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Roséole infantile : Causes, Symptômes et Traitements

La roséole infantile est une maladie virale, qui touche spécifiquement les jeunes enfants, surtout ceux dont l’âge est compris entre 0 et 2 ans. Cette affection bénigne se manifeste par une forte fièvre et parfois, des éruptions cutanées. Elle touche environ deux tiers des enfants en bas âge et peut se confondre avec la varicelle. Lorsqu’elle n’est pas prise en charge à temps, elle peut entraîner des complications. Comment se manifeste la roséole infantile et comment soulager ses symptômes ? 

Qu’est-ce que la roséole infantile ?

La roséole infantile est la sixième maladie qui touche les enfants de moins de 2 ans. C’est une infection contagieuse des nourrissons et des jeunes enfants, qui provoque une forte fièvre et une éruption cutanée. Elle est causée par la présence du virus herpès humain de type 6. Habituellement, la fièvre débute soudainement et rechute un peu plus tard. Le diagnostic effectué par le spécialiste repose essentiellement sur l’âge de l’enfant et les symptômes de la maladie. Après les examens, un traitement sera prescrit, dans le but de soulager les symptômes.  

C’est une maladie qui peut être observée chez l’enfant à n’importe quelle période de l’année. Mais elle est plus fréquente au printemps et à l’automne. Étant donné que c’est une maladie contagieuse, il n’est pas rare que des épidémies locales mineures surviennent. Les parents sont donc appelés à être vigilants et à faire attention à la santé de leur enfant. Il est vrai que la roséole touche majoritairement les jeunes enfants. Cependant, elle n’épargne pas pour autant les femmes enceintes, les adultes et les adolescents. 

Généralement, la roséole ne présente aucun risque pour le fœtus lorsque la mère est atteinte. Toutefois, elle doit prendre la peine de consulter un médecin, pour s’assurer de la santé du futur bébé et éviter les risques de complications. Ceci parce que, les adultes sont plus exposés aux complications que les enfants. Elle sera suivie de près par le spécialiste. Chez l’adolescent et l’adulte, les symptômes de la roséole sont décuplés et peuvent entraîner des complications importantes. Il existe des risques de méningite, d’hépatite et d’encéphalite. 

Quelle est la différence entre la roséole et la varicelle ?

Seul le médecin est en mesure de poser un diagnostic précis. Cependant, il faut reconnaître que la roséole infantile et la varicelle se confondent facilement, car elles reposent toutes deux, sur des éruptions cutanées. Ces éruptions cutanées sont différentes et les professionnelles parviennent à faire la distinction sans difficulté. 

La varicelle présente une fièvre moins élevée que la roséole infantile. Et les boutons qui sortent, couvrent généralement toutes les parties du corps. Le cuir chevelu, le visage, et même les pieds ne sont pas épargnés. Ces éruptions forment des vésicules en relief. Tandis qu’en cas de roséole infantile, les éruptions cutanées sont des boutons et des rougeurs qui ne forment pas de relief. 

Les symptômes de la roséole infantile

La roséole se manifeste généralement chez les enfants par une fièvre, des boutons et des rougeurs au visage. Une fois la période d’incubation du virus passé, on observe les symptômes suivants :

• Les troubles digestifs ;

• Les épisodes de diarrhée ;

• L’installation d’une forte fièvre, comprise entre 39 °C et 40 °C sur plusieurs jours ;

• Un léger œdème autour de l’orbite des yeux et des paupières ;

• Une irritabilité ;

• Des ganglions enflés au niveau du cou.

Trois jours ou cinq jours après l’apparition des premiers symptômes, la fièvre chute brusquement et fait place à l’éruption cutanée. Elle se manifeste par des taches rosées, de trois à cinq millimètres de diamètre. Les éruptions cutanées sont localisées au niveau de l’abdomen, des hanches, des épaules et du thorax. Il est rare que les éruptions cutanées se retrouvent sur le visage. 

Dès son apparition, une éruption cutanée due à la roséole infantile, dure en moyenne quelques heures. Elle peut s’étendre sur une période de deux jours. L’éruption cutanée de la roséole ne provoque pas des démangeaisons. Dans certains cas de roséole, la fièvre et les tâches ne se manifestent pas. 

