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Règles hémorragiques : causes, symptômes et traitements

Les règles hémorragiques s’identifient par l’écoulement d’une grande quantité de sang au moment des règles. Elles peuvent avoir plusieurs causes, naturelles, maladives ou médicamenteuses. Comment reconnaître et diagnostiquer les règles hémorragiques ? Comment les traiter ?  Focus.

Qu’est-ce que c’est que les règles hémorragiques ?

Chaque mois, le cycle menstruel s’achève par la venue des règles abondantes ou peu abondantes, en fonction de chaque femme. En effet, l’arrivée des règles est un phénomène naturel. Malheureusement, pour une raison ou une autre, il peut arriver que certaines femmes perdent des caillots de sang ou une grande quantité de sang, lors des règles.

Cette situation peut être suivie de difficultés à contrôler le saignement avec des tampons ou serviettes : on parle alors de règles hémorragiques. Elles n’ont pas une définition précise, mais en théorie, l’on peut les définir comme les règles au cours desquelles, la femme évacue plus de quatre-vingt-dix millilitres de sang par cycle, avec une durée supérieure à sept jours.

 Au cours des règles normales, les femmes perdent en moyenne entre trente-cinq et cinquante millilitres de sang, pendant trois à cinq jours. Au-delà de cinquante millilitres, on parle de règles abondantes. 

 Comment reconnaitre et diagnostiquer les règles hémorragiques ?

Pour savoir s’il s’agit de règles hémorragiques, il suffit de faire attention à ces quelques signes évocateurs :

  • Une quantité très abondante de sang lors de l’écoulement ;
  • Une présence importante de caillots de sang dans les écoulements ;
  • La perte de sang qui devient gênante à cause de la quantité ;
  • Le besoin et la nécessité de changer presque toutes les heures de serviettes ou tampons, de jour comme de nuit ;
  • La présence de signe d’anémie comme le vertige, la fatigue, l’essoufflement, les maux de tête, la pâleur de la peau
  • La durée du cycle qui va au-delà de sept jours.

Si vous remarquez l’un de ces signes, allez voir un médecin ou encore un gynécologue, afin qu’il fasse le nécessaire pour détecter la cause.

 Quelles sont les causes des règles hémorragiques ?

Les études ont montré que la venue des règles hémorragiques varie d’une femme à l’autre.

Présence d’un polype

Le polype est une petite excroissance de chair dans l’utérus. Il provoque des saignements assez importants, surtout au moment des rapports intimes, et n’est détectable qu’après une échographie. On peut le retrouver beaucoup plus, chez les femmes de vingt à cinquante ans. Son traitement, qui n’est que le retrait du polype, dépend de la localisation et de la taille de la chair qui pose problème.

Présence d’un fibrome 

Encore appelé fibromyome ou myome, le fibrome est responsable des saignements qualifiés de sous-muqueux, c’est-à-dire logés dans l’utérine. C’est une tumeur non cancéreuse qui acquiert de la maturité avec l’aide des tissus fibreux et des muscles de l’utérus. Elle touche également les femmes qui ont entre vingt et cinquante ans.

Fausse couche

Chez les femmes capables de concevoir, la fausse couche peut être la cause des saignements très abondants. Le mieux serait donc de faire un test de grossesse pour savoir s’il s’agit de cette cause ou pas.

Stérilets en cuivre

Certaines femmes utilisent les stérilets au cuivre ou DIU (dispositif intra-utérin) comme méthode contraceptive. Malheureusement, cela peut-être la cause des règles hémorragiques, les mois suivant sa pose. C’est le cuivre qu’il contient qui provoque l’inflammation de l’utérus, avec prolifération de l’endomètre.

Adénomyose

C’est une forme de l’endométriose interne, qui touche la couche musculeuse intérieure de la paroi de l’utérus. Elle provoque des douleurs ainsi que des saignements dont le flux est très élevé.

Cependant, le diagnostic des règles hémorragiques passe par l’examen du col de l’utérus. Ceci, pour vérifier s’il y a un fibrome, un polype ou une autre anomalie au niveau de l’utérus. L’examen se fait par échographie, hystéroscopie, examens médicaux, etc.  

Comment traiter les règles hémorragiques ?

Le traitement peut se faire de façon naturelle, par une chirurgie ou par des soins médicaux.

Traitement naturel des règles hémorragiques

Pour traiter naturellement les règles hémorragiques, vous pouvez :

  • Faire des exercices physiques régulièrement ;
  • Manger des repas sains et équilibrés ;
  • Beaucoup vous reposer.

En outre, vous pouvez avoir recours à des remèdes naturels.

Chirurgie pour traiter les règles hémorragiques

Il existe plusieurs opérations chirurgicales, pouvant vous aider à en finir avec les règles hémorragiques.

L’hystéroscopie avec résection

À l’aide d’une hystéroscopie qu’on introduit dans l’utérus, on enlève le polype ou le fibrome en cause de l’hémorragie. C’est une opération qui permet aussi de traiter l’adénomyose. Il faut néanmoins savoir qu’on n’enlève pas tous les fibromes ou adénomyoses, puisqu’ils ne deviennent pas des cancers. On enlève juste ceux qui font saigner et se trouvent sous muqueuse.

L’hystérectomie

Elle consiste à procéder au retrait de l’utérus, en cas de non-aboutissement des traitements médicaux ou si le fibrome est de grande taille. La technique de l’hystérectomie à utiliser dépend de la patiente.

Pour les femmes ayant déjà accouché, elle se fera par voie vaginale. Pour celles qui n’ont pas encore accouché, ce sera par voie coelioscopique. Du côté des femmes proches de la ménopause, on retire carrément les ovaires.

L’embolisation des artères utérines

Elle permet d’interrompre le processus de l’entrée du sang dans l’utérus, en bloquant les artères. Le sang cessera donc de couler parce que l’utérus s’atrophiera. Il est conseillé d’utiliser cette technique pour le traitement de fibrome ou de l’adénomyose, lorsque la patiente ne veut pas perdre son utérus.

L’utilisation des ultrasons

Cette technique consiste à diminuer la taille du fibrome, à la seule condition qu’il soit positionné de sorte à bien recevoir les énergies des ondes qui lui sont envoyées.

Traitements médicaux des règles hémorragiques

En dehors des opérations chirurgicales, des traitements à base des médicaments peuvent être effectués pour lutter efficacement contre les règles hémorragiques.

Les anti-inflammatoires non stéroïdiens

Ils permettent de diminuer la quantité de sang que la femme évacue. Le médecin peut vous prescrire aussi des anti-fibrinolytiques pour réduire le flux des règles hémorragiques.

Le retrait du stérilet en cuivre

Lorsqu’il est diagnostiqué que c’est le stérilet en cuivre qui est la source du saignement, le mieux serait de l’enlever et de le remplacer par le stérilet à la progestérone (DIU hormonal). Ce changement limitera fortement le saignement, en réduisant la prolifération de la muqueuse utérine. Le stérilet Kyleena est conseillé pour les femmes qui n’ont pas encore accouché, et le stérilet Mirena pour les femmes ayant déjà accouché.

Le traitement progestatif pur

Lorsqu‘il s’agit de petites règles hémorragiques, un traitement progestatif pur est envisageable. Ceci, afin de bloquer par exemple l’ovulation ou en apportant une modification à la glaire cervicale. Ce traitement peut être un implant contraceptif ou une contraception orale.

Le traitement à base de progestérone en comprimés

Il s’agit ici de prendre pendant dix ou vingt jours par mois, des comprimés qui permettront de maitriser la croissance de l’utérus. Le traitement à base de progestérone comprimé stoppe donc les règles. Comme inconvénient, il augmente les risques de développement des méningiomes. L’évaluation du bénéfice et des inconvénients de ce traitement doit être faite avant de l’utiliser.

L’utilisation de l’analogue de la GnRH

Lorsque les saignements sont abondants et que vous attendez de faire une chirurgie, vous pouvez prendre des analogues de la GnRH. Ils vont favoriser la venue de la ménopause dite chimique. Leurs effets secondaires peuvent être atténués par l’administration de faibles quantités d’œstrogènes. 

 

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