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Qu’est-ce que l’uncodiscarthrose ? 

Caractérisée essentiellement par des lésions dégénératives au niveau des vertèbres cervicales inférieures, l’uncodiscarthrose correspond à une pathologie osseuse associée à l’usure de ces vertèbres. Cette pathologie est fréquemment due à l’âge biologique et provoque des crochets latéraux sur les vertèbres.

Toutes les tranches d’âge sont concernées par cette maladie, qui reste tout de même un mystère pour de nombreuses personnes. Quels sont les causes et principaux symptômes de l’uncodiscarthrose ? Quels sont les traitements appropriés ?

L’uncodiscarthrose : Définition

Aussi connue sous le nom d’uncocervicathrose, l’uncodiscarthrose est une maladie classée dans la catégorie des pathologies osseuses. La principale caractéristique de cette pathologie est, l’apparition de lésions dégénératives anatomiques au niveau des vertèbres cervicales inférieures (plus précisément entre la troisième et la septième côte). L’apparition de ces lésions est en effet due à l’usure naturelle des vertèbres.

L’uncodiscarthrose touche un peu plus de 25 % des personnes de moins de 20 ans, et jusqu’à 60 % des personnes ayant plus de 40 ans. Les vertèbres affectées par l’uncodiscarthrose sont essentiellement caractérisées par des uncus (sortes de crochets latéraux). On désigne également ces derniers par les termes d’apophyses unciformes, apophyses semilunaires ou encore de processus unciformes.

Les uncus ont la particularité de provoquer une certaine union entre les vertèbres, pour former un ensemble très proche d’un puzzle. Ils sont par ailleurs responsables de la stabilisation de la colonne cervicale. En effet, ces crochets réduisent au maximum les différentes inclinaisons latérales, ainsi que les translations postérieures. Les personnes enclines à une uncodiscarthrose sont, celles ayant une activité professionnelle qui requiert une posture pouvant mettre les vertèbres cervicales en tension.

Les principales causes de l’uncodiscarthrose

De façon générale, l’uncodiscarthrose est causée par l’augmentation de l’âge biologique, à travers deux mécanismes principaux que sont : la discarthrose cervicale et l’uncarthrose.

La discarthrose cervicale

Encore appelée cervicarthrose, ce mécanisme correspond à l’usure irrémédiable des disques qui séparent les différentes vertèbres cervicales. En effet, plus l’âge augmente, plus ces disques se déshydratent, se fragmentent, se fissurent, s’affaissent dans certains cas et commencent même à diminuer de hauteur. Ces divers changements provoquent des protrusions discales, définies comme des bombements réguliers pouvant atteindre la circonférence du disque.

On remarque aussi la présence d’hernies discales, qui correspondent à des proéminences débordant de la circonférence des disques, et qui ne vont que dans une direction

L’uncarthrose

L’uncarthrose se définit comme une atteinte dégénérative des incus. Ce mécanisme serait lié à une fissuration de l’anneau fibreux des disques. La maladie présente aussi des caractéristiques cliniques et radiologiques, très proches de celles d’une dégénérescence articulaire.

En dehors de ces deux principaux mécanismes, il existe d’autres faits qui peuvent conduire au déclenchement d’une uncodiscarthrose. Au nombre de ces faits, on distingue :

  • Le vieillissement et l’usure du cartilage articulaire et des os ;
  • Les malformations congénitales des vertèbres cervicales ;
  • Des microtraumatismes à répétition ;
  • Des traumatismes (ou coup de lapin).

Individuellement ou collectivement, les faits de cette liste jouent un rôle dans l’apparition d’une uncodiscarthrose.

Dans certains cas particuliers et rares, on peut aussi remarquer une dégradation progressive des cartilages, qui conduit à la formation d’ostéophytes. Ces dernières sont, en effet, des excroissances osseuses qui peuvent être à l’origine de la compression des racines nerveuses.

Quels sont les symptômes et complications de l’uncodiscarthrose ?

Les premiers symptômes de l’uncodiscarthrose sont souvent relatifs à des douleurs cervicales intenses, occasionnées par des raideurs du cou et des maux de tête. Très fréquemment, les personnes atteintes de cette pathologie se plaignent de maux, au niveau du cou et des trapèzes. Ces personnes présentent des contractures au niveau des muscles paravertébraux. Cela limite l’amplitude de leurs mouvements (inclinaison ou rotation).

Par ailleurs, l’apparition des ostéophytes qui est une caractéristique fondamentale de l’uncodiscarthrose, peut être à l’origine d’une forte compression des nerfs. La douleur qui s’en suit est alors propagée vers les bras et les épaules : c’est la névralgie cervicobrachiale.

La pathologie peut également se manifester par l’apparition d’engourdissements, de fourmillements ou même de paresthésies, tant au niveau des doigts qu’au niveau des jambes. Tout dépend du nerf qui a été touché. Il faut aussi préciser que la compression des artères par les ostéophytes provoque une forte diminution de flux sanguin vers le cerveau. Dans ces conditions, le patient souffre de maux de tête et de vertiges, de façon répétée.

Pour finir, il faut mentionner les difficultés motrices qui peuvent apparaître dans les cas très graves de compression radiculaire.

Lorsque l’uncodiscarthrose n’est pas rapidement prise en charge, elle peut conduire à de graves complications, parmi lesquelles :

  • Des douleurs constantes et sévères au niveau des muscles et des articulations ;
  • La chronicité ;
  • Les atteintes radiculaires associées à des radiculalgies ;
  • Des difficultés motrices graves.

Il faut tout de même préciser que, les complications peuvent être de différentes natures selon le profil physiologique et les antécédents du patient.

Quelques facteurs à risque de l’uncodiscarthrose

Les patients souffrant de l’uncodiscarthrose présentent souvent une certaine prédisposition génétique qui en favorise l’apparition. On peut également évoquer les anomalies congénitales au niveau de la colonne vertébrale, qui peuvent jouer un rôle dans le déclenchement de la maladie.

D’un autre côté, les chocs traumatiques qui font suite à un accident de voiture ou à une chute violente, sont aussi impliqués dans le processus d’apparition de l’uncodiscarthrose. On évoque aussi les traumatismes à répétition, et les antécédents de traumatisme cervical tels que le coup de lapin.

Il est aussi important de préciser que les personnes ne pratiquant pas ou très peu d’activités physiques ont beaucoup plus de chances de développer la pathologie. En effet, les muscles et les articulations de ces personnes se fragilisent très rapidement, et rassemblent donc toutes les conditions pour qu’une uncodiscarthrose s’installe.

Les mauvaises postures, pendant la journée ou durant la nuit, et la répétition de mouvements incorrects ont aussi une incidence dans le cadre de l’apparition de la pathologie.

Comment diagnostiquer l’uncodiscarthrose ?

Lorsque les premiers signes de l’uncodiscarthrose apparaissent, il est très important de consulter rapidement un rhumatologue, ou tout au moins un médecin généraliste. Ces derniers commencent généralement par un examen clinique du patient. Ils commencent par évaluer la mobilité du cou du patient, dans les divers plans de l’espace. Le médecin va aussi tester les réflexes et la sensibilité du patient, afin de déterminer si, éventuellement, les nerfs ont été atteints.

L’examen clinique en tant que première étape du diagnostic de l’uncodiscarthrose, est très important, parce qu’il permet de déterminer le niveau de gravité ainsi que l’ampleur de la pathologie. Cet examen permettra, en outre, d’écarter d’autres éventualités telles que les cervicalgies graves, les infections ou autre atteinte inflammatoire.

Dans les cas où l’on n’est pas sûr qu’il s’agisse réellement d’une uncodiscarthrose, une prise de sang peut être réalisée pour effectuer un bilan biologique.

De façon plus concrète, le diagnostic de l’uncodiscarthrose est confirmé par des examens d’imagerie dont :

  • La radiographie du rachis cervical qui montre de manière claire les signes d’usure du cartilage et des uncus ;
  • L’électromyographie qui a pour but l’évaluation de l’atteinte musculaire suite à une compression radiculaire ;
  • Le scanner ou imagerie par résonance magnétique (IRM) des cervicales. Cet examen permet d’analyser finement les disques intervertébraux et les incus afin de mettre en évidence les compressions radiculaires.

Selon chaque cas, de nombreux autres examens complémentaires peuvent être réalisés pour un diagnostic plus sûr de l’uncodiscarthrose.

Peut-on prévenir l’uncodiscarthrose ?

L’uncodiscarthrose est une pathologie particulièrement difficile à prévoir. Il existe cependant certaines dispositions à prendre pour la prévenir, et réduire au maximum les risques de la développer.

Premièrement, il est important de maîtriser sa posture de façon quotidienne, d’éviter les sports violents. Il est aussi conseillé de pratiquer une activité physique de façon régulière. En ce qui concerne la posture nocturne par exemple, les médecins recommandent de ne pas avoir la tête trop surélevée.

Toujours pour prévenir l’uncodiscarthrose, il faut effectuer des exercices d’assouplissement et des activités de renforcement musculaire, d’avoir une bonne hydratation et d’éviter au maximum les chocs répétés et les vibrations.

Comment traiter l’uncodiscarthrose ?

Le traitement à adopter face à un cas d’uncodiscarthrose dépend bien souvent des symptômes de la pathologie et de leur intensité : on dit que le traitement est symptomatique. Les traitements permettent non seulement de soulager les douleurs occasionnées par la maladie, mais aussi d’en ralentir l’évolution.

A l’exception des cas dans lesquels l’uncodiscarthrose provoque une atteinte neurologique sévère, la première disposition à prendre dans le cadre du traitement est de placer le patient au repos. On lui prescrit ensuite des médicaments antalgiques tels que les antidouleurs, les anti-inflammatoires et les myorelaxants (médicaments qui ont un effet relaxant sur les muscles).

Pour les cas dans lesquels les douleurs sont vraiment intenses et deviennent chroniques, il est possible de procéder à des injections de corticoïdes et / ou d’anesthésiques locaux. Il faut toutefois préciser que la plupart des médecins préfèrent éviter les manipulations chirurgicales dans le rachis. D’un autre côté, le patient peut être amené à porter un collier cervical semi-rigide, pour soulager les douleurs.

Par ailleurs, une prise en charge paramédicale est possible pour garantir une réussite du traitement de l’uncodiscarthrose. Cette prise en charge peut essentiellement être liée à des séances de kinésithérapie durant lesquelles, le patient étire et renforce son cou et ses muscles.

Pour ce qui est de la chirurgie, on y fait recours que dans les cas très graves de déficit moteur, ou lorsque les traitements médicamenteux et paramédicaux n’ont pas donné de bons résultats.

Pour finir, il est important d’évaluer de façon régulière le traitement utilisé pour la pathologie, afin de déterminer son efficacité ainsi que la tolérance du patient.

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