Les personnes et facteurs à risques de la roséole infantile

Cette affection survient généralement chez les enfants âgés de moins de 2 ans. Le pic de fréquence de la maladie, est compris entre 6 et 13 mois. Avant leurs inscriptions en maternelle 2, 90 % des enfants étaient déjà infectés par la roséole infantile. La vie en collectivité de l’enfant est un facteur de risque. La roséole infantile est une maladie qui est causée par le virus de l’herpès 6. Il est également responsable des maladies comme le zona et la varicelle.

Comment se transmet la maladie d’un enfant à un autre ? 

La roséole infantile est une maladie virale contagieuse qui se transmet par voie aérienne dans les sécrétions nasales ou pharyngées. Ce sont les gouttelettes propulsées dans l’air lorsqu’une personne tousse ou éternue, qui peuvent contaminer une autre personne présente dans la pièce. Le virus va transiter par les gouttelettes de salive qu’une personne contaminée, a expulsé naturellement dans l’air. Il faut connaître les personnes malades avant l’apparition des symptômes. Ainsi, il sera possible de prendre ses distances et d’observer les gestes barrière appropriés, pour éviter la contagion et une probable épidémie

Elle est contagieuse même si aucune rougeur n’est visible. Vous devez garder à l’esprit que votre enfant a peut-être été exposé sans que vous ne vous en rendiez compte. Prenez régulièrement sa température et surveillez l’apparition des symptômes. Même s’il n’est jamais agréable de tomber malade, rappelez-vous que la roséole est une maladie que beaucoup d’enfants attrapent et prenez les dispositions nécessaires pour que le vôtre retrouve vite son état de santé normal, en cas de contagion.

Pendant combien de temps la roséole peut-elle être contagieuse ?

La roséole infantile est contagieuse dès l’apparition de la fièvre. C’est-à-dire que cette maladie reste contagieuse durant la période de la fièvre et avant l’apparition des rougeurs ou les éruptions cutanées. La fièvre à elle seule n’est pas un symptôme suffisant pour diagnostiquer la roséole infantile. Si après 24 heures la fièvre de votre enfant retombe, il n’est plus contagieux. Il peut retourner à la crèche ou à la maternelle sans risque de contaminer les autres enfants, même si les rougeurs sont encore présentes sur son corps.

Qui consulter en cas de roséole infantile ?

Si votre enfant de moins de deux ans présente de la fièvre, il faut consulter au plus vite un médecin. Il sera en mesure de vous dire les causes de la fièvre et la marche à suivre pour y remédier. Dans le cas contraire, il vous orientera vers un pédiatre. Si la fièvre est comprise entre 39 et 40 °C, rendez-vous immédiatement aux urgences. Surtout si elle s’accompagne de convulsions et que l’enfant semble être confus. 

Quand aller directement vers le pédiatre ?

La roséole infantile est une maladie qui disparaît généralement toute seule. Mais dans certains cas, un traitement est indispensable. Rendez-vous directement chez un pédiatre si votre enfant :

  • A une fièvre supérieure ou égale à 39°C, pendant plus de 24 heures ;
  • A des rougeurs sur le corps, pendant plus de trois jours ;
  • A de la fièvre, pendant plus de sept jours ;
  • Ne veut pas être allaité, boire du lait artificiel ou de l’eau ;
  • Se sent léthargique ;
  • A des convulsions, suite à un pic de fièvre ;
  • A un système immunitaire plus faible, ce qui l’expose à des complications, à cause de la fièvre.

Pour que votre enfant soit en bonne santé, le bon réflexe c’est de veiller à ce qu’il vive dans un milieu propre et sain. Dans le cas contraire, il est exposé à toutes sortes de maladies infantiles. Si son système immunitaire est déficient, une maladie bénigne comme la roséole peut entraîner des complications importantes. N’hésitez donc pas à vous rendre chez un spécialiste, si votre enfant fait de la fièvre ou présente un autre symptôme de la roséole infantile.

Comment se fait le diagnostic de la roséole infantile et quelles sont ses complications ?

Le diagnostic de la roséole infantile se fait par l’observation des symptômes et un examen physique. Habituellement, le spécialiste tient compte de l’âge, pour poser le diagnostic, qui sera confirmé par des analyses de sang. Les complications connues de la roséole infantile sont, les convulsions dues à la forte fièvre, la méningite virale, une atteinte du foie par le virus hépatique, et une baisse du nombre de plaquettes dans le sang.

