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Quels sont les organes internes de l’appareil génital femelle ?

Les organes internes de l’appareil génital femelle jouent un rôle aussi important que les organes externes. Quels sont ces organes internes et quel est le rôle à chacun ?

Appareils reproduction internes féminins – © Crédit : informationhospitaliere.com
Appareils reproduction internes féminins – © Crédit : informationhospitaliere.com

Le vagin

Le vagin est sans aucun doute l’organe de l’appareil génital femelle le plus connu. Cependant, très peu de personnes savent qu’en réalité, il s’agit d’un organe interne.

C’est le vagin qui relie l’utérus aux grandes lèvres et aux autres organes externes de l’appareil génital féminin. Contrairement à ce que pense la plupart de gens, le vagin n’est pas un tube vertical et encore moins un trou béant. En effet, il possède des parois qui le referment, et sa forme est à la fois horizontale et oblique.

Même si le vagin mesure en moyenne entre 7 et 12 cm de long, ses parois sont relativement élastiques, et il peut se dilater pour s’adapter à la taille du sexe de l’homme. Le vagin atteint sa taille maximale pendant l’accouchement. Il convient également de rappeler que le vagin a des propriétés autonettoyantes.

Quelles sont les fonctions du vagin ?

Le vagin est un organe très important, en raison notamment de ses 4 principales fonctions. Il est, dans un premier temps, le canal d’évacuation des règles. Pendant les rapports sexuels, c’est également le vagin qui reçoit le pénis. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle, même s’il existe plusieurs types de pénétration, la pénétration vaginale est celle qui permet une véritable union avec le partenaire.

La troisième fonction du vagin est évidemment celle de la rétention du sperme. En effet, c’est le vagin qui conserve le sperme, le temps que le liquide séminal atteigne l’utérus. Enfin, c’est à travers le vagin que passe l’enfant à naître, au cours d’un accouchement normal.

Quelles sont les pathologies en lien avec le vagin ?

On dénombre aujourd’hui plusieurs maladies liées au vagin. Si le cancer du vagin fait partie des plus connues, il faut toutefois rappeler qu’il est assez rare et beaucoup moins mortel que peuvent l’être le cancer de l’utérus ou celui du col de l’utérus. Quant aux kystes vaginaux, ils sont pour la plupart bénins, même si certains peuvent tout de même entraîner d’importantes gênes.

Les autres maladies ou pathologies du vagin les plus récurrentes sont :

  • Le vaginisme ;
  • Les vulvo-vaginites ;
  • La dyspareunie ;
  • Etc.

Pour éviter, prévenir ou détecter très tôt ces maux, la femme doit se soumettre à des examens périodiques. Les plus recommandés sont le toucher vaginal, la biopsie et l’endoscopie.

Le col de l’utérus

Cet organe correspond à la partie inférieure de l’utérus. Il est situé plus exactement avant le rectum. Il est composé de deux parties que sont : l’exocol et l’endocol.

Le col de l’utérus est couvert d’une muqueuse. Celle-ci est constituée de deux tissus. Le premier est appelé épithélium et le deuxième, tissu conjonctif. Il existe une frontière entre les deux tissus qui a pour nom, la membrane basale.

Pour mesurer le col de l’utérus, il faut attendre la grossesse. En effet, en fonction de l’état de la femme, il peut totalement s’effacer, devenir court ou plus ou moins long. On estime qu’en moyenne, le col de l’utérus peut passer de 0 à 10 cm.

Quel est le rôle du col de l’utérus ?

Le col de l’utérus secrète la glaire cervicale. Cette dernière joue un rôle de bouclier, entre l’utérus et les potentielles infections. La glaire cervicale est également un lubrifiant pour le vagin, et contribue activement à la reproduction. En effet, lorsque la femme traverse son cycle menstruel, c’est ce mucus qui sert de barrière aux spermatozoïdes. Toutefois, lorsqu’il y a ovulation, la glaire cervicale se fluidifie afin de les laisser passer pour qu’ils fécondent l’ovaire.

Le col de l’utérus intervient aussi au cours de la grossesse et de l’accouchement. Pendant la grossesse, il se contracte pour favoriser un maintien optimal pour le fœtus, et pendant l’accouchement, il subit une dilatation afin de favoriser la sortie du nouveau-né.

