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Somnambulisme : quelle prise en charge pour le somnambule ?

Le somnambulisme est l’un des troubles de sommeil, appelé parasomnie, qui se traduit par un sommeil hypnotique. La personne atteinte, appelée somnambule, se lève tout endormi, agit et parle (terreurs nocturnes) sans être en éveil. Elle n’a pas conscience de son somnambulisme, puisqu’à son réveil, elle ne se souvient pas de ce qu’elle a vécu ou dit pendant son sommeil.

Le somnambulisme est bénin et survient généralement chez les enfants, mais peut continuer à l’âge adulte. Quelles sont les causes de la maladie et quelle prise en charge pour le somnambule ?  

Somnambulisme : Présentation de la maladie

Le somnambulisme est un état entre le sommeil et l’éveil. Il correspond à un moment d’agitation nocturne, inconsciente et désorientée d’un individu durant son sommeil. Il conjugue les caractéristiques spécifiques à l’éveil (activité des membres à l’origine des mouvements du corps) et les caractéristiques spécifiques au sommeil (inactivité de la conscience). Autrement dit, les personnes atteintes de ce trouble du sommeil réalisent des mouvements et actes, mais elles n’en ont pas conscience.

En effet, le sommeil est composé de quatre à six cycles par nuit, et chaque cycle dure environ 90 minutes. Chacun des cycles comprend trois types de sommeil qui sont : sommeil lent léger, sommeil lent profond et sommeil paradoxal (au cours duquel le rêve est fait).

En effet, le somnambulisme survient lors du premier tiers du cycle de sommeil, juste après la phase de sommeil profond (généralement après une heure à trois heures de sommeil). Pendant cette phase, les personnes atteintes ne peuvent réaliser des activités complexes, nécessitant de la réflexion comme lire ou retrouver un objet perdu. Dans le dernier cas par exemple, elles ne pas conscientes que l’objet est perdu, et par conséquent elles n’ont pas la capacité de rechercher l’objet selon leurs souvenirs ou indices.

Somnambulisme : quelles en sont les causes ?

Les scientifiques ne sont pas encore parvenues à trouver la raison pour laquelle certaines personnes souffrent du somnambulisme, alors que d’autres ne le sont pas. Cependant, ce trouble de la catégorie des parasomnies s’observe plus chez les enfants que chez les adultes : 10 à 15% des enfants de cinq et douze ans sont touchés, contre 2% des adultes.

En outre, d’après une revue internationale Sleep consacrée au sommeil, il ressort qu’environ 59% des cas de somnambulisme au niveau des adultes sont associés à des symptômes tels que : manque de sommeil, migraines et dépression. On peut donc déduire que le somnambulisme pourrait survenir, suite à une phase de traumatisme ou une situation de stress intense.

Il ressort également que le fait de réveiller une personne en phase de sommeil profond peut conduire à un éveil confusionnel, un état comme celui du somnambulisme. Ce qui est certain est que les enfants concernés par ce trouble y sont prédisposés génétiquement, c’est-à-dire qu’ils ont des antécédents familiaux. Environ 80% des patients ont au moins un de leurs parents atteints.

En général, les enfants de sexe masculin sont plus exposés au somnambulisme. Mais dans la plupart des cas, cette affection disparait pendant l’enfance, très souvent en période de puberté.

Somnambulisme : quels sont les symptômes ?

Le somnambulisme n’est considéré ni comme une maladie ni comme un état pathologique. Il se manifeste par de la fatigue, en raison de la déambulation nocturne, inconsciente et désorientée à laquelle la personne est confrontée. Le somnambule ne dort pas comme un individu lambda, à cause des agitations de ses nuits (il répète parfois certains mouvements tout en restant dans son lit).

La déambulation est dans la plupart des cas, accompagnée d’une somniloquie (la personne parle en déambulant) et des troubles alimentaires nocturnes (l’intéressé quitte sa chambre pour la cuisine afin de manger ou boire).  Tous ces actes posés dans la nuit ne lui viennent plus à l’esprit le lendemain à son réveil.

Ensuite, une fatigue chronique peut en découler, avec des endormissements, même en journée. Cela entraine des problèmes dans le quotidien du somnambule : mauvaise humeur ou encore la dépression (elle représente à la fois cause et conséquence du somnambulisme).

En dehors de la fatigue chronique et la dépression, qui peuvent être accompagnés des troubles alimentaires nocturnes, il n’existe pas réellement de conséquence relative au somnambulisme. D’autant plus que presque tous les somnambules ne se souviennent pas de leurs actes. C’est souvent leurs proches ou conjoints qui le leur notifient, et ils ne ressentent qu’une désorientation, une fois informés. Par ailleurs, notons que le somnambulisme n’a pas un effet émotionnel chez les enfants.