Comment prévenir la roséole chez l’enfant ?

Le virus responsable de la roséole se transmet par les sécrétions du nez et de la gorge. Pour éviter que les enfants ne soient contaminés, il faut leur demander de mettre la main devant la bouche quand ils toussent ou éternuent. Ils doivent également éviter les échanges de verres. Puisque la maladie est très contagieuse, il faut à tout prix éviter la vie en collectivité aux enfants à risques. Les gestes simples qui peuvent être adoptés pour éviter la contagion sont :

  •  Se laver les mains régulièrement ainsi que celles des enfants ;
  •  Pour les sécrétions, utilisez les mouchoirs à usage unique ;
  •  Utilisez le sérum physiologique, pour nettoyer le nez de votre enfant ;
  •  Aérez votre logement, au moins 20 minutes par jour ;
  •  Nettoyez régulièrement les objets et les jouets que votre enfant utilise ;
  •  Évitez les contacts avec d’autres enfants.

Le respect de ces gestes permet d’éviter que son enfant soit atteint de roséole et qu’il ne transmette la maladie à d’autres enfants. 

Comment se traite la roséole infantile ?

Les antibiotiques sont inefficaces contre la roséole parce que c’est une maladie virale. Le malade doit se reposer et boire assez d’eau, car les risques de déshydratation liée à la fièvre, sont présents. Le traitement de cette affection sera essentiellement symptomatique. C’est-à-dire qu’il visera à éliminer les symptômes. Pour soulager la fièvre chez l’enfant, il faut :

  •  Éviter de trop couvrir l’enfant et de surchauffer sa chambre : la température doit être maintenue à 19 °C, pour qu’il n’ait pas trop chaud ;
  •  Éviter que l’enfant soit déshydraté : proposez-lui un biberon d’eau ou des jus de fruits au cas où il s’alimentait peu ;
  • Lui donner des bains en dessous de sa température corporelle : le bain doit être à un degré en dessous de sa température corporelle, pour essayer de faire baisser la fièvre ;
  •  Garder l’enfant à la maison lorsqu’il a la fièvre et l’éruption cutanée : ainsi, vous serez en mesure de suivre l’évolution de son état de santé et éviter la propagation de la maladie.

En cas de mauvaise tolérance à la fièvre ou d’apparition de convulsions, rendez-vous immédiatement chez un médecin. Le spécialiste prescrit dans ce cas du paracétamol en doliprane sirop, de quatre prises en fonction du poids de l’enfant. Si la fièvre est persistante et que l’enfant est âgé de plus de trois mois, le médecin peut opter pour l’ibuprofène sirop, également en quatre prises selon le poids de l’enfant. Il faut éviter de donner de l’ibuprofène à votre enfant, s’il est déshydraté. Cela peut conduire à des complications. 

Un nourrisson, peut-il avoir deux fois la roséole ?

C’est une question que de nombreux parents se posent. Est-ce que leur enfant peut encore souffrir de roséole au cours de sa vie ? À cette question, les spécialistes estiment que la probabilité est très faible. Dans la majorité des cas, la réponse immunitaire devient forte lorsque l’enfant contracte pour la première fois la maladie. Ce qui empêche l’apparition d’un second épisode. Il n’est pas impossible qu’un enfant revienne, pour une nouvelle contagion à la roséole. Mais c’est assez rare. 

L’adulte qui prend en charge l’enfant malade peut-il être contaminé ?

Environ 90 % des adultes ont déjà contracté la roséole infantile au cours de leur enfance. Dans certains cas, ils ne s’en aperçoivent pas. Le risque est minime, mais il existe. Pour éviter une éventuelle complication, il faut surtout éviter de rentrer en contact avec les personnes à risque ou immunodéprimées. Par contre, les contacts d’un enfant souffrant avec une femme enceinte sont à surveiller. Même si la maladie ne présente aucun risque pour le fœtus, il est recommandé à la femme enceinte, de prévenir le médecin de la situation. Ainsi, il pourra surveiller l’évolution de la grossesse et prendre les meilleures dispositions, en cas de fièvre chez la future mère. 

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