Lorsque la femme atteint la ménopause, le col de l’utérus subit quelques modifications comme la plupart des organes de la vulve. En effet, il devient plus petit et beaucoup plus dur, sans que cela soit une affection.

Quelles sont les maladies du col de l’utérus ?

La maladie la plus répandue en lien avec le col de l’utérus est le cancer du col de l’utérus. C’est un cancer qui se développe à partir de la muqueuse. Le papillomavirus humain est une autre maladie du col de l’utérus. Cependant, il s’agit ici d’un virus sexuellement transmissible, qui peut entraîner l’apparition de lésions précancéreuses.

Pour traiter l’un des maux relatifs au col de l’utérus, il est possible de procéder par chimiothérapie ou par traitement chirurgical.

Pour prévenir l’apparition de ces maux, vous pouvez procéder à un examen clinique, une biopsie, une colposcopie ou à un test de dépistage.

L’utérus

L’utérus est situé devant le rectum et à l’avant de la vessie. Cet organe est essentiellement constitué de deux parties : le corps de l’utérus et le col de l’utérus. La première partie est la plus importante en volume. C’est dans le corps de l’utérus que s’insèrent les trompes de Fallope. Le corps de l’utérus quant à lui, est constitué de deux parties, le canal endocervical et l’exocol.

L’utérus est également constitué d’une paroi en trois couches. La première couche s’appelle l’endomètre et est constituée de cellules glandulaires. La deuxième, le myomètre est composé essentiellement de muscles lisses. Quant au périmétrium (la troisième couche), c’est de lui que sort le liquide qui réduit la friction.

Pendant la grossesse, le rôle de l’utérus est de servir de nid à l’embryon suite à la fécondation de l’ovule.

Les malformations de l’utérus

Les principales malformations de l’utérus sont l’utérus bicorne et l’utérus cloisonné. Dans le premier cas de figure, l’utérus prend la forme d’un cœur (alors qu’il devrait avoir celle d’une poire) et est plus petit que la moyenne. Cette malformation peut occasionner des fausses couches, des retards de croissance et même l’infertilité.

Quant à l’utérus cloisonné, c’est une malformation de l’organe où l’utérus est divisé en deux par une cloison. Comme dans le cas de l’utérus bicorne, il peut également en résulter des fausses couches.

Les maladies de l’utérus

Les principales maladies liées à l’utérus sont l’endométriose, le cancer du col de l’utérus, les fibromes utérins, le polype, etc. Le polype est une excroissance qui peut être unique ou multiple. Il en résulte souvent des saignements et ce mal peut entraîner des règles douloureuses.

Quant au cancer du col de l’utérus, il s’agit tout simplement de la 12ème cause de mortalité par cancer chez la femme. Ce cancer est causé par le papillomavirus humain encore appelé HPV. C’est un virus qui s’attrape essentiellement au cours de rapports sexuels non protégés.

Les fibromes utérins ne sont pas cancéreux et peuvent passer inaperçus pendant plusieurs années. Il existe deux types de fibromes : le fibrome intra-utérin et le fibrome extra-utérin.

Ils ne sont peut-être pas mortels, mais peuvent provoquer d’importants saignements, surtout pendant la période des règles. De plus, certains fibromes sont si volumineux qu’ils peuvent empêcher la nidation. 

Les examens de l’utérus

Pour prévenir les différentes maladies liées à l’utérus, il existe plusieurs examens dont les principaux sont le frottis cervico-vaginal et l’hystéroscopie. Le frottis cervico-vaginal est un examen gratuit réalisé par un gynécologue. Au cours de cet examen, le médecin spécialiste retire quelques cellules superficielles et les analyse, pour déceler la présence d’éventuelles infections. L’hystéroscopie est menée grâce à un endoscope et il permet de rechercher tous types d’inflations, d’infections ou d’anomalie. Il existe également d’autres examens tels que l’hystérographie et la biopsie.

Quels sont les différents traitements pour les maladies de l’utérus ?

Le gynécologue peut envisager différents types de traitements, en fonction de du type de pathologie, mais également du niveau d’avancement. Ensuite, les spécialistes procèdent la plupart du temps à des interventions chirurgicales, des radiothérapies ou des chimiothérapies. Certains cas de figure peuvent aussi nécessiter une ablation de l’utérus ou une conisation.

Les ovaires

Les ovaires sont au nombre de deux. Elles sont situées à l’arrière de l’utérus. Chaque ovaire fait en moyenne entre 3 à 4 cm, et est constitué d’une zone corticale et d’une zone médullaire.

Le rôle des ovaires

Les ovaires ont deux fonctions principales : la fonction exocrine et la fonction endocrine. La première est la fonction principale des ovaires. Il s’agit de la production des ovocytes.

La deuxième fonction est la fabrication d’hormones. Chaque ovaire secrète essentiellement quatre groupes d’hormones :

  • Les œstrogènes ;
  • La progestérone ;
  • Des androgènes ;
  • Des inhibines ;
  • Des cybernines.

Ces différentes hormones (les œstrogènes et la progestérone en particulier) permettent à différentes parties du corps de la femme de se développer ou de se transformer. C’est notamment le cas pour la voix, les seins ainsi que les cheveux.

Le rôle de ces hormones est aussi de contrôler le cycle menstruel et d’amener les glandes mammaires à maturité pour qu’elles servent pendant l’accouchement. Lorsque la femme commence à prendre de l’âge, la production d’hormones par les ovaires est de moins en moins importantes, et elle prend fin à la ménopause.  

Les maladies de l’ovaire

Parmi les maladies de l’ovaire, il y a notamment le cancer de l’ovaire qui est le 5ème cancer chez la femme. Il est beaucoup plus mortel que le cancer du col de l’utérus, mais n’apparaît généralement qu’après 45 ans. Il y a également les kystes des ovaires, mais aussi le syndrome des ovaires polykystiques.  

Les trompes de Fallopes

Les trompes de Fallope ont été découvertes par Gabriel Fallope. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle son nom a été associé à sa découverte. Elles prennent également le nom de trompes utérines ou d’oviductes. Les trompes de Fallope se situent de part et d’autre de la partie supérieure et latérale de l’utérus, et rejoignent d’un autre côté chacune, un ovaire.

Elles peuvent mesurer près de 14 cm et sont composées de 3 différentes parties :

  • La partie angulaire ;
  • La partie isthmique ;
  • La partie ampullaire.

Les trompes de Fallope ne jouent pas un, mais plusieurs rôles et ils sont tous importants pour la reproduction.

Le rôle des trompes de Fallope

Lorsqu’il y a ovulation, ce sont les trompes de Fallope qui recueillent l’ovocyte. Ce sont également elles qui transportent l’œuf fécondé vers la cavité utérine. Au-delà de 24 heures sans fécondation, c’est aussi via la trompe que l’ovule est évacué.

Les maladies liées aux trompes de Fallope

L’inflammation des trompes de Fallope est principalement due à des infections sexuellement transmissibles. Lorsque cette inflammation (la salginpite) n’est pas vite détectée et prise en charge, elle peut avoir des conséquences sur la fertilité. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle au cours du bilan de fertilité de la femme, l’état des trompes fait toujours l’objet d’un examen. Il existe d’autres affections des trompes de Fallope telles que les infections pelviennes, l’endométriose, etc.

L’endométriose

L’endométriose est une maladie gynécologique. Elle est caractérisée par la multiplication de tissus en dehors de l’utérus. Même si ce phénomène ne touche pas toutes les femmes, chez la plupart d’entre elles, ce débordement peut causer des dégâts au niveau des trompes.

Étant donné que les trompes jouent un rôle clé dans la reproduction, la prolifération de tissus peut remettre en cause la fertilité de la femme. En effet, s’il y a un dysfonctionnement au niveau des trompes de Fallope, celles-ci ne peuvent plus laisser les spermatozoïdes atteindre l’ovule.

Quel que soit le problème que vous rencontrez, il faut avant tout prendre contact avec un gynécologue. Le spécialiste procédera ensuite à des examens avancés, pour établir un diagnostic et déterminer la solution appropriée au problème. 

L’ablation et la ligature des trompes

L’ablation des trompes de Fallope est nécessaire lorsque celles-ci sont assez abîmées. En cas d’ablation d’une seule trompe, il est encore possible pour la femme de tomber enceinte. 

Par ailleurs, on peut parfaitement envisager une ligature volontaire des trompes pour éviter de procréer. C’est plus une mesure de stérilisation que de contraception.

Pour réaliser une ligature des trompes de Fallope, les spécialistes procèdent de deux manières. La plus répandue est la cœlioscopie, une technique qui consiste à obstruer les trompes grâce à un fil non résorbable. Il est aussi possible d’introduire des implants dans les différentes trompes.  

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