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Sclérose en plaques : Symptômes, Diagnostic et Traitements

Savez-vous que les médecins diagnostiquent la sclérose en plaque ou SEP chez au moins 2 500 personnes chaque année ? En France, cette maladie touche plus de 100 000 individus, dont 700 enfants. La gente féminine représente sa cible préférée avec un taux de 75 % (3 femmes sur 4).

Les symptômes de cette pathologie apparaissent généralement chez les jeunes adultes âgés de 25 à 35 ans. La sclérose en plaques constitue le premier facteur responsable de handicap sévère non traumatique pour cette population.

De ce fait, la SEP paralyse les nombreux projets des jeunes. Elle ruine leur vie familiale, professionnelle et personnelle. Découvrez ici toutes les informations nécessaires pour prévenir ou traiter efficacement la sclérose en plaques.

La sclérose en plaques : Qu’est-que c’est ?

La sclérose en plaques est une maladie auto-immune qui s’attaque spécifiquement au système nerveux central (SNC). Autrement dit, ce dysfonctionnement touche la moelle épinière et le cerveau, principaux coordonnateurs de l’activité du système immunitaire. L’état des patients s’aggrave progressivement selon la sévérité et la fréquence des poussées.

Le mauvais fonctionnement du SNC engendre des légions au sein du système de défense. Il en résulte des perturbations cognitives, motrices, sensitives, sphinctériennes et même visuelles. Lesquelles peuvent occasionner un handicap irréversible à long terme. Tout traitement dans ce cas devient inefficace pour sortir progressivement de ce handicap à moyen terme.

Cependant, les traitements utilisés actuellement contre la sclérose en plaques permettent d’améliorer la qualité de vie des malades et de réduire les poussées. Rappelons que les poussées représentent des périodes d’apparition de nouveaux symptômes neurologiques. Elles durent 1 jour dans ce cas. Mais elles peuvent répéter d’anciens signes apparus depuis 30 jours environ.

Mécanisme anormal à l’origine de l’apparition d’une sclérose en plaques

En temps normal, le système nerveux d’une personne le protège de toute forme d’agressions venues de l’extérieur. Mais cette propriété s’inverse chez les personnes qui souffrent de la sclérose en plaques. Le système immunitaire de ces dernières s’attaque aux neurones et précisément à la gaine de myéline.

Soulignons au passage que la gaine de myéline enveloppe les axones des cellules nerveuses. Son rôle consiste à isoler et protéger ces dernières, tout comme le plastique qui entoure les fils électriques. Elle accélère également la vitesse de propagation de l’influx nerveux conduit par les axones. Seules les cellules de Schwann et les oligodendrocytes produisent de la myéline dans l’organisme humain.

Pour en revenir au mécanisme, l’attaque subie par cette couche protectrice des fibres nerveuses occasionne de nombreuses lésions dans le système nerveux central. D’où la constitution de plaques à l’origine du nom de la maladie. La destruction de la myéline entraîne alors une lenteur ou un blocage lors de la progression du message nerveux.

En revanche, les manifestations dépendent de la localisation de la démyélinisation. La sclérose en plaques évolue par poussées et se caractérise par une répétition des signes ou l’apparition de nouveaux symptômes. Si ceux-ci deviennent plus rares après les poussées, ils laissent des séquelles plus ou moins invalidantes à long terme.

Mais le vrai travail consiste à identifier les facteurs responsables, les comportements à risque ou encore les potentielles causes de la sclérose en plaques.

Sclérose en plaques : Les importants facteurs de risques ou causes à connaître

Plus de 85% des cas de sclérose en plaques commencent avec une forme à poussées. À partir de cet instant, aucun médecin ne peut prédire les prochaines étapes et les formes de manifestations de la maladie.

En effet, plus d’une trentaine de gènes interviennent dans cette affection. Elle demeure pourtant une maladie non héréditaire. Découvrez ci-après les principales causes de la sclérose en plaques.

  • Plusieurs gènes (IL2RA et IL7RA) favorisent le développement d’une sclérose en plaques chez une personne, surtout si celle-ci possède des proches touchés par cette pathologie ;
  • Des éléments géographiques comme le manque d’ensoleillement à l’adolescence ou dans l’enfance ; car la fréquence de la maladie augmente quand on s’éloigne de l’Équateur ;
  • Des facteurs environnementaux comme le climat, le stress et l’alimentation moderne ;
  • Des facteurs ethniques puisque les descendants de familles nord-européennes développent plus la SEP que ceux des familles du sud ;
  • L’addiction au tabac et l’alcool dans l’enfance ou durant l’adolescence ;
  • Les virus et les bactéries intestinales responsables de réactions immunitaires inappropriées.

