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Sténose spinale :causes, symptômes et traitements

La sténose spinale entraine l’irritation de la moelle épinière ou des racines d’un ou de plusieurs nerfs, quittant la moelle épinière.  Elle survient généralement chez les sujets âgés de plus de cinquante ans. Mais, elle peut également être observée chez les jeunes personnes ayant des blessures ou nées avec des malformations au niveau de la colonne vertébrale. La sténose spinale se manifeste par des douleurs chroniques et les symptômes peuvent s’avérer invalidants chez la personne atteinte. Causes, symptômes et traitements de la maladie ici !

Sténose spinale : qu’est-ce que c’est ?  

Tout individu possède en moyenne vingt-quatre vertèbres mobiles, qui s’articulent les unes aux autres pour former la colonne vertébrale. Le principal rôle de cette dernière est de protéger la moelle épinière, qui est indispensable au bon fonctionnement du corps. En effet, chaque vertèbre est composée d’un corps vertébral (appelé tubercule antérieur pour l’atlas), des éléments postérieurs et d’un canal central (appelé canal rachidien). C’est justement par le canal rachidien que traverse la moelle épinière.

Ainsi, on peut définir la sténose spinale par le rétrécissement du canal rachidien, susceptible de provoquer une irritation de la moelle épinière ou des racines nerveuses l’ayant pour origine. Les zones les plus touchées par une sténose spinale sont la colonne cervicale, la colonne lombaire et la colonne lombo-sacrée.   

Sténose spinale : quelles en sont les causes ?

La sténose spinale a de multiples causes. L’on naît parfois avec, ou elle survient plus tard au cours de la vie.

Processus normal de vieillissement

Au fur et à mesure que la vieillesse survient, la colonne vertébrale est prédisposée à être atteinte de dégénérescence, appelée arthrose. Chez certaines personnes, cette arthrose peut conduire à la formation des ostéophytes (excroissances osseuses). Ces derniers ont la capacité de réduire le volume du canal vertébral central, et provoquer une sténose spinale.

De plus, le vieillissement peut être à l’origine d’un épaississement des ligaments qui sont localisés au niveau du canal central, et provoquer un rétrécissement de l’espace dans les alentours.

Hernie discale

Une hernie discale est définie comme une atteinte d’un ou des disques intervertébraux du canal central. Elle est en mesure d’entrainer une compression sur la moelle épinière ou sur les nerfs appartenant à la moelle épinière.

Blessures

Les blessures consécutives à un accident de voiture ou à une chute d’une grande hauteur, peuvent entraîner une fracture cérébrale. Celle-ci peut être suivie d’une déformation vertébrale résiduelle, qui se termine par la diminution du calibre du canal central. Chez les sujets âgés et atteints d’ostéoporose, une blessure mineure peut être à l’origine d’une fracture vertébrale.

Scoliose

La scoliose est caractérisée par une courbure anormale au niveau de la colonne vertébrale, conduisant ainsi à une sténose spinale, dans certaines zones de l’organe.  

Condition congénitale

Chez certaines personnes, un canal rachidien rétréci peut s’observer depuis la naissance. À titre illustratif, on peut citer les individus atteints d’achondroplasie, qui apparait comme une forme de nanisme.

Spondylolisthésis

Le spondylolisthésis décrit une affection à l’origine du glissement d’une vertèbre vers l’avant, qui se positionne sur une autre. Cette affection constitue également une origine de la réduction du calibre du canal central, donc de la sténose spinale.

Pathologies osseuses

Il existe plusieurs maladies osseuses pouvant causer une déformation ou un épaississement de l’os d’une vertèbre, et par la suite une sténose spinale. On distingue entre autres : la tumeur osseuse primaire, la maladie de Paget, les métastases osseuses, etc.

Facteurs de risque de la sténose spinale

Plusieurs facteurs peuvent favoriser la survenue de la sténose spinale :

  • Accidents avec le dos, même de faible intensité ;
  • Activités sportives trop intenses, surtout lorsqu’elles sont effectuées sans une préparation convenable ;
  • Mauvaise hygiène de dos, surtout en cas de mauvaises positions prises au travail. Il y a aussi la pauvreté de la structure musculaire, en lien avec l’âge et une surcharge pondérale ;
  • Contraintes axiales à répétitions, réalisées de manière trop intense, comme sauts à ski, jogging sur surface dure ou encore, soulever les poids ;
  • Professions sédentaires, fractures de dos et chirurgie discale antérieure.

Sténose spinale : signes et symptômes ?

Les symptômes énumérés peuvent être la manifestation d’une autre affection, hormis la sténose spinale. Ainsi, en cas d’apparition de ces symptômes, il peut ne pas s’agir d’une sténose, mais il faut consulter votre médecin pour un diagnostic précis.

En cas de sténose lombaire

Il y a :

  • Une douleur au niveau du rachis lombaire, mais elle peut être soulagée lorsque vous vous asseyez ou pliez le rachis lombaire ;
  • La faiblesse dans une ou les deux jambes ;
  • La douleur irradiante des jambes et des fesses, généralement améliorée par le repos ou aggravée par la marche ;
  • L’engourdissement ou des sensations de fourmillement au niveau des jambes et du dos ;
  • La perte de la fonction sexuelle ou perte de contrôle de la vessie, ou des intestins dans les cas rares.

En cas de sténose cervicale

Il peut y avoir :

  • Une douleur au niveau du cou ;
  • Une douleur irradiante des mains et des bras ;
  • La faiblesse dans les mains ou dans les bras ;
  • Des sensations de fourmillement ou de l’engourdissement dans les mains et dans les bras ;
  • La faiblesse de tout le corps, dans les cas rares.

Toutefois, la sténose spinale peut ne pas se manifester chez certaines personnes. Elle peut donc être complètement asymptomatique.

Diagnostic de la sténose spinale

Le diagnostic de la sténose spinale commence par la description des symptômes et l’examen physique. Ensuite, les examens radiographiques peuvent être effectués pour déterminer les anormalités au niveau des os, telles qu’une maladie héréditaire ou une tumeur.

Cependant, pour savoir avec certitude que les racines des nerfs ou la moelle épinière sont atteintes, le meilleur moyen reste la tomographie par ordinateur ou l’IRM. Dans certains cas, les examens spécifiques des nerfs et des muscles peuvent s’avérer nécessaires, pour savoir si la faiblesse des jambes ou des bras est provoquée par une sténose spinale.

Sténose spinale : quels traitements ?

 Il existe plusieurs approches pour la prise en charge de la sténose spinale.

Médicaments

  • En cas de douleur légère à modérer : le premier médicament auquel avoir recours est l’acétaminophène (Tylenol) ;
  • En cas de douleur aigüe ou persistante, il faut utiliser les médicaments anti-inflammatoires ;
  • Parfois, des opiacés puissants en cas de douleur aigüe ;
  • En cas de douleur causée par l’irritation des nerfs, la prégabaline ou la gabapentine et les antidépresseurs tricycliques peuvent aider ;
  • On recommande également la chondroïtine et la glucosamine en cas d’arthrose ;
  • Les corticostéroïdes peuvent être injectés dans la zone épidurale ou le long des racines du nerf, afin de soulager le patient de la douleur.

Mais, les corticostéroïdes ne sont pas efficaces chez tous les sujets, et les résultats sont généralement de courte durée. Le recours au traitement à base de corticostéroïdes n’est d’ailleurs pas autorisé plus de trois fois par an. D’autant plus que, ces médicaments peuvent être source de dommages au niveau des articulations de la colonne vertébrale. Ils peuvent aussi engendrer d’autres effets secondaires en cas d’injection excessive.

Physiothérapie

La physiothérapie peut s’avérer nécessaire, dans le cadre du renforcement des muscles stabilisateurs et profonds de la colonne vertébrale. Elle peut jouer un rôle dans la diminution de la douleur et dans l’amélioration de la fonction. Plusieurs fournisseurs de soins de santé ont la capacité de mettre en place un programme d’activités, n’entrainant pas une crise de douleur.

Thérapies non médicamenteuses

Plusieurs études ont rapporté que les thérapies non médicamenteuses facilitent la réduction et la tolérance de la douleur. Il s’agit notamment de la méditation, de la relaxation, de la thérapie cognitivo-comportementale et la répartition des activités.

Ces thérapies aident le patient à bien fonctionner, dans la mesure où il peut en faire plus, tout en profitant davantage de la vie. Certaines recherches effectuées récemment rapportent que ces techniques peuvent également être efficaces, à l’instar de la thérapie médicamenteuse.

Aides à la marche, acupuncture et chiropraticien

Le recours à la marche ainsi qu’à d’autres aides à la marche peut contribuer à la réduction de la douleur, à l’amélioration de l’équilibre et à rendre le patient plus mobile. Il a été rapporté également que les techniques d’acupuncture et de manipulation chiropratique, peuvent aider certains sujets atteints de lombalgie causée par une sténose spinale.

Chirurgie

Le médecin recommande l’intervention chirurgicale en cas de grande faiblesse dans une jambe ou un bras, ou en cas de perte du contrôle de la vessie ou des intestins à cause de la sténose spinale. La chirurgie consiste dans ce cadre, à réduire immédiatement la pression. Autrement dit, elle permet d’améliorer la fonction des jambes et des bras, et d’assurer le maintien de la santé de la colonne vertébrale.

Cependant, la chirurgie ne peut apporter de changement à la cause sous-jacente de la sténose spinale. Cela traduit que le problème peut toutefois réapparaitre. Dans certains cas, la douleur persiste, ou même s’aggrave après l’intervention chirurgicale.

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