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Quelles sont les maladies auto-immunes les plus graves ?

Les maladies autoimmunes conduisent au dysfonctionnement du système immunitaire. Elles ont chacune une spécificité et leur degré de sévérité varie. Ainsi, certaines formes de maladies auto-immunes sont plus graves que d’autres. Qu’en parle-t-on de maladies autoimmunes et lesquelles d’entre elles sont les plus sévères ?

Quand parle-t-on de maladies auto-immunes ?

On parle de maladie autoimmune lorsque le système immunitaire attaque ses propres constituants. En effet, en présence d’une maladie autoimmune, le système immunitaire (qui était autrefois habitué à protéger les cellules du corps) agresse les cellules de l’organisme, (à travers une sécrétion d’anticorps) en considérant celles-ci comme étant des étrangères : ce qui va engendrer une réaction inflammatoire.

Quelles sont les maladies auto-immunes les plus sévères ?

Les maladies autoimmunes sont nombreuses. Cependant, certaines sont plus sévères que d’autres. Ainsi, on peut parler :

  • De la thyroïdite de Hashimoto ;
  • Du Diabète de type I ;
  • De la myasthénie ;
  • Du lupus érythémateux disséminé ;
  • De la maladie de Basedow ;
  • De la maladie de Biermer.

À ces formes sévères de pathologies causées par un dérèglement du système immunitaire, on peut ajouter la pemphigoïde bulleuse et la sclérose en plaques.

Myasthénie

Maladie de la jonction neuromusculaire, la myasthénie est une forme de maladie autoimmune sévère qui affecte environ 5 individus sur 100000. Elle se caractérise par une faiblesse musculaire. Cette dernière augmente lorsque le patient déploie trop d’efforts ou lorsqu’il répète le même mouvement.

Hommes comme femmes sont exposés au risque de développer cette maladie. Cependant, chez les hommes, les manifestations primaires de cette maladie surviennent après l’âge de 50 ans. Par contre, chez les femmes, elles apparaissent habituellement entre la vingtaine et la quarantaine.

La myasthénie existe également sous une forme néonatale. Elle est transmise au nouveau-né par la mère (porteuse de la maladie). Dans ce cas, elle est engendrée par le passage des anticorps antiRACh de la génitrice à travers le placenta.

Ilexiste différentes formes de myasthénie. On peut citer :

  • La myasthénie avec atteinte bulbaire, localisée au niveau des muscles du visage et de la gorge ;
  • La myasthénie généralisée qui concerne tous les muscles du corps, particulièrement les muscles de la hanche et ceux des épaules ;
  • La myasthénie oculaire, qui s’attaque aux muscles des yeux.

Toutefois, le traitement de la myasthénie repose principalement sur la prise de médicaments anticholinestérasiques comme le Mestinon ou la Mytélase.

Symptômes et diagnostic de la maladie

La myasthénie est caractérisée par une importante fatigue musculaire et la survenue de paralysie à l’effort. Cette dernière se traduit par :

  • Une difficulté pour fermer la bouche ;
  • Une vision double ;
  • Une voix nasonnée ;
  • Une chute de la paupière asymétrique ;
  • Une difficulté à fermer les yeux.

Ces symptômes peuvent s’aggraver durant les règles, au cours des exercices musculaires, durant les premiers mois de grossesse, après l’accouchement ou à la suite d’une intervention chirurgicale réalisée sous anesthésie générale.

Lorsqu’une importante aggravation survient, le patient est dans l’obligation de se rendre chez un médecin, afin que ce dernier puisse vérifier que le manque de force ne s’étende pas aux muscles de la respiration.

Le diagnostic de cette pathologie repose sur :

  • Un bilan immunologique ;
  • La réalisation d’un test basé sur l’injection de la prostigmine ;
  • Une IRM thoracique ou un scanner.

Le pneumologue, l’ergothérapeute, le kinésithérapeute, le neurologue, le médecin de rééducation, le myologue et le psychologue sont les spécialistes qui interviennent au cours du diagnostic et de la prise en charge de cette maladie.

Thyroïdite de Hashimoto 

Thyroïdite de Hashimoto – © Crédit : informationhospitaliere.com
Thyroïdite de Hashimoto – © Crédit : informationhospitaliere.com

Très fréquente chez les femmes, cette maladie doit son nom au médecin japonais Hakaru Hashimoto. Celui-ci fut le premier à décrire cette affection au début du XXème siècle.

Également connue sous le nom de thyroïdite chronique lymphocytaire, cette maladie se caractérise par une hypothyroïdie (augmentation du taux des hormones thyroïdiennes dans le sang).

Symptômes et effets secondaires

Les symptômes de cette maladie sont qualifiés de « gênants ». La thyroïdite chronique lymphocytaire se manifeste par :

  • Une constipation ;
  • Une prise de poids ;
  • Une importante fatigue ;
  • Des sautes d’humeur ;
  • Des douleurs articulaires.

À ces symptômes, on peut ajouter des doigts boudinés et un visage bouffi.

D’après certaines sources, souffrir de cette maladie peut prédisposer le patient au développement d’un cancer du système lymphatique ou encore d’une polyarthrite rhumatoïde (qui est d’ailleurs une forme de maladie autoimmune).

Lupus érythémateux disséminé

Forme de maladie autoimmune, le lupus érythémateux disséminé touche de nombreux organes au cours de son évolution. Au départ, les manifestations de cette pathologie sont cutanées. Très rare, elle peut toucher le système nerveux, les reins, les poumons ou les articulations. Les femmes sont les plus à risque.

Jusqu’à nos jours, les causes exactes de cette maladie restent inconnues. Cependant, certains facteurs comme une exposition au soleil, le stress, la grossesse ou la prise de certains médicaments (primidone, phénytoïne, pénicilline, bétabloquants) semblent être des « déclencheurs » de la maladie.

Le traitement du lupus érythémateux disséminé repose sur la prise de chloroquine ou d’anti-inflammatoires non stéroïdiens. Cependant, ces médicaments ne pourront qu’atténuer les symptômes de la maladie, pas la guérir. Le plus souvent, lorsque le patient atteint l’âge de 50 ans, la maladie régresse.

Symptômes de la maladie

Les symptômes du lupus érythémateux disséminé varient d’un patient à un autre. Toutefois, certains signes évocateurs surviennent au début de la maladie. Il s’agit :

  • Des douleurs articulaires ;
  • Des troubles de la vascularisation des extrémités ;
  • Une fièvre et un amaigrissement.

On peut également parler de certains signes cutanés comme les rougeurs de la face, la photosensibilité, les aphtes.

Maladie de Biermer

Encore appelée anémie pernicieuse, la maladie de Biermer se traduit par une carence en vitamine B12. Elle est très rare et est qualifiée de macrocytaire. La maladie de Biermer est très répandue chez les femmes. Elle survient généralement lorsqu’elles atteignent la soixantaine.

Pour la traiter, le médecin injecte au patient de la vitamine B12, par voie intramusculaire. Notons que ce traitement est à vie.

Symptômes de la maladie de Biermer

Les symptômes de l’anémie de Biermer sont entre autres :

  • Un ictère ;
  • Des troubles de l’humeur ;
  • Une asthénie ;
  • Des troubles de la marche ;
  • Une importante fatigue ;
  • Un essoufflement ;
  • Un teint pâle ;
  • Une rigidité des membres.

L’apparition de ces symptômes doit pousser le patient à se rendre à l’hôpital. Par ailleurs, en absence de prise en charge, le patient est exposé à un cancer de l’estomac et des problèmes neurologiques.

Maladie de Basedow 

Maladie de basedow – © Crédit : informationhospitaliere.com
Maladie de basedow – © Crédit : informationhospitaliere.com

Décrite pour la toute première fois au 19e siècle, plus précisément en 1840, par le médecin allemand Karl Basedow, la maladie de Basedow (encore appelée maladie de Graves) est une affection qui attaque la thyroïde. Elle est la principale cause d’hyperthyroïdie.

Tout comme au niveau des autres types de maladies autoimmunes, les femmes sont les plus à risque. Elle survient habituellement entre 20 et 40 ans. Cependant, il est important de préciser qu’on peut la contracter peu importe l’âge. C’est une maladie grave, car elle peut engendrer de graves complications oculaires et cardiaques.

