sportifs, notamment ceux de haut niveau. Néanmoins, les personnes non sportives n’en sont pas épargnées. Il faut souligner que les mesures préventives sont aussi des alternatives de traitement. Par ailleurs, le repos est le principal remède à la pubalgie.

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