Sachez par ailleurs que ces facteurs de risques occasionnent plusieurs formes de sclérose en plaques.

Sclérose en plaques : Les 3 formes détectées par les médecins

De manière générale, ce dysfonctionnement du système nerveux se manifeste chez les patients suivant les 3 formes principales que voici :

  1. Les formes rémittentes : Cette forme de sclérose en plaques s’avère la plus populaire. Rencontrée chez 80 à 85% des patients, elle s’identifie par des phases aiguës de poussées entrecoupées par des rémissions. Les symptômes deviennent plus intenses et se multiplient. La présence d’une seule poussée ne suffit pas pour diagnostiquer cette forme dans la majorité des cas. Les patients doivent montrer d’autres syndromes cycliques et isolés. Mais le professionnel de la santé doit observer l’évolution de la maladie sur une longue durée pour mieux diagnostiquer. Dans le cas d’une sclérose en plaques rémittente, les poussées régressent progressivement après quelques jours, voire 1 mois au maximum. Le malade peut manifester la forme secondaire progressive après plusieurs années.
  2. Forme primaire progressive : Encore appelée forme progressive d’emblée, elle évolue lentement avec la même intensité. Les symptômes deviennent de plus en plus graves au bout de 6 mois. Cette forme se développe chez 15% des patients atteints de la SEP. Elle se caractérise par l’absence de véritables poussées contrairement à la sclérose en plaques de forme rémittente. La forme primaire progressive de la sclérose en plaques s’avère néanmoins plus sévère que la précédente et atteint les personnes âgées de 40 ans environ.
  3. Forme secondairement progressive : La maladie commence par la forme rémittente initiale, puis évolue pour prendre un aspect plus sévère. C’est la forme secondairement progressive de sclérose en plaques. Elle se caractérise par des poussées sans rémission concrètes. Toutefois, le handicap s’aggrave progressivement puisque cette forme apparaît après 5 à 20 ans d’évolution de la forme rémittente. De nombreuses personnes du troisième âge souffrent de cette forme de sclérose en plaques après 50 ans.

En gros, la maladie de la sclérose en plaques peut endommager toutes les fonctions du système nerveux. Elle touche plusieurs organes d’une personne.

Sclérose en plaques : les zones affectées par la maladie

Voici ci-dessous les parties de l’organisme humain généralement touchées par la sclérose en plaques :

  • La vision ;
  • Le cerveau ;
  • La moelle épinière ;
  • Le système digestif ;
  • Le système urinaire ;
  • L’élocution ;
  • Les muscles ;
  • Les sens.

Pour obtenir un traitement efficace contre la sclérose en plaques, l’étape de diagnostic s’avère indispensable.

Sclérose en plaques : les symptômes ou principaux signes caractéristiques

Les symptômes de la sclérose en plaques varient selon les personnes, le nombre de fois qu’un individu en a souffert et l’emplacement des fibres nerveuses démyélinisées. L’on parle de symptômes sensitifs lorsque les dysfonctionnements s’expriment dans les sensations. Les nerfs sensitifs impliqués dans l’exécution de ces sensations possèdent des neurones démyélinisés.

Par contre, on parle de symptômes moteurs dès que les fibres nerveuses endommagées interviennent dans le transport d’un influx nerveux moteur. Ici, les troubles s’observent dans l’exécution des mouvements.

Selon la localisation des plaques, voici le répertoire des premiers symptômes de la sclérose en plaques :

  • Le patient perd souvent l’équilibre ;
  • Présence de spasmes parfois douloureux, c’est-à-dire des contractions involontaires ou des mouvements de convulsion exécutés par des muscles striés ou lisses ;
  • Fatigue anormale due à l’intensité de la SEP ;
  • Troubles de la vision qui s’explique par l’attaque du nerf optique encore appelée névrite optique ; un patient sur 4 possède une double vision ou souffre d’une baisse de vision au niveau d’un œil ;
  • Tremblements des membres et difficultés à contrôler les mouvements ;
  • Faiblesse ou engourdissement au niveau d’un ou plusieurs membres , ce qui cause des troubles dans la marche ;
  • Troubles sensitifs qui se traduisent par des sensations anormales comme des fourmillements et des douleurs brèves.

