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Trompes de Fallope : Définition, rôle et maladies possibles

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Trompes de Fallope : Définition, rôle et maladies possibles
Système reproducteur de la femme avec les trompes de Fallope

Ayant pris le nom de l’anatomiste Gabriel Fallope, les trompes de Fallope sont des organes très sensibles. Ainsi, elles sont d’une haute importance dans le processus de grossesse. Caractéristiques, structure, rôles et maladies, découvrez toutes les informations utiles sur les trompes utérines !

Trompes de Fallope : définition, caractéristiques et fonctions

Communément appelées trompes utérines, les trompes de Fallope sont des canaux chargés du transport de l’œuf ou de l’ovule, vers l’utérus. En effet, une fois un nouvel ovule libéré par l’ovaire, celui-ci parcourt le long de la frange ovarienne pour finir dans l’une des trompes de Fallope.

À cette première destination, l’ovule est fécondé par un spermatozoïde venant de l’homme. Cette étape franchie, il devient un zygote. Ce dernier descend ensuite le long de la trompe. Il est propulsé par les cils situés autour de sa paroi interne. Ce voyage va le mener jusque dans l’utérus, sa destination finale.

Caractéristiques physiques des trompes utérines

Les trompes de Fallope forment une paire. Elles sont localisées entre l’ovaire et l’utérus. En termes de positionnement, elles sont placées de façon symétrique par rapport à la ligne médiane du corps. 

Par conséquent, chacune de ces trompes couvre la distance partant de la partie supérieure et latérale de l’utérus pour se prolonger à chaque ovaire. Sur le plan structurel, les trompes utérines font une longueur variant de 10 à 14 centimètres.

Par ailleurs, elles sont tripartites, à savoir :

  • une partie angulaire ;
  • une partie isthmique ;
  • une partie ampullaire.

Pour ce qui est de la partie angulaire, elle se trouve au niveau de l’utérus. D’ailleurs, ce dernier possède une connexion résistante avec cette partie des trompes de Fallope.

La deuxième partie, celle isthmique, est située entre la zone angulaire et celle ampullaire de la trompe de Fallope. Elle se compose d’un conduit mince et long. Quant à la dernière partie, elle correspond à l’extrémité ouverte touchant l’ovaire. Elle est sous la forme d’un pavillon composé de franges épaisses, mobiles et irriguées.

Les trompes de Fallope sont dotées d’une paroi interne étroite, plissée et recouverte de cellules ciliées. Elles possèdent aussi un ligament large situé entre une partie des trompes et les ovaires. Cet organe intermédiaire a pour rôle d’établir et de maintenir une relation entre les trompes et les ovaires. 

Quelles sont les différentes fonctions des trompes utérines ?

Au vu de leurs caractéristiques, les trompes de Fallope jouent plusieurs rôles dans la reproduction humaine. Ces fonctions sont au nombre de deux paires.

Premier rôle : les trompes utérines sont chargées de la réception de l’ovocyte. En effet, le pavillon des trompes recueille l’ovocyte expulsé par l’ovaire lors de l’ovulation. Il faut souligner que cette fonction est jouée plus précisément par le follicule ovarien.

Deuxième rôle : la structure des trompes de Fallope est parfaite pour la conduite des spermatozoïdes. Ces derniers voyagent à travers les trompes utérines pour atteindre l’ovocyte dans la partie ampullaire. Lors du déplacement des spermatozoïdes, ils en profitent pour achever leur maturation.

Troisième rôle : les trompes de Fallope offrent un environnement propice pour la fécondation. Elles réunissent toutes les conditions adéquates à la conception, laquelle va avoir lieu dans la partie ampullaire.

Quatrième rôle : les trompes sont aussi compétentes pour transporter l’œuf. Elles arrivent à accomplir cette mission grâce à leur structure. En effet, cette caractéristique leur permet d’acheminer l’ovocyte fécondé (œuf ou encore zygote) vers la cavité utérine en toute sécurité. Une fois implanté, il peut commencer son développement.

Trompes de Fallope : les éventuelles pathologies

À l’instar des autres parties de la zone génitale, les trompes utérines peuvent aussi subir des anomalies. Ce qui peut perturber le système reproducteur, voire entraîner un problème de fertilité.

Tandis que certaines de ces anomalies sont congénitales, d’autres surviennent chez les femmes d’un âge avancé. Les maladies pouvant résulter d’une telle situation sont nombreuses. Cependant, il en existe qui sont considérées comme principales.

L’occlusion des trompes de Fallope

Cette affection consiste en un ralentissement du mouvement de l’ovule dans la trompe de Fallope. Ce sont les adhérences autour de la trompe et/ou des ovaires qui gênent la circulation. Par conséquent, la mobilité de l’ovule et des spermatozoïdes est réduite, voire arrêtée à cause de l’obstruction des trompes de Fallope.

A priori, un fonctionnement sans faille de la trompe est la condition essentielle à la matérialisation d’une grossesse. Une étude à montrer que 15%des troubles de la fertilité chez la femme sont dus à des anomalies des trompes de Fallope.

L’occlusion des trompes de Fallope peut être aussi causée par le phénomène de l’hydrosalpinx. Il s’agit d’une obstruction des trompes par un liquide. Cette situation peut causer d’énormes dégâts sur le long terme.

L’occlusion des trompes peut être aussi due à une infection ascendante. Cette dernière peut s’établir à partir du vagin et remonter vers les trompes utérines et la cavité abdominale via l’utérus. Par conséquent, des anomalies et des cicatrices apparaissent dans le petit bassin.

