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Quelles sont les formes d’analyse médicale ?

L’identification et le suivi d’une maladie nécessitent généralement une analyse médicale. Cette dernière est très importante dans la prise en charge d’une affection. L’analyse médicale se déroule en différentes étapes, lesquelles sont similaires, peu importe la maladie. Néanmoins, selon la pathologie, le déroulement interne des étapes varie. Qu’est-ce que l’analyse médicale et quelles sont ses diverses formes ?

Définition et déroulement de l’analyse médicale

Une analyse médicale désigne un examen de biologie médicale, basé sur le prélèvement des échantillons biologiques. Ces derniers sont, dans un premier temps, traités et analysés. Ainsi, le médecin pourra recueillir les informations nécessaires, lui permettant de caractériser la pathologie ou de suivre son évolution.

Toutefois, le déroulement d’une analyse médicale est basé sur des étapes. Il s’agit :

  • De la prescription médicale ;
  • Du prélèvement en laboratoire d’analyses ;
  • De l’analyse du prélèvement et
  • Des résultats.

Prescription médicale

Généralement réalisée par le médecin traitant ou un spécialiste, la prescription médicale est sans doute la première étape d’une analyse médicale.

Prélèvement en laboratoire d’analyses

Pour prélever l’échantillon, le médecin se rend dans un laboratoire d’analyse. Le prélèvement s’effectue habituellement sur rendez-vous. Le but de ce rendez-vous est d’informer le patient sur les éventuelles précautions à prendre avant le déroulement de l’intervention.

Dans le cas de la prise de sang, par exemple, le patient doit se rendre à l’hôpital pour le prélèvement, à jeun. Une demi-journée avant le prélèvement, celui-ci ne doit ni manger ni boire. Les règles d’hygiènes, tout comme celles de désinfection, doivent être respectées durant le prélèvement. Lorsque le patient est un enfant ou un mineur, ces parents doivent répondre présents. Une fois le prélèvement effectué, le médecin étiquette les échantillons puis les envoie pour être analysés.

Analyse du prélèvement

Lorsque le prélèvement est envoyé par le médecin, les biologistes s’occupent de l’analyser. Pour ce faire, ils font recours à l’utilisation des structures technologiques innovantes et aux matériels spécialisés. Un protocole, de même que certaines techniques sont à respecter pour effectuer l’analyse. Cette dernière doit être réalisée en fonction de la nature de l’échantillon à traiter.

Il peut arriver, dans certains cas, que le traitement de l’analyse soit effectué dans un centre hospitalier équipé. Le développement de la technologie a permis l’utilisation de matériels sophistiqués dédiés à cet effet.

Résultats d’analyses

Suite au traitement de l’échantillon, le biologiste se charge d’enregistrer les données recueillies. Le résultat se traduit en chiffres et pourcentage. Il s’agit des quantités de molécules présentent dans l’échantillon.

Compte tenu de la nature de l’analyse, les résultats sont envoyés au patient, des jours après le prélèvement. Ils lui sont envoyés par le laboratoire d’analyse. Outre le patient, le médecin prescripteur reçoit aussi une copie. Pour interpréter les valeurs, le médecin prend en compte :

  • Le sexe du patient ;
  • Son âge ;
  • Les traitements en cours du patient et
  • Son rythme de vie.

Interprétation et prise en charge financière de l’analyse médicale

Il n’y a que le médecin qui s’occupe de l’interprétation. Celui-ci peut demander la réalisation d’examens complémentaires afin d’avoir le plein d’informations sur l’état du patient. Le but de l’analyse médicale est de déterminer les éventuels troubles du patient. Certaines analyses médicales ne sont pas remboursées par l’assurance maladie. Par conséquent, il est recommandé de souscrire à une mutuelle pour anticiper sur les coûts générés par celles-ci.

Quelques formes d’analyse médicale

Les formes d’analyse médicale sont variables. Elles tiennent principalement compte de l’échantillon à traiter. Ainsi, on distingue :

  • Les analyses médicales de sang (hémogramme) ;
  • Les analyses médicales d’urine (examen cytobactériologique des urines) ;
  • Les analyses médicales de bactérie ;
  • Les analyses de ponction.

