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Syndrome de Kallmann : Causes, Symptômes et Traitements

Connu également sous le nom du syndrome Kallmann de Morsier, le syndrome de Kallmann est une maladie rare qui se traduit par l’absence des hormones sexuelles (hypogonadisme). Il est provoqué par l’anosmie (perte de l’odorat) et une carence en hormone de libération des gonadotrophines GnRH. Touchant plus les individus de sexe masculin, cette affection provient d’une anomalie du développement fœtal, dont l’origine est génétique. En quoi consiste le syndrome de kallmann ? Quels sont les causes et symptômes de cette maladie ?

Définition et Historique du syndrome de kallmann

Définition

Le syndrome de kallmann est une affection génétique du développement fœtal, qui associe la perte de l’odorat et l’hypogonadisme central. Il est caractérisé par l’absence ou le retard de la puberté, accompagné(e) d’une atteinte de l’odorat. Le syndrome de Kallmann est aussi appelé :

  • Dysplasie olfacto de Morsier ;
  • Hypogonadisme d’origine hypothalamique avec anosmie ;
  • Syndrome de kallmann de Morsier.

En effet, plusieurs autres anomalies, n’ayant aucun lien physiopathologique direct avec le syndrome de kallmann, comme une fente du palais buccal ou de la lèvre supérieure, les syncinésies controlatérales d’imitation, l’agénésie rénale, voire la surdité, peuvent être liées à cette affection chez d’autres patients, en fonction du gène portant la mutation en cause.

Historique

Le syndrome de kallmann a été décrit la toute première fois par Aureliano Maestre de San Juan, médecin ophtalmologiste espagnol, en 1856. Celui-ci a identifié une corrélation entre l’hypogonadisme et le dysfonctionnement du système olfactif. Plus tard en 1944, le généticien allemand Franz Josef Kallmann a décrit quelques cas de sexe masculin, suggérant une cause génétique (c’est-à-dire une hérédité liée au chromosome X).

Ensuite, plusieurs formes génétiques du syndrome ont été étudiées : forme automatique récessive ou dominante, forme récessive en rapport avec le chromosome X, forme en lien avec l’anomalie simultanée dans certains gènes (la forme oligogénique). Ainsi, dès 1991, les différents gènes inclus dans le syndrome de Kallmann ont été identifiés.

Quelles sont les causes du syndrome de kallmann ?

Le syndrome de kallmann est causé par des anomalies génétiques dans différents gènes. Il s’agit des gènes : ANOS1 (forme familiale associée au chromosome X, dont uniquement les garçons sont malades), PROKR2 (forme oligogénique ou forme autosomique), FGFR1 (forme autosomique dominante, dans laquelle autant les garçons que les filles peuvent être malades, mais spontanément fertiles sans aucun traitement hormonal de substitution), PROK2, SOX10, FGF8,et le gène CHD7.

Les mutations intervenant dans ces différents gènes engendrent des troubles au niveau du système olfactif. Plus encore, elles entraînent une migration embryonnaire interrompue des neurones chargés de synthétiser l’hormone GnRH, depuis l’épithélium jusqu’au niveau hypothalamique du cerveau.

Comment se manifeste le syndrome de kallmann ?

Chez les deux sexes, le syndrome de kallmann se manifeste par une perte partielle ou totale de l’odorat et une absence de puberté spontanée. Les symptômes rares sont :

  • l’agénésie rénale unilatérale ;
  • la fente palatine ou labiale ;
  • l’agénésie dentaire ou des mouvements involontaires persistants après l’enfance ;
  • le déficit auditif.
Fente labiale – © Crédit : informationhospitaliere.com

Toutefois, il existe d’autres symptômes qui varient suivant le sexe.

Chez le sexe masculin, le syndrome de kallmann se manifeste par :

  • un dysfonctionnement érectile ;
  • la baisse de la libido ;
  • une réduction du volume testiculaire (<4 ml) ;
  • la stérilité ;
  • la réduction de la masse musculaire et de la densité osseuse.

Chez le sexe féminin, ce syndrome se manifeste par :

  • la stérilité ;
  • un développement incomplet des seins ;
  • l’anovulation ;
  • l’aménorrhée primaire.

En quoi consiste le diagnostic du syndrome de kallmann ?

Plusieurs cas du syndrome de kallmann sont diagnostiqués à la puberté, puisqu’il y a généralement une anomalie dans le développement sexuel.

À cet effet, le diagnostic de cette affection comprend :

  • La détermination du niveau des hormones : FSH et LH, estradiol et testostérone ;
  • Les études génétiques afin de détecter la mutation à l’origine de la maladie ;
  • L’évaluation de l’odorat : l’usage de la résonance magnétique peut-être utile dans ce contexte.

Comment traiter le syndrome de kallmann ?

La prise en charge consiste à déclencher le développement pubertaire normal, tout en administrant des œstro-progestatifs chez les filles, et de la testostérone chez les garçons. Pour éviter les complications telles que l’insuffisance en hormones sexuelles et l’ostéoporose, ce traitement hormonal doit être effectué aussi à l’âge adulte.

Chez les patients souhaitant concevoir, le traitement de l’infertilité consiste à administrer par pompe, l’hormone hypothalamique (GnRH) qui leur manque.

Pour ce qui est de l’anosmie, il n’existe pas encore un traitement spécifique.

Est-il possible d’avoir d’enfants lorsqu’on est atteint du syndrome de kallmann ?

L’usage des hormones de façon exogène est susceptible d’activer la gamétogenèse, et par conséquent la fertilité chez les personnes atteintes du syndrome de kallmann.

Cependant, étant donné que ce trouble est génétique, pour éviter de le transmettre aux enfants, il est conseillé d’utiliser des techniques de diagnostic génétique préimplantatoire.

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