Quand la sclérose en plaques gagne en sévérité, les symptômes suivants s’observent chez le patient :

  • Troubles dans le fonctionnement de l’appareil génital du patient ;
  • Difficultés d’élocution observées chez le malade ;
  • Paralysie partielle ou complète d’une partie du corps ;
  • Troubles ou Incontinences urinaires (difficultés à vider sa vessie, les envies pressantes d’uriner, les infections urinaires, etc.) ;
  • Troubles de l’humeur (étape dépressive), de la mémoire et même de l’attention ou concentration ;
  • La constipation ;
  • Apparition d’autres maladies neurologiques.

Par ailleurs, ces symptômes s’observent dans d’autres cas de maladies bien différentes de la sclérose en plaques.

Sclérose en plaques : les maladies faussement diagnostiquées comme une SEP

Les médecins confondent très souvent la sclérose avec de nombreuses autres pathologies. Mais celles-ci se distinguent par des caractéristiques spécifiques à elles. Les 3 maladies semblables à la sclérose en plaques les plus connues dans le domaine de la santé sont : l’encéphalomyélite aiguë disséminée, la myélite transverse et la neuromyélite optique.

Ces différentes affections se caractérisent par la destruction de la myéline au sein du système nerveux central. Elles obtiennent même la qualification de « maladies connexes » en raison de la très grande ressemblance avec la SEP.

L’encéphalomyélite aiguë disséminée (EMAD)

L’EMAD se présente comme une maladie neurologique très rare qui occasionne une inflammation disséminée de courte durée dans le système nerveux central. Elle affecte en effet le cerveau, les nerfs optiques et la moelle épinière.

L’encéphalomyélite aiguë disséminée détruit la gaine de myéline qui protège les fibres nerveuses du système de défense. Bien qu’elle touche tous les âges, les enfants restent sa principale cible.

La neuromyélite optique (NMO)

Tout comme la sclérose en plaques, la neuromyélite optique constitue une pathologie du système nerveux. Elle s’attaque spécifiquement aux cellules nerveuses de la moelle épinière ainsi qu’aux nerfs optiques comme son nom l’indique.

Les patients présentent des signes tels que : l’inflammation de la moelle épinière (myélite transverse) et l’inflammation du nerf optique (névrite optique).

La Myélite transverse (MT)

La sclérose en plaques et la myélite transverse possèdent presque les mêmes symptômes. La faiblesse dans les 4 membres, les douleurs, les brûlures, les fourmillements et les picotements constituent quelques exemples de signes causés par la myélite transverse.

Ici aussi, la moelle épinière représente la cible de la MT. Cette maladie agit comme la sclérose en plaques et touche tous les âges et les deux genres humains. L’inflammation de la charnière nerveuse occasionne également des dysfonctionnements au niveau de la vessie et des intestins.

Elle apparaît généralement une seule fois chez le patient même si certains malades connaissent un deuxième épisode de MT. De ce fait, elle devient parfois l’un des symptômes précurseurs de la sclérose en plaques.

Cependant, seul un diagnostic effectué par un professionnel de la santé peut vous permettre de bien identifier les symptômes et déceler le mal dont vous souffrez.

Sclérose en plaques : comment diagnostiquer la maladie ?

Jusqu’à ce jour, aucun test ne permet de diagnostiquer la sclérose en plaques de manière concrète. De nombreux médecins se trompent alors dans la détection de la sclérose en plaques puisque plusieurs pathologies se manifestent par des symptômes identiques. Toutefois, voici comment savoir si vous souffrez de la sclérose en plaques.

  • L’évaluation de la vision, du tonus musculaire, de la force musculaire, de la coordination, de l’équilibre, de la motricité, des réflexes et des fonctions sensorielles grâce à un examen physique ;
  • S’appuyer sur un questionnaire pour chercher les antécédents médicaux, c’est-à-dire dresser l’historique des troubles et des signes neurologiques antérieurs dans sa famille ;
  • Visualiser les lésions présentes dans la substance blanche (matrice de myéline) grâce à une IRM du cerveau et de la moelle épinière ;
  • Des examens supplémentaires tels qu’un fond d’œil, un électrocardiogramme et un enregistrement de l’activité électrique peuvent se réaliser.

Soulignons que le diagnostic de la sclérose en plaques effectué par une ponction lombaire permet de détecter les inflammations. Cette méthode consiste à prélever le liquide céphalo-rachidien (LCR) situé dans la région lombaire. Cependant, elle ne suffit pas pour confirmer systématiquement les cas de sclérose en plaques.

De même, retenez que les différents examens doivent s’effectuer en fonction des symptômes. La bonne exécution de ces derniers permet de détecter la forme de sclérose en plaques dont souffre le patient.

Toutefois, cette pathologie neurologique peut se confirmer si le médecin identifie 2 poussées au moins et une rémission partielle. Durant le diagnostic, le neurologue essaie de localiser deux endroits où la destruction de la myéline provient d’autres maladies. Ensuite, il doit prouver que l’apparition de ces deux attaques s’est réalisée en 2 périodes bien distinctes.

Dès que les critères d’ordre temporel et spatial s’avèrent respectés, le médecin peut maintenant indiquer le meilleur traitement contre la sclérose en plaques.

Sclérose en plaques : Les traitements médicaux efficaces pour se soigner

Les médecins prescrivent différents médicaments pour soulager efficacement les symptômes de la sclérose en plaques de diverses manières. Ces composés ou substances pharmaceutiques permettent de freiner l’évolution de la maladie. Les médicaments servent à réduire les poussées en matière d’intensité et/ou de fréquence.

Lors de la prise en charge d’une personne atteinte de la sclérose en plaques, le neurologue tient compte de l’évolution de la pathologie avant de choisir le traitement. Il doit également considérer les effets indésirables potentiels des médicaments. Pendant tout le processus, le patient reste attentif, peut poser des questions ou informer le médecin d’un problème particulier.

Traitement des poussées survenues au cours d’une sclérose en plaques

Vous ne devez pas concentrer vos efforts sur le traitement des poussées, puisqu’elles diminuent en intensité au bout de quelques jours. Mais les médecins prescrivent généralement des corticoïdes en perfusion (bolus). Ces derniers s’avèrent efficaces pour récupérer et diminuer la durée d’une poussée.

Notez que ce traitement peut laisser place à de nombreux effets secondaires tels que : l’insomnie, la rétention d’eau, l’ostéoporose, la fluctuation de l’humeur et la pression artérielle.

Traitements pour soulager les patients de la sclérose en plaques

De nombreux médicaments existent pour soulager les spasmes musculaires, la douleur, les troubles urinaires, la fatigue et les dysfonctionnements sexuels. Voici la liste des traitements souvent utilisés contre la SEP.

  • Les médicaments anticonvulsifs (Neurontin®), les antidépresseurs tricycliques (Elavil®) et le cannabis thérapeutique employé sous forme de pulvérisateur, s’utilisent contre la SEP. Mais l’ibuprofène et le paracétamol s’avèrent également efficaces contre la sclérose en plaques ;
  • Prendre des médicaments contre la fatigue chronique ;
  • Pratiquer des exercices d’étirement et s’ingérer des relaxants musculaires permettent de finir avec les spasmes musculaires ;
  • Utiliser des médicaments qui renforcent les muscles urinaires ou sphincters pour diminuer les fuites ;
  • Recourir à la physiothérapie et la rééducation pour préserver la motricité et s’adapter à une nouvelle forme de vie (avec un handicap) ; le patient se soustrait ainsi à toute complication ;
  • Adopter des aides techniques telles que : l’usage de fauteuil roulant ou de canne pour faciliter le déplacement du malade ;
  • Fumer de la marijuana s’avère très efficace contre les spasmes et les douleurs au Canada.

Les médecins utilisent divers moyens pour traiter la sclérose en plaques de manière spécifique.

Traitements approfondis pour lutter contre la sclérose en plaques

Les moyens utilisés par les médecins pour traiter la sclérose en plaques en profondeur diminuent la fréquence ainsi que l’ampleur des poussées. La maladie ne peut donc plus évoluer normalement.

De ce fait, les patients doivent prendre ces médicaments dès que leur médecin diagnostique la sclérose en plaques rémittente. Même en absence de symptômes apparents, ils doivent poursuivre le traitement.

En effet, les immunosuppresseurs et les immunomodulateurs représentent les deux traitements de fond utilisés pour soigner les personnes atteintes de la sclérose en plaques. Ils permettent de réduire l’activité du système immunitaire. Par conséquent, la vitesse de destruction de la myéline diminue considérablement.

