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Saignement des oreilles : causes et quand consulter ?

Le saignement de l’oreille résulte la plupart du temps d’un traumatisme subi par l’oreille externe ou l’oreille moyenne. Souvent bénin, ce saignement peut néanmoins évoluer vers d’autres affections plus graves comme la perforation du tympan. À travers ce billet, découvrez les causes et les cas d’urgences médicales énumérés et éclaircis.

À la découverte de l’otorragie


L’otorragie se définit comme le saignement par le méat auditif. Autrement dit, c’est l’écoulement de sang au niveau des oreilles à la suite d’une inflammation, d’une infection ou plus souvent d’un traumatisme. Le sang en question peut être pur ou mêlé à des sécrétions purulentes, car il est possible que le sang se mélange à des caillots dans certaines circonstances.

Il faut aussi noter qu’en fonction de la cause de sa survenue, le saignement au niveau de l’oreille peut s’avérer plus ou moins important. Dans les cas les plus graves, l’évacuation sanguinolente s’accompagne d’écoulement clair de liquide céphalorachidien, relatif à l’encéphale et à la moelle épinière.

Qu’est-ce qui cause l’otorragie ?

La gravité d’une otorragie est étroitement liée aux causes de son apparition. Il est donc de bon ton de connaitre les principales raisons qui peuvent la déclencher. Lors du diagnostic, trois principaux axes font objet d’analyse :

  • l’origine traumatique ;
  • l’origine infectieuse ;
  • l’origine tumorale.

Lorsqu’elle est due à des traumatismes…

Les écoulements de sang au niveau des oreilles sont la plupart du temps dû à une blessure du conduit auditif externe. L’utilisation trop profonde de coton-tige pour le nettoyage de l’oreille externe, l’utilisation de trombone ou le simple grattage du conduit externe sont les causes les plus évidentes de ces écoulements. Si cela vous arrive, vous n’avez aucune raison de vous inquiéter, car ce genre de traumatisme est souvent bénin.

Le cas le plus préoccupant de ce type d’affection est la présence de lésion ou la perforation du tympan. Le tympan en question est la fine membrane qui sépare le conduit auditif externe et l’oreille moyenne. Son rôle dans le fonctionnement de l’ouï est très important ; on ne peut donc pas se permettre de le perdre. Dans ce cas de figure, l’otorragie cache la plupart du temps des dommages plus graves comme la fracture du rocher et de la chaine d’osselets. Il urge alors de contacter un médecin. Ce type de traumatisme survient dans deux cas de figure :

  • soit après un traumatisme crânien à la suite d’un accident de la route ou lors de la pratique d’un sport ;
  • soit après l’exposition à une augmentation brutale de la pression suite à une explosion, un accident de plongée ou une gifle prononcée.

Dans le cas des infections…

Les écoulements de sang causés par des infections sont la deuxième cause d’otorragie. L’otite et le zona auriculaire sont à la base de la survenue de ces saignements des oreilles. Lors d’épisodes d’otite virale, de petites bulles ou phlyctènes se forment au niveau du conduit auditif externe et du tympan. En se rompant, ces dernières libèrent du sang, d’où le saignement remarqué. Entre temps, le patient ressent une douleur à l’oreille dont il est immédiatement soulagé après que les phlyctènes soient rompues. 

Dans le cas de la survenue d’otite d’origine bactérienne, le tympan cède face à la pression de pus accumulé dans la caisse du tympan. On remarque par la suite un écoulement purulent qui peut contenir du sang. Quant aux formes d’otites chroniques, elles s’accompagnent de la présence de tumeur qui se développe dans l’oreille. Cette dernière ne saignera que si la zone concernée subit un traumatisme.

Les tumeurs à l’origine du saignement de l’oreille

Bien qu’elles soient la cause la plus rare, les tumeurs peuvent aussi induire un saignement de l’oreille. On distingue trois cas de figure :

  • une tumeur bénigne du conduit auditif externe ;
  • une tumeur au niveau d’une petite structure présente à la base du crâne, le glomus jugulaire (situation souvent bénigne) ;
  • un cancer de l’oreille externe ou de l’oreille moyenne.

Y aurait-il d’autres symptômes de l’otorragie ?

L’otorragie s’accompagne le plus souvent d’un corollaire d’autres maux. La plupart du temps, en plus de l’écoulement de sang, vous pouvez remarquer des douleurs à l’oreille, des diminutions d’audition accompagnées d’acouphène (bourdonnement ou de sifflement de l’oreille).

L’otorragie se suit aussi de rhume et de vertige selon le cas, toujours avec une douleur dans l’oreille soulagée par l’écoulement de sang en question. D’aucuns pourraient se demander comment une affection remarquée au niveau de l’oreille pourrait entrainer un rhume ! En effet, cela implique le lien étroit qui existe entre les oreilles, le nez et la gorge. Il faut aussi signaler que le spécialiste de ce genre de maux est l’oto-rhino-laryngologiste, communément appelé médecin spécialiste des ORL ou tout simplement ORL.

Les dispositions pratiques à observer contrer l’otorragie

La consultation d’un spécialiste des ORL est vivement recommandée lorsqu’il s’agit de l’otorragie. Il est important que vous compreniez la délicatesse de la situation. Bien qu’une oreille qui coule puisse paraitre être un mal bénin, il en faut de peu pour que vous perdiez l’usage de votre oreille. Voilà pourquoi nous conseillons vivement de faire attention aux dispositions que vous prenez dans de pareilles situations. En attendant de vous déplacer vers le spécialiste ORL, voici quelques informations qui pourraient vous être utiles.

Indications et contre-indications

Comme dans tout type d’affection, le comportement du patient contribue fortement au recouvrement de son état de santé. À cet égard, il est vivement déconseillé d’instiller des gouttes d’eau dans l’oreille. Cette pratique est contre-productive, car elle ralentit la cicatrisation et peut être dommageable en cas de perforation du tympan.

Il est recommandé de ne pas tenter de manipuler l’oreille pour essayer de voir l’intérieur. Cette pratique pourrait irriter une tumeur ou un kyste formé. Lorsque l’écoulement est dû à l’introduction d’un corps étranger, ne cherchez pas forcément à retirer l’objet au risque de créer de nouvelles lésions.

Si tant est que vous deviez vous allonger, faites-le du côté de l’écoulement afin de le faciliter. Vous pourrez aussi prendre un antalgique pour apaiser la douleur et vous rappeler de le mentionner lors de la consultation.

Qui peut souffrir d’otorragie ?

Bien que l’occurrence de l’écoulement de sang au niveau de l’oreille soit assez rare, l’otorragie peut toucher tout le monde si les causes qui l’entrainent sont présentes. Aucune prédisposition physique ne prédit donc la survenue ou non de ce mal. Néanmoins, être plongeur ou vivre dans un environnement exposé à des déflagrations constitue un facteur de risque. Les enfants montrent de même une certaine susceptibilité au traumatisme de l’oreille. On parle alors d’otorragie enfantine.

Comment pose-t-on le diagnostic d’une otorragie ?

Le traitement d’une otorragie est étroitement lié à son origine. Ainsi pour ne pas s’y tromper, un diagnostic précis est nécessaire. Dans un premier temps, il sera question de déterminer les conditions d’apparition des saignements. Cette étape est importante surtout pour déterminer si le saignement est dû ou non à un traumatisme. Vos antécédents ORL seront probablement recueillis pour une analyse complète.

Ensuite, l’examen de la nature de l’écoulement donnera des renseignements de plus en plus précis. Selon sa composition, il peut s’agir de sang pur ou de pus mélangé à du sang. Le spécialiste des ORL saura convenablement interpréter ces résultats.

Pour peaufiner les résultats ou pour mieux observer le conduit auditif externe et le tympan, le spécialiste des ORL pratique soit une otoscopie, une oto-endoscopie ou une microscopie binoculaire. L’otoscopie est l’utilisation de l’otoscope, un appareil optique à main, tandis que l’oto-endoscopie utilise une sonde munie d’un système optique et d’un système d’éclairage. Quant au microscope binoculaire, il nécessite une immobilisation de la tête afin de bénéficier d’une source lumineuse plus intense.

Des examens complémentaires tels qu’une biopsie des tissus de l’oreille ou des tests d’audition pourraient de même être réalisés dans le but de confirmer les diagnostics préalablement effectués.

Qu’en est-il de la prise en charge médicale ?

Une fois le diagnostic établi et la cause de l’otorragie décelée, le traitement sera adapté au cas par cas. Généralement, la prise en charge médicale peut inclure :

  • des antibiotiques en cas d’infection ;
  • atteinte par un traumatisme sonore ;
  • une réparation du tympan en cas de grave lésion ;
  • des médicaments antalgique et anti-inflammatoire ;
  • des soins locaux pour booster la naissance de tissu cicatriciel ;
  • des corticoïdes pris en combinaison avec des vasodilatateurs pour traiter l’oreille interne.

Qui et quand consulter ?


La prise en charge du saignement de l’oreille lorsque ce dernier est persistant, mais en débit faible, doit être faite par un oto-rhino-laryngologiste. Spécialiste confirmé, ce médecin saura comment s’occuper efficacement de la lésion créée. En cas de saignement abondant qui résulte d’un traumatisme récent (parfois suivi d’écoulement de substance claire suspectée être le liquide encéphalique), le recours au service des urgences à temps engage le pronostic vital.

L’otorragie est-elle contagieuse ?

Non, l’otorragie n’est pas contagieuse, exception faite aux cas d’écoulement de sang d’origine infectieuse. Même dans ce cas de figure, le risque de contagion est plutôt faible.

Comment prévient-on l’otorragie ?

La prévention des otorragies n’est pas évidente vu leurs causes principalement traumatiques. Néanmoins, l’observance de quelques règles réduit considérablement les risques encourus. À cet égard, il faut :

  • éviter un nettoyage agressif du conduit auditif externe ;
  • proscrire l’introduction de corps étranger dans l’oreille (conseil qu’il faut souvent réitérer au plus petit) ;
  • porter des protections auriculaires dans un environnement soumis aux traumatismes sonores ;
  • apprendre et appliquer les bonnes méthodes de plongée afin de réduire la pression sur l’oreille moyenne et l’oreille interne.

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