Des fois, les trompes peuvent être dégagées et une occlusion peut quand même se réaliser. Cela est causé par la dilatation du tube et l’endommagement de la muqueuse et de la couche musculaire.

Parfois, cette affection est la résultante d’une déformation du système d’accueil de l’œuf. Le traitement de l’affection se fait en fonction de trois facteurs importants à savoir :

  • l’emplacement ;
  • la gravité ;
  • l’origine du problème.

Dans ce cas, la solution pratique est une microchirurgie. Cependant, cette opération peut occasionnellement être inadéquate pour remédier au problème.

En outre, une déformation des trompes utérines et une absence des plis de la muqueuse entraînent une ablation des trompes et untraitement de FIV.

Signes cliniques de la maladie

Ce problème des trompes de Fallope se manifeste par la présence d’anticorps contre la chlamydia dans le corps. Pour confirmer le diagnostic, certains examens médicaux sont réalisés. Il s’agit d’une hystérosalpingographie (HSG). Parfois, une laparoscopie avec tests tubaires (chromolaparoscopie) est aussi requise.

Causes de l’occlusion des trompes de Fallope

Au nombre des causes de cette affection, il y a les maladies sexuellement transmissibles, notamment la chlamydia et le gonocoque. Il y a également :

  • l’endométriose ;
  • les myomes ;
  • les anomalies congénitales ;
  • le tissu cicatriciel engendré par une chirurgie abdominale. 

Une Infection génitale haute (IGH) est aussi une cause de cette affection.

Traitements

Pour résoudre les problèmes d’occlusion des deux trompes de Fallope, il faut une microchirurgie. Cette opération favorise la stimulation de la fertilité. Évidemment, l’application de cette technique dépend essentiellement de la position des occlusions et de l’état général des trompes de Fallope.

Par contre, l’obstruction d’une seule trompe de Fallope peut être résolue par la prise des médicaments de stimulation d’ovulation. Cette solution sert à produire plusieurs ovules par cycle.

La suppression des obstructions ne résout pas automatiquement le problème de fertilité. Majoritairement, les femmes opérées des trompes de Fallope doivent avoir recours à une FIV par la suite.

Attention : une opération réussie ne garantit pas toujours l’apparition d’une grossesse. Néanmoins, la solution de la FIV a permis de réduire considérablement le nombre des opérations.

Inflammation du petit bassin

L’inflammation du petit bassin est une infection de la partie supérieure des organes reproducteurs de la femme. Pour cette raison, elle est encore appelée une Infection génitale haute. De manière générale, l’origine de cette maladie est une infection provenant du vagin.

Cette infection s’étend sur toute la partie supérieure, plus précisément les trompes de Fallope et la cavité abdominale. Elle le fait par le bais de l’utérus. Causée par les Maladies Sexuellement Transmissibles, cette affection peut endommager la paroi utérine, les ovaires et bien évidemment les trompes de Fallope.

Signes cliniques de la maladie

L’inflammation du petit bassin possède les symptômes suivants :

  • les saignements anormaux ;
  • les contractions ;
  • la fièvre.

Les douleurs sont aussi présentes dans la liste des symptômes de l’IGH.

Causes de l’inflammation du petit bassin

Habituellement, cette affection est causée par :

  • des anciens modèles de stérilets ;
  • des inflammations du petit bassin ;
  • des tissus cicatriciels dans les trompes de Fallope.

Les différents dommages subis par l’utérus sont aussi à l’origine de cette maladie. Par ailleurs, ces inflammations sont aussi engendrées par les bactéries introduites dans l’utérus lors de la pose d’un stérilet.

Bon à savoir : les MST sont également associées aux IGH. En effet, une chlamydia non traitée peut créer des dégâts permanents. Sur le long terme, ils finissent par aboutir à une IGH.

Traitements

Pour traiter une IGH, la malade doit prendre des antibiotiques. Cependant, si la maladie est assez grave, une laparoscopie ou une laparotomie peut s’avérer nécessaire. Elles consistent à enlever une partie du tissu cicatriciel (les adhérences).

Si l’utérus est endommagé, une hystéroscopie est la solution pratique pour le restaurer. Cependant, il est possible que cette procédure échoue. Le cas échéant, la patiente peut toujours faire appel à l’utérus d’une mère porteuse.

Malformations de l’utérus et du vagin

Les anomalies mullériennes sont l’une des principales raisons de la réduction de la capacité à tomber enceinte. Ce sont des problèmes congénitaux du vagin ou de l’utérus. Ces derniers empêchent l’arrivée à terme de l’embryon.

Il existe différentes sortes d’anomalies mullériennes, à savoir :

  • utérus bicorne ;
  • utérus unicorne ;
  • absence d’utérus.

Il arrive qu’une absence de col et/ou de trompes utérines soit notable dans le corps de la femme.

Signes cliniques de la maladie

Lorsque l’anomalie congénitale est bénigne, cette affection peut être asymptomatique. Pour le découvrir, il faut un examen gynécologique. Néanmoins, il y a des symptômes indicateurs de la présence d’un trouble congénital.

Ce sont :

  • une absence prononcée de menstruation ;
  • une apparition d’autres troubles du cycle menstruel ;
  • une sensation de forte douleur.

 Par exemple, une anomalie du col ou de son orifice provoquerait un effilement du flux menstruel. Par conséquent, une augmentation de la pression est constatée sur le long terme.

Examens médicaux

Les examens gynécologiques des organes génitaux féminins requis pour déterminer la présence d’une anomalie sont :

  • l’échographie transvaginