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Traumatisme crânien : définition, symptômes et traitements

Le cerveau est l’un des organes les plus sensibles de l’organisme humain. Il régule toutes les fonctions vitales du corps. De ce fait, le moindre trouble qui l’affecte peut avoir des conséquences très graves. C’est pour cela qu’il est protégé par trois systèmes antichocs. En premier, il y a la boîte crânienne qui constitue une protection solide. Il y a ensuite les 3 membranes des méninges ainsi que le liquide céphalo-rachidien, qui permettent d’amortir les chocs et de réduire les risques de lésion. Malgré cela, certains coups violents arrivent à causer des troubles plus ou moins graves selon le cas. On parle alors de traumatisme crânien. Que savoir sur ce trouble qui peut s’avérer fatal ?

Présentation du traumatisme crânien

On parle de traumatisme crânien, lorsqu’un individu reçoit un choc violent au niveau du crâne et de la tête. La survenue d’un traumatisme crânien peut entraîner une atteinte transitoire, voire définitive du cerveau ou même du tronc cérébral. Ces atteintes se traduisent, le plus souvent, par une destruction des neurones et de leurs prolongements.

Les traumatismes crâniens entraînent généralement des lésions. Ces dernières sont liées à un contact brusque entre la boîte crânienne et le tissu cérébral. Cela s’explique par un choc direct ou indirect reçu au niveau du cerveau : c’est le traumatisme fermé. Il existe aussi un traumatisme crânien « ouvert ». Ce dernier peut être la conséquence d’un objet tranchant qui pénètre la boîte crânienne ou d’une fracture ouverte de l’os du crâne.

Dans la plupart des cas, les lésions sont d’origine osseuse. Elles sont habituellement accompagnées d’un déplacement du cerveau. Contrairement à ce que l’on pourrait penser, ces lésions n’ont pas forcément des retombées graves. Par ailleurs, certaines complications peuvent survenir en cas de lésions du cerveau ou d’enfoncement.

Quand le traumatisme crânien ne provoque pas une lésion cérébrale, sa prise en charge ne nécessite pas de traitement spécifique. Il disparaît tout seul. Par contre, en cas de lésion cérébrale, le patient peut être exposé à un dysfonctionnement cérébral ou même perdre connaissance. La prise en charge de cette forme de traumatisme crânien a pour but de fournir suffisamment d’oxygène au cerveau, afin que sa pression interne reste normale.

Accidents de la route (plus de 70 % des cas), chutes, violences domestiques ou accidents sportifs peuvent expliquer la survenue d’un traumatisme crânien.

Les types de traumatisme crânien

La première couche de protection du crâne est le cuir chevelu. Ce dernier est richement vascularisé. Lorsque le cuir chevelu subit une lésion, on note la manifestation d’un important saignement (sans pour autant que d’autres éléments internes soient affectés). Grâce à leur résistance et leur épaisseur, les os du crâne assurent la protection du cerveau face au traumatisme crânien. Plusieurs couches de tissus (méninges) entourent également le cerveau. Les méninges renferment du liquide céphalorachidien qui assure aussi la protection du cerveau.

Ainsi, la grande majorité des coups ou chocs reçus au niveau de la tête n’engendre pas de lésions du cerveau. À l’inverse, il existe certains traumatismes crâniens qui atteignent le cerveau. Cela s’explique par une agitation, un phénomène d’accélération-décélération ou une secousse. Quand le traumatisme crânien n’affecte pas le cerveau, il est qualifié de mineur.

Traumatismes crâniensmineurs

Les formes de traumatismes crâniens mineurs sont au nombre de quatre.

  • Un simple coup sur la tête

Cela se traduit habituellement par la présence d’une bosse.

  • Une commotion cérébrale

Elle résulte d’un étirement de la matière nerveuse (se situant à l’intérieur de la boîte crânienne) suite au choc. Elle se traduit par une perte de connaissance du patient. Celle-ci peut durer moins de 360 minutes.

  • Les fractures mineures du crâne

Il est question de fractures mineures du crâne quand le cerveau n’est pas touché à la suite d’un traumatisme crânien. En dépit de la gravité des lésions externes, le cerveau ne subit aucun dommage.

  • Les lésions du cuir chevelu

Elles se caractérisent par d’importants saignements, la plupart du temps.

Par ailleurs, les traumatismes crâniens peuvent être aussi sévères.

Les traumatismes crâniens sévères

On parle de traumatismes crâniens sévères en cas de lésions cérébrales, autrement dit, quand le cerveau est atteint.

  • Les lacérations cérébrales

Provoquées par un choc violent sur la tête, elles désignent des ecchymoses du cerveau. Les contusions cérébrales peuvent être à l’origine d’atteintes neurologiques sévères.

  • Les lésions axonales diffuses

L’axone est un membre du cerveau qui assure la conduite du message nerveux vers d’autres cellules. Les lésions axonales découlent d’une importante rupture des fibres nerveuses. Les lésions neurologiques peuvent être considérables.

  • Les hématomes

Il s’agit d’une présence de sang à l’intérieur et autour du cerveau. On distingue l’hématome extradural qui est l’épanchement sanguin entre l’enveloppe la plus externe du cerveau et la voûte crânienne. Il y a ensuite l’hématome sousdural aigu qui se traduit par la présence sanguine entre les différentes enveloppes cérébrales. On a aussi l’hématome intracérébral qui est le résultat d’un regroupement de contusions qui entraîne la présence de sang dans le cerveau et enfin, l’hématome sousdural chronique. Notons que l’hématome extradural peut entraîner certaines complications comme le coma ou la mort.

  • L’hémorragie sousarachnoïdienne

L’écoulement sanguin a lieu entre l’arachnoïde et la pie-mère.

  • Les lacérations cérébrales

Elles découlent de la présence de fragments d’os enfoncés dans le cerveau suite à une fracture crânienne. Elles désignent des déchirures ayant lieu au niveau du tissu cérébral.

En outre, on peut parler des fractures majeures du crâne. La survenue de celles-ci peut être précédée de lacérations, d’hématomes ou de contusions. Elles peuvent être également associées à un risque d’infection ou une embarrure. Dans le premier cas, on assiste à une infection du liquide céphalorachidien en particulier et du cerveau en général. Un abcès cérébral ou une méningite posttraumatique sont les principaux troubles auxquels est exposé le patient.

Traumatisme crânien : Causes et facteurs de risque du trouble

Les fractures du crâne et lésions du cuir chevelu découlent généralement d’un impact direct. Par contre, il existe des cas de lésions cérébrales profondes qui ne sont pas liés au fait que la tête ait été heurtée. Tel est le cas lors d’un phénomène d’accélérationdécélération. Dans de pareils cas, aucune blessure à la tête n’est visible. On peut donner l’exemple du freinage brutal ou encore du syndrome de bébé secoué.

En ce qui concerne les principaux facteurs de risque du traumatisme crânien, on peut citer :

  • Les accidents de travail ;
  • Les accidents liés aux activités sportives comme le rugby ;
  • Les chutes (particulièrement chez les jeunes enfants et les individus âgés) ;
  • Les armes à feu.

On pourrait également parler des violences conjugales, des rixes et des agressions.

Symptômes du traumatisme crânien

La nature des symptômes de ce trouble crânien est fonction de son degré de gravité. Dans tous les cas, que le choc paraisse minime ou pas, une prise en charge immédiate est impérative. Par ailleurs, il peut arriver qu’au départ, les traumatismes crâniens ne donnent lieu à aucun symptôme et que plus tard on assiste à la manifestation des symptômes aigus et chroniques. Tel est le cas de certaines démences provoquées par un hématome cérébral. On peut également donner l’exemple du syndrome de Clavel.

Traumatisme crânien mineur

En cas de traumatisme crânien mineur, le patient peut présenter différents symptômes, comme :

  • Des maux de tête ;
  • Une irritabilité (fréquente chez les enfants) ;
  • Une bosse à la tête ;
  • Des nausées qui peuvent parfois engendrer des vomissements ;
  • Une perte de connaissance temporaire ;
  • Des vertiges ;
  • Une amnésie transitoire.

Lorsqu’il s’agit d’une commotion cérébrale, quelques jours après son apparition, la personne atteinte peut se plaindre de fatigue, de troubles du sommeil, d’étourdissements, de dépression et de difficultés à raisonner ou à penser. Se concentrer peut être difficile pour elle. Elle peut également développer des signes de l’anxiété.

Traumatisme crânien sévère

De nombreux signes peuvent indiquer quand un individu souffre d’un grave traumatisme crânien.

La suite du choc est directement précédée d’une perte de connaissance. Cette dernière peut s’étendre sur des jours et même finir par un état de coma. Lorsqu’une fracture du crâne se produit, on peut assister à un écoulement sanguin à travers les narines ou les oreilles. Quand la fracture est localisée à la base du crâne, l’écoulement sanguin peut toucher systématiquement les deux organes (oreille et nez).

Le réveil du patient est marqué par des vomissements, une somnolence, des convulsions et un état d’inquiétude. Le patient pourrait même avoir du mal à bouger ou à sentir la présence de certaines parties de son corps. Souvent, il ne parvient pas à reconnaître son entourage ni son environnement. Il a du mal à s’exprimer et sa vision devient floue.

Des jours après son réveil, le patient peut toujours présenter :

  • Des troubles de l’équilibre ;
  • Une amnésie ;
  • Des difficultés auditives ;
  • Des difficultés dans la gestion des émotions ;
  • Des difficultés de concentration ;
  • Des difficultés de langage.

Le risque de persistance de ces troubles est élevé.

Traumatisme crânien : Évolution de la pathologie

Il est possible de se rétablir complètement à la suite d’un traumatisme crânien mineur. On assiste fréquemment, à un syndrome postcommotionnel, les jours précédant la survenue du choc. Le rétablissement précède les épisodes de syndrome postcommotionnel. Les victimes de commotion cérébrale sont exposées à un risque de récidive. Il serait donc prudent de limiter, voire d’éviter les activités pouvant favoriser le déclenchement du traumatisme.

Quant au traumatisme crânien sévère, on peut assister à un rétablissement ou au décès du patient. La période du rétablissement peut prendre 6 mois. À long terme, les potentielles séquelles sont :

  • Des troubles du sommeil ;
  • Une amnésie (la perte de mémoire ici est liée aux événements antérieurs à l’accident. Le patient a du mal à se créer de nouveaux souvenirs) ;
  • Les crises convulsives ;
  • Une perte de l’odorat ;
  • Une aphasie ;
  • Une baisse de la fonction intellectuelle.

Le patient est aussi exposé à des sauts d’humeur ou des difficultés de vision. Il perd la motivation qu’il avait autrefois.

Diagnostic du traumatisme crânien

Une fois arrivé à l’hôpital, le médecin fait subir au patient un examen médical. Cet examen vise à constater les éventuels signes d’un trouble neurologique. Le médecin procède par la suite à un entretien avec le patient ou avec son entourage. L’objectif de cet entretien est de déterminer les circonstances dans lesquelles s’est produit l’accident et les symptômes présentés par le patient, afin d’identifier la nature de la lésion.

Suite au contrôle des fonctions vitales, le médecin réalise une imagerie cérébrale. Il peut opter pour une IRM ou une radiographie standard. Il effectue également un bilan neuropsychologique pour observer l’état de motricité et de conscience du patient. À l’instar de ces différentes analyses, la réalisation d’un examen électrophysiologique est envisageable.

Traitement du traumatisme crânien

Pour prendre en charge le patient, le médecin doit obligatoirement tenir compte des circonstances dans lesquelles s’est produit le traumatisme.

En cas de traumatisme crânien mineur, il est crucial d’effectuer une surveillance du patient toutes les 24 heures. Lorsque le traumatisme est grave, une hospitalisation en soins intensifs ou en réanimation est indispensable. En présence d’un hématome ou d’un œdème, le médecin doit réaliser une intervention chirurgicale ou une chirurgie décompressive.

Afin de prévenir les complications, le médecin pratique, au moyen d’imagerie, une surveillance clinique. Lorsqu’une lésion de la colonne vertébrale est associée au traumatisme crânien, une immobilisation de la nuque ou une traction sont envisageables.

Par ailleurs, en absence de lésions, le patient peut être appelé à retourner à son domicile. Cependant, son attitude et ses réactions seront scrutées à la loupe par son entourage. La surveillance dure 24 heures. La réapparition des symptômes du traumatisme devrait amener le médecin à hospitaliser le patient.  

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