La prise en charge « conservatrice » de la maladie de Graves est basée sur la prise de médicaments. Il s’agit des antithyroïdiens. Le traitement soit s’étendre sur 1 an et 6 mois. Par ailleurs, la prise de ces médicaments est proscrite aux femmes enceintes, aux individus atteints d’homéopathies sévères et d’insuffisance hépatique. En cas d’échec du traitement conservateur, le médecin opte pour une chirurgie ou une prise d’iode radioactif.

Symptômes de la maladie de Basedow

La maladie de Basedow se manifeste de différentes manières :

  • Une perte de poids ;
  • Des maux de tête ;
  • Des tremblements ;
  • Une transpiration excessive ;
  • Le goitre ;
  • Les faiblesses musculaires ;
  • Des nausées ;
  • Des troubles intestinaux ;
  • Une rétraction de la paupière supérieure ;
  • Une irritabilité.

Le myxœdème prétibial est l’un des signes spécifiques de cette maladie. Elle désigne une infiltration d’eau au niveau des jambes. De plus, le rythme cardiaque du patient se retrouve accéléré.

Chez les femmes, ces symptômes peuvent s’accompagner des troubles du cycle menstruel. Au niveau des hommes, ils s’accompagnent des troubles de l’érection ou du développement des glandes mammaires.

Par ailleurs, la grossesse peut aggraver les symptômes de cette maladie chez la femme. Cette dernière est exposée au risque de pré-éclampsie. Quant à sa progéniture, elle pourrait développer un retard de croissance.

Cependant, en absence de prise en charge, le patient pourrait contracter une insuffisance cardiaque ou un AVC. Outre ces complications cardiaques, il pourrait également développer une paralysie périodique thyrotoxique.

Sclérose en plaques

Cette maladie inflammatoire touche le système nerveux central (principalement la moelle épinière, les nerfs et le cerveau). Dans la majorité des cas, la sclérose s’aggrave progressivement (de manière lente).

La sclérose s’attaque à la myéline, labarrière de protection des prolongements nerveux. Par conséquent, les différentes parties du système nerveux n’arrivent plus à communiquer entre elles comme auparavant. La maladie touche approximativement 1 individu sur 1000 et les femmes sont les plus affectées.

Symptômes de la sclérose en plaques

Les manifestations de la sclérose varient d’un patient à un autre. Elles dépendent aussi de la zone du système nerveux qui est touchée. Les principaux symptômes de cette maladie sont :

  • Des troubles de la vue ;
  • Des pertes d’équilibre ;
  • Une fatigue anormale ;
  • Des difficultés à contrôler ses mouvements ;
  • Des contractures musculaires ;
  • Des sensations de décharge dans les membres ;
  • Des troubles de la vision.

Notons que cette maladie est incurable. En revanche, il existe des formes de prise en charge permettant de soulager ses symptômes.

Diabète de type I

Autrefois appelé diabète insulinodépendant, le diabète de type I est une forme de maladie autoimmune que l’on retrouve fréquemment chez les individus non obèses. Il est engendré par la destruction des cellules bêta des îlots de Langerhans, lesquelles sont spécialisées dans la production de l’insuline.

Le diabète de type I (insulinodépendant) se manifeste par :

  • Des douleurs abdominales ;
  • Des infections ;
  • Un amaigrissement ;
  • Une polyurie ou urine abondante ;
  • Une polydipsie ou soif vive.

Lorsque le patient ne bénéficie pas à temps d’un traitement par insuline, il est exposé au risque de coma et d’acidocétose.

Pemphigoïde bulleuse

Maladie de la peau, la pemphigoïde bulleuse est une pathologie rare qui se traduit par un développement de bulles (assez grandes) sur les plaques rouges situées au niveau de la peau. L’apparition de ces bulles s’accompagne généralement de démangeaisons.

La pemphigoïde bulleuse est très courante chez les individus ayant plus de 65 ans. Elle attaque environ 1 individu sur 40000.

Le symptôme « phare » de cette maladie est l’apparition de grosses bulles. Ces bulles sont claires et mesurent entre 3 et 4 millimètres. Elles apparaissent sur la zone érythémateuse de la peau.

La pemphigoïde bulleuse existe sous plusieurs formes, notamment : la forme vésiculeuse, la forme généralisée, la forme à type de prurigo et la forme urticarienne.

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