Examen cytobactériologique des urines (ECBU)

L’ECBU désigne une analyse médicale de l’urine. Cette analyse a pour objectif :

  • D’identifier la présence d’une infection urinaire ;
  • De détecter la bactérie à l’origine de cette infection ;
  • D’interpréter la gravité de l’inflammation.

Dans le cadre d’un ECBU, le médecin recueille et étudie la première miction du matin. Ainsi, il pourra :

  • Identifier la présence de cristaux ;
  • Déterminer la numération des globules rouges et des globules blancs ;
  • Détecter la présence de germes.

Raisons pour lesquelles un ECBU peut être prescrit

Lorsque le médecin prescrit un examen cytobactériologique des urines, c’est dans l’optique d’offrir un meilleur traitement à son patient, lorsque celui-ci souffre d’une infection urinaire. Cette dernière est plus remarquée chez les femmes. Elle intervient chez celles-ci avec :

  • L’apparition du sang dans l’urine ;
  • Des douleurs intervenant au cours des mictions ;
  • Une fièvre ;
  • Une forte envie d’uriner ;
  • Des brûlures et
  • Des frissons.

Les hommes sont moins exposés aux infections urinaires. En cas de contraction d’une infection urinaire, les hommes présentent les mêmes symptômes que les femmes. Parfois, ces symptômes s’accompagnent de douleurs au niveau des testicules.

Une fois l’échantillon prélevé, le médecin, en premier lieu, procède à une analyse microscopique des différentes cellules présentes dans l’urine : on parle de cytologie. Dans un second temps, il localise, détermine et énumère les germes retrouvés dans l’urine, après que celle-ci ait été mise en culture. La présence d’un germe dans l’urine « oblige » le médecin à réaliser un antibiogramme pour faciliter la prescription d’antibiotiques.

À l’instar de la suspicion d’une infection urinaire, le médecin peut recourir à un ECBU dans le cadre d’une cystite ou d’une prostatite. Lorsque la femme est enceinte, l’examen est systématique.

Recueil de l’échantillon d’urine

La réalisation d’un ECBU nécessite les premières urines matinales du patient. Cependant, l’urine à recueillir ne doit aucunement être contaminée par les microbes présents dans l’environnement. La qualité de l’urine à recueillir détermine les résultats de l’analyse. Par conséquent, elle est primordiale. Le recueil d’urine peut se faire chez soi. Par ailleurs, le patient doit être à jeun avant de réaliser cette opération.

Il existe quelques règles à respecter avant le recueil de l’urine, notamment le lavage des mains à l’eau et au savon (le patient doit correctement se laver les mains puis les nettoyer avec un linge propre. Outre le lavage des mains, le patient peut recourir à l’utilisation d’un gel hydroalcoolique) et la réalisation des toilettes intimes à l’eau et au savon.

Pour recueillir l’urine, il est possible d’utiliser la technique « à la volée ». Cette technique vise à recueillir le dernier jet d’urine (entre 20 et 30 millilitres), une fois après avoir éliminé le premier. Pour pratiquer cette technique, il est recommandé de se positionner au-dessus des toilettes, sans s’y asseoir. Cette position permettra au patient de recueillir facilement l’urine à analyser. Dans le cas des hommes, ceux n’étant pas circoncis doivent uriner en relevant le prépuce.

L’urine doit être prélevée dans un tube. Ce tube doit comporter le nom et le prénom du patient, la date de recueil ainsi que l’heure. En ce qui concerne les femmes, celles en menstrues doivent attendre la fin de cette période avant d’envisager de recueillir l’urine. Une fois l’urine prélevée, l’échantillon est immédiatement envoyé au laboratoire.

Interprétation des résultats

À partir du moment où le nombre de germes retrouvés dans l’urine est inférieur à 1000 UFC/millilitre, l’hypothèse soupçonnant une infection urinaire est annulée. Par conséquent, il est question d’infection urinaire, lorsque les résultats affichent :

  • Plus de 10 000 hématies (globules rouges)/millilitre : il s’agit d’une hématurie ;
  • Plus de 10 000 leucocytes (globules blancs)/millilitre : on parle de leucocyturie ;
  • Plus de 1000 UFC/millilitre : c’est l’Escherichia coli.

Une fois l’interprétation faite, le médecin peut prescrire aux patients (en cas d’infection urinaire) des antibiotiques.

Hémogramme

Encore appelé Numérotation de la Formule Sanguine, l’hémogramme est un examen médical qui renseigne sur les éléments contenus dans le sang (plaquette, leucocytes, hématies). Il est utilisé pour déterminer la présence de certaines affections telles que les infections virales, l’anémie, les problèmes de coagulation, etc.

L’hémogramme permet de faire une appréciation des paramètres qualitatifs du sang. De façon générale, ces paramètres prennent en compte :

  • Le taux d’hémoglobine ;
  • Les indices de distribution des globules rouges ;
  • La teneur corpusculaire moyenne en hémoglobine ;
  • L’hématocrite ;
  • Le volume globulaire moyen ;
  • La concentration corpusculaire moyenne en hémoglobine.

Lorsqu’il s’agit d’un bilan sanguin, l’hémogramme est couramment prescrit aux patients. Son rôle est d’établir une analyse sur l’état global du patient. Le suivi de certains traitements, la grossesse et le bilan préopératoire nécessitent un hémogramme. En outre, l’apparition de symptômes ayant trait à une maladie sanguine exige un hémogramme.

Ponction lombaire

Basée sur le prélèvement du liquide céphalorachidien, la ponction lombaire est une analyse médicale à visée thérapeutique. Indolore et pas dangereuse, la ponction lombaire est habituellement effectuée en milieu hospitalier. Par ailleurs, elle requiert certaines précautions.

Pour réaliser une ponction lombaire, le médecin se sert d’une longue aiguille creuse. Cette dernière est introduite entre deux vertèbres du bas du dos, où il y a absence de la moelle épinière. Le liquide céphalorachidien assure de nombreuses fonctions. D’abord, il assure la protection de la moelle épinière et du cerveau. À l’instar de sa fonction protectrice, il assure le transport de certains éléments (protéines, potassium, sodium) dédiés à la nutrition du système nerveux central. Produit au niveau du cerveau, ce liquide circule jusqu’au bas de la colonne vertébrale. Par jour, le liquide céphalorachidien se renouvelle plusieurs fois dans l’organisme. Malgré ces multiples rôles, le liquide céphalorachidien peut être infecté.

But de la ponction lombaire

Il est possible de prescrire une ponction lombaire dans deux buts. Le premier est un but diagnostique. À ce niveau, la ponction lombaire est utilisée pour confirmer la présence de certaines pathologies comme :

  • Un cancer du système nerveux ;
  • Des maladies infectieuses ;
  • Une inflammation du système nerveux ;  
  • Une hémorragie inter-crânienne ou encore
  • Une sclérose en plaques.

Le deuxième but de cette analyse médicale est thérapeutique. Dans ce cas, on fait recours à la ponction lombaire pour prendre en charge certaines maladies, et injecter certains médicaments, notamment les antibiotiques.  

Déroulement

Pratiquée à l’hôpital, la ponction lombaire peut durer moins de 24 heures. Celle-ci précède une anesthésie locale qui prend approximativement 45 minutes. Au cours du prélèvement, le médecin doit s’assurer que son patient reste immobile.

À partir des indications du médecin, le patient s’installe dans une position adéquate afin de faciliter l’insertion de l’aiguille. Le patient a la possibilité de rester allongé ou assis pour le déroulement de l’intervention.

Le médecin procède, dans un premier temps, au repérage de la partie intervertébrale. Ce repérage lui permettra de procéder à la ponction lombaire proprement dite. Une fois prélevé, le liquide céphalorachidien est recueilli dans un tube. Ensuite, le médecin effectue un pansement au patient afin de limiter la formation d’un hématome. Pour terminer, le liquide recueilli dans le tube est envoyé au laboratoire pour des analyses approfondies.

Examen bactériologique

Ce type d’examen, comme son nom l’indique, est utilisé pour détecter la présence d’une bactérie lors d’une infection. L’examen bactériologique n’est pas prescrit de manière systématique. Face à une maladie infectieuse d’origine bactérienne, le médecin prescrit aux patients une prise empirique d’antibiotiques. Cela est sans doute possible grâce à l’examen bactériologique réalisé au préalable. Une fois que l’examen bactériologique détermine la bactérie à l’origine d’une infection, le patient pourra bénéficier d’un traitement aux antibiotiques les plus adéquats.

 

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