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Syndrome de Klinefelter : Causes, Symptômes et Traitements

Les maladies chromosomiques sont des pathologies causées par des anomalies, au niveau des chromosomes. Cette anomalie peut être une altération d’un chromosome, sur lequel manque un gène : on parle d’anomalie de structure. Il peut également s’agir d’une altération du caryotype, avec un chromosome entier, absent ou présent plusieurs fois : on parle d’anomalie du nombre. Plusieurs maladies génétiques graves ou pas, causées par ces anomalies, touchent de nombreuses personnes dans le monde. Parmi celles-ci, le syndrome Triple X, la trisomie 13, la trisomie 18, le syndrome de Down, etc. Ici, nous parlerons du syndrome de Klinefelter, qui ne touche que les hommes. Ce syndrome se manifeste principalement par une infertilité du patient et un retard pubertaire. Quelles sont les causes et manifestations de cette maladie ? Focus sur le syndrome de Klinefelter.

Définition du syndrome de Klinefelter

Le syndrome de Klinefelter qu’on appelle encore 47,XXY, est une anomalie génétique, plus particulièrement, une aneuploïdie caractérisée chez le sujet mâle, par un chromosome sexuel X supplémentaire. Cette condition ne touche que le caryotype masculin qui présente deux chromosomes X et un chromosome Y, autrement dit 47 chromosomes au lieu de 46. La formule chromosomique d’un garçon atteint du syndrome de Klinefelter s’écrit donc de la forme suivante «47,XXY ». Une situation qui est à l’origine d’un hypogonadisme hypergonadotrope, chez le garçon.

Le syndrome de Klinefelter – © Crédit : informationhospitaliere.com

Cela conduit donc à une sécrétion insuffisante en testostérone, l’hormone sexuelle masculine, par atteinte des tubes séminifères.

Pour la petite histoire, c’est Klinefelter qui a décrit en 1942 pour la première fois, le tableau clinique de cette condition, après qu’il ait observé un retard pubertaire chez des garçons au morphotype atypique. Ce retard était caractérisé au niveau du phénotype par un pénis de taille normale, de petits testicules, une gynécomastie, une grande taille, une pilosité et un tissu adipeux à répartition féminine (cuisses, hanches).

S’ajoutent à ces différences phénotypiques, une stérilité et de nombreuses complications somatiques (troubles de l’appareil locomoteur, troubles thyroïdiens, diabète, insuffisance veineuse, dystrophie myotonique). La stérilité chez les sujets atteints du syndrome de Klinefelter est en général irréversible, puisqu’elle est due à une azoospermie par hyalinisation des tubes séminifères.

Bien qu’il soit une pathologie génétique, le syndrome de Klinefelter n’est pas héréditaire ou hérité des parents. Il survient suite à une erreur produite au hasard, au cours de la division cellulaire de la cellule de sperme ou d’œufs. Cette dernière, qui est responsable de la formation du fœtus.

Différentes variantes du syndrome de Klinefelter

Le syndrome de Klinefelter est une anomalie qui survient chez certains garçons, en raison d’un chromosome X supplémentaire pendant la formation d’un sperme ou d’une cellule d’œufs. Cependant, il est possible parfois qu’il y ait plus d’un chromosome X complémentaire. Ce sont tout de même des situations très rares. La probabilité que survienne chaque variante du syndrome de Klinefelter chez les mâles nouveau-nés est estimée comme suit :

  • 1 cas sur 500 mâles nouveau-nés, pour la variante qui présente un chromosome X supplémentaire (XXY) ;
  • 1 cas sur 50.000 mâles nouveau-nés, pour la variante qui présente deux chromosomes de X supplémentaires (XXXY) ;
  • 1 cas sur 85.000-100.000 mâles nouveau-nés, pour la variante qui présente trois chromosomes de X supplémentaires (XXXXY).

Ces différentes variantes du syndrome de Klinefelter sont très rares, car elles arrivent en raison des erreurs qui se produisent au hasard.

Quels sont les facteurs de risque de la maladie ?

L’erreur qui conduit à la production du chromosome X supplémentaire, semble être due au hasard et n’est pas héréditaire. Cependant, il existe certains facteurs qui augmentent le risque qu’arrive cette erreur. Tout d’abord, les garçons avec une mère plus âgée, peuvent avoir (comme c’est le cas avec la plupart des pathologies génétiques) légèrement un plus grand risque du syndrome de Klinefelter par rapport à d’autres mâles nouveaux nés qui ont des mères plus jeunes.

Toutefois, dans presque la moitié des cas de syndrome de Klinefelter, la cause provient d’une erreur du chromosome X, du sperme du père et n’est donc pas liée à l’âge de la mère. Ainsi, il est possible que l’âge avancé du père soit également lié à un risque accru du syndrome. Il existe des théories sur l’existence d’autres facteurs de risques liés au syndrome de Klinefelter et la recherche actuelle travaille pour les vérifier.

Une compréhension plus claire et profonde du syndrome de Klinefelter ainsi que les causes de cette erreur, pourront potentiellement mieux aider dans sa prévention.

Causes du syndrome de Klinefelter

Chaque être humain possède normalement 46 chromosomes, répartis en paires de deux. Parmi celles-ci, il y en a deux qui déterminent le sexe de la personne et sont ainsi dénommés, les chromosomes sexuels. La mère est chargée de donner un chromosome X à son enfant et le père quant à lui, peut donner un chromosome Y pour un descendant mâle ou aussi fournir un autre chromosome X, pour un descendant de sexe féminin.

Un garçon touché par le syndrome de Klinefelter a un chromosome X supplémentaire, qui est censé être provoqué par une erreur, due au hasard. Cette dernière survient généralement pendant la méiose, lorsque la cellule se divise pour produire le sperme chez le père, ou la cellule d’œufs dans la mère. Ainsi, les origines de cette anomalie se trouvent au niveau de la méiose des gamètes du patient, lorsque les chromosomes sexuels ne se répartissent pas comme cela se devrait.

Une autre forme du syndrome dénommé « mosaïque », a ses origines lors de la mitose. Le nombre de personnes atteintes par cette forme représente à peu près, 10 % des cas de syndrome de Klinefelter.

En effet, les patients dits « mosaïque » n’ont pas toutes les cellules atteintes par l’anomalie chromosomique et sont donc pour certains parmi eux, en mesure d’avoir des enfants.

Fréquence du syndrome de Klinefelter

Il est important de souligner que de nombreuses personnes portent le caryotype anormal du syndrome de Klinefelter, sans être réellement affectées par la pathologie (hormis leur infertilité). On estime que le syndrome de Klinefelter touche un individu sur 500 à 1 000 naissances masculines. Le caryotype 47,XXY représente 80% des cas de Klinefelter, tandis que les caryotypes 48,XXXY, 48,XXYY et 49,XXXXY et autres mosaïques constituent 20 % des cas.

Les patients diagnostiqués avant l’âge adulte n’atteignent pas 10 % des personnes atteintes du syndrome et il est d’ailleurs fort probable que seul un quart des cas, soit effectivement dépisté dans le monde.

Symptômes du syndrome de Klinefelter

Le syndrome de Klinefelter est une pathologie génétique, qui regroupe tout ou partie de l’ensemble des symptômes suivants :

  • Une taille généralement plus grande que la fratrie ;
  • Une possibilité d’apparition de troubles d’apprentissage du langage ou de la lecture, pendant l’enfance ;
  • La possibilité que survienne un retard pubertaire ;
  • Des testicules qui ont une taille plus petite à partir de la puberté ;

Par ailleurs, il est possible s’il existe à l’adolescence un manque de testostérone, qu’on remarque :

  • Une faible pilosité ;
  • Un développement des glandes mammaires ou gynécomastie ;
  • Un manque de tonus musculaire ;
  • Une ostéoporose à l’âge adulte ;
  • Un émail dentaire fragile.

En outre, il est possible que vous remarquiez un retard mental, généralement de type modéré chez le patient. Il est également possible que le patient ait des épisodes convulsifs. Aussi, de nombreuses études ont cité les troubles psychiatriques dans le syndrome de Klinefelter et l’ont classé au même titre que les autres symptômes.

Complications liées au syndrome de Klinefelter

La première et principale complication liée au syndrome de Klinefelter est l’apparition d’une infertilité. Retenez également que le risque de mourir n’est pas négligeable. En effet, pour des raisons cardiovasculaires, neurologiques ou pulmonaires, les sujets peuvent perdre la vie.

Le risque de développer un cancer du sein ou encore, celui d’être atteint d’une maladie thrombo-embolique, de diabète ou d’ostéoporose, augmente grandement chez ces patients.

Diagnostic du syndrome de Klinefelter

Diagnostiquer le syndrome de Klinefelter est parfois difficile et se fait de manière tardive. Il est toutefois possible de poser un diagnostic prénatal de cette pathologie. Le médecin le fait lorsqu’une analyse du caryotype est effectuée pour d’autres raisons, comme un âge maternel avancé.

En ce qui concerne le diagnostic post-natal, il commence d’abord par une prise de sang, qui permet d’analyser le nombre de chromosomes sur des cellules sanguines et de le confirmer. Le médecin propose alors une consultation génétique médicale, à la famille. Il procédera alors à un examen clinique complet et parfois des examens sanguins. Ils sont nécessaires et aident dans la recherche d’autres troubles associés.

Dès que le mâle atteint la puberté, il est capital qu’il y ait une étroite connexion entre l’endocrinologue et le spécialiste en fertilité. Ce diagnostic se fait à l’aide du caryotype, mais il est beaucoup plus délicat, en face d’un cas de mosaïques.

Le choix de faire le diagnostic du syndrome de Klinefelter, est décidé à l’examen clinique d’un adolescent ayant de petits testicules et une gynécomastie. De nombreux mâles adultes sont diagnostiqués au cours d’un bilan d’infertilité.

Traitement du syndrome de Klinefelter

Comme c’est le cas pour la plupart des pathologies chromosomiques, il n’existe pas un traitement qui permette de traiter définitivement les manifestations de ce syndrome. Cependant, en cas de nécessité, appliquer un traitement hormonal de remplacement de la testostérone, peut booster la puberté par l’augmentation de la pilosité, ainsi qu’une voix grave.

Il faut également retenir que le traitement hormonal à base de testostérone, à partir de la puberté, améliore certes les symptômes, mais ne règle pas le problème de l’infertilité. Ce traitement peut également prévenir certaines complications tardives, comme l’ostéoporose.

En ce qui concerne les enfants qui présentent des difficultés d’apprentissage, il est possible de mettre en place une prise en charge précoce et classique en orthophonie et en ergothérapie, ce qui pourrait les aider.

Il est possible pour les cas de gynécomastie importante et invalidante, de faire recours à une chirurgie plastique. Par ailleurs, on peut également pratiquer une exérèse des petits testicules, pour les sujets qui ne supportent pas cet état. Il s’agira donc de mettre en place des prothèses testiculaires.

En ce qui concerne le principal problème que pose ce syndrome, notamment l’infertilité, la prise en charge est faite par les équipes d’assistances médicales à la procréation (AMP). Ces dernières déterminent le degré d’infertilité ainsi que les différentes possibilités qui en découlent. Il peut s’agir de la fécondation in vitro et injection intracytoplasmique de spermatozoïdes ; l’adoption ou encore, de l’insémination artificielle avec donneur. A la puberté, il faut que les spécialistes prodiguent aux garçons atteints de cette pathologie, des conseils de préservation de la fertilité.

Le syndrome de Klinefelter est une anomalie chromosomique fréquente, qui atteint uniquement les hommes. Ce syndrome n’est pas héréditaire, il est dû à une erreur totalement hasardeuse, qui survient pendant la séparation des chromosomes sexuels lors de la méiose. Ses symptômes sont principalement un retard pubertaire, un retard mental, des troubles du langage et de l’apprentissage. Même s’il n’y a pas encore un traitement spécifique pour y remédier, il existe différents moyens pour corriger certains symptômes. Le plus réputé est une supplémentation en testostérone.

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