Quels sont les risques associés au somnambulisme ?

Bien que le somnambulisme ne soit pas dangereux en lui-même, il peut avoir des conséquences graves non seulement pour le somnambule, mais aussi pour sur ses proches. Après l’épisode de déambulation, le sujet peut sortir de sa chambre et se diriger vers l’extérieur de la maison, où il s’expose à de multiples dangers. Il peut par exemple aller conduire un véhicule, ce qui peut engendrer un accident de circulation.

À l’intérieur de la maison, il peut se heurter à un mur, à un meuble ou chuter d’un escalier, ce qui peut entraîner des blessures plus ou moins graves. Il est conseillé à cet effet de ne pas réveiller un somnambulisme de son sommeil. Il faut plutôt l’aider à se diriger vers son lit, lorsqu’il se lève. Dans le cas d’un réveil brutal, il peut se montrer très violent. Il est préférable dans ce cas de l’accompagner en tenant son bras.

Comment diagnostiquer le somnambulisme ?

Le somnambulisme est une attitude inconsciente, ce qui traduit que le patient ne se plaint pas de ce trouble. Il est passager chez certains patients. Cependant, ce trouble étant inquiétant pour les proches, il est important de se faire consulter auprès d’un spécialiste de sommeil, en cas de persistance (durant des mois, des années ou perdure à l’âge adulte).

À l’âge adulte, il peut être le signe d’une pathologie (anxiété, crise d’épilepsie qui affecte le lobe frontal, troubles psychologiques). La consultation médicale permettra donc de déterminer l’origine de somnambulisme. Ceci est fait à travers les examens du sommeil (électroencéphalogramme, polysomnographie, etc.), ainsi qu’un enregistrement vidéo du patient.

Précautions et réactions face à un somnambule ?

Lorsque vous vivez avec un somnambule, les précautions suivantes sont à prendre pour éviter les conséquences graves :

  • Soyez attentif aux différents bruits ainsi qu’à la présence du somnambule dans son lit : au moindre geste, il faut s’enquérir de ce qu’il est entrain faire ;
  • Veillez à bien fermer toutes les issues de l’appartement : fermer les portes et les fenêtres, et penser à mettre en place un système de sécurité sur les fenêtres qui sont au niveau des étages ;
  • Cachez les produits chimiques, de même que les objets pointus et coupants ;
  • Faites dormir les enfants atteints de somnambulisme dans un lit au sol (le lit superposé est à éviter).

Il existe tout de même des réactions spécifiques qu’il faut avoir avec les somnambules :

  • Reconduire le somnambule lorsqu’il se réveille en pleine nuit vers son lit, pour ne pas stresser son sommeil. Ce geste est sans gravité, il n’y a donc pas de raison de s’inquiéter ;
  • En voulant réveiller un somnambule, la manière douce et tranquille est la plus conseillée, pour ne pas augmenter la tension qu’il subit dans son sommeil ;
  • En cas de crise de somnambulisme violente, il faut réveiller le dormeur avec plus de précautions ;
  • Essayer de réveiller l’enfant somnambule environ vingt minutes avant le moment où la crise survient, de sorte à lui éviter la crise, et le laisser s’endormir après. Le but ici est de ne pas plus lui permettre d’atteindre la phase de sommeil profond.

Somnambulisme : quels sont les traitements ?

Étant donné que le somnambulisme n’est pas une pathologie, il n’existe donc aucun traitement médical pour l’éliminer. Il disparait de lui-même de manière spontanée, même pendant l’enfance. Mais, lorsque le somnambulisme est lié à un autre trouble de sommeil ou altère le quotidien du patient, une prise en charge peut être envisagée.

Lorsque les causes de ce trouble sont inconnues, certaines situations telles que le manque de sommeil, des jours d’activité physique intense et l’environnement bruyant, peuvent favoriser les attitudes de somnambulisme chez les enfants. Dans ce cas, il faut mettre en place un rituel de coucher avec l’enfant, tout en diminuant le bruit et les activités, dans l’optique de favoriser son endormissement ainsi que le sommeil.

En cas d’association d’une pathologie au somnambulisme chez les adultes, une prise en charge adaptée à cette maladie jouera un grand rôle dans la suppression des comportements somnambules. L’hypnose reste un traitement efficace pour stopper les crises de somnambulisme. Celle-ci est un moyen permettant de traiter le problème profondément, sans amener le patient à avoir recours aux traitements médicamenteux.

Une thérapie auprès d’un psychologue est idéale pour les somnambulismes causés par un problème psychologique.

En cas d’échec de diverses méthodes de traitement, le médecin peut indiquer des benzodiazépines. Ce sont des tranquillisants permettant de réduire les cycles de sommeil profond, ainsi que le risque de survenue d’une crise de somnambulisme.

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