Traitement de la sclérose en plaques ou SEP par les immunosuppresseurs

Voici une liste des immunosuppresseurs souvent prescrits aux malades de la sclérose en plaques :

  • Le natazilumab : Cet anticorps monoclonal administré aux patients sous forme de perfusion s’avère très bon contre les formes actives et sévères de la SEP. En revanche, le natazilumab constitue un facteur de risque de la leucoencéphalopathie multifocale et progressive. Celle-ci représente une anomalie cérébrale très rare, occasionnée par un virus. Elle peut tuer son sujet rapidement. Cette solution peut également intoxiquer le foie ;
  • La mitoxantrone donnée en perfusion : Elle s’utilise contre les scléroses en plaques à progression rapide, qui paralysent le patient et ne trouvent pas de traitement adéquat ;
  • La cladribine : Très bon contre les différentes formes de la leucémie, cette molécule médicamenteuse se prend par voie orale ;
  • Le fingolimod (Gilenya®) : Ce composé souvent indiqué par les médecins diminue la fréquence des poussées de la SEP rémittente et freine ainsi son évolution. Mais son usage est très limité puisque son ingestion par la bouche affaiblit les battements du cœur. Il peut engendrer des troubles de la vision ou des maux de tête. Tout au long du traitement, le patient doit bénéficier d’une surveillance permanente de son sang et de son rythme cardiaque ;
  • L’ocrelizumab (Ocrevus®) : Cet immunosuppresseur pris par perfusion réduit l’évolution de la forme primaire progressive de la SEP de manière modeste. En présence d’une forme rémittente de la sclérose en plaques, il restreint les poussées. Par contre, il occasionne une irritation au site d’injection, rend vulnérable à certains cancers (celui du sein par exemple) et aux infections respiratoires supérieurs.

D’autres molécules jouent le même rôle, mais la Haute Autorité de la Santé ne les approuve pas toutes. L’alemtuzumab (Lemtrada®) constitue un parfait exemple.

Traitement de la sclérose en plaques par les immunomodulateurs

Dans ce type de traitement, les médecins utilisent des substances médicamenteuses du groupe des interférons bêta. Elles se prennent par injection, c’est-à-dire par voie intramusculaire ou sous-cutanée.

En réalité, l’organisme produit naturellement les interférons pour inhiber la prolifération des virus. Ils servent à déclencher l’intervention de certaines cellules immunitaires et réduisent la fréquence des poussées de 30%.

Ils engendrent par contre des douleurs musculaires, de la fièvre, des maux de tête et des frissons. Les patients présentent aussi des réactions cutanées pendant les 3 premiers mois du traitement et le foie peut subir des attaques fréquentes. Le médecin doit procéder à une prise de sang sur le malade atteint de la sclérose en plaques pour mieux surveiller les enzymes hépatiques.

Découvrez ci-après d’autres immunomodulateurs indiqués par les professionnels de la santé, pour lutter contre la sclérose en plaques.

  • L’acétate de glatiramère (Copaxone®) à prendre par injection ;
  • Le tériflunomide (Aubagio®) ;
  • Le dimethyl furamate (Tecfidera®) ingéré oralement.

Sclérose en plaques : Les autres traitements utilisés par les médecins

Le repos constitue l’un des principaux moyens pour remédier à la fatigue. La bonne gestion du stress simplifie la vie et diminue les risques de la maladie. Une psychothérapie ou thérapie comportementale et la pratique de techniques relaxantes régulièrement, améliorent la santé des patients de la sclérose en plaques.

En plus, la prise des stimulants du système nerveux tels que : le café, le tabac ou l’alcool, aggrave les symptômes de la sclérose en plaques. Les mêmes effets se constatent en cas de brusques changements de la température.

Les malades doivent mettre tout en œuvre pour ne pas contracter d’autres infections. Leur organisme peut s’affaiblir considérablement. Ils gagnent de précieuses informations lorsqu’ils participent à des rencontres, des activités ou des conférences.

Vous pouvez enfin pratiquer le yoga, divers sports, la méditation et la visualisation pour rendre le système nerveux central plus réactif. Aussi, les médecins prescrivent la réflexologie, la magnétothérapie, l’hypnothérapie, la diète de Swank et une alimentation riche en acides gras oméga-3.

Sclérose en plaques : Communautés de soutien et plateformes intéressantes

De nombreux sites gouvernementaux offrent des informations concrètes sur la sclérose en plaques. Ils permettent d’entrer en contact avec des communautés d’entraide et des associations consacrées aux patients de la SEP. Ces groupes et ces sites internet se retrouvent en France, en Belgique, au Canada, aux États-Unis et en Suisse.

Dans l’Hexagone par exemple, la Ligue Française contre la sclérose en plaques possède un site d’information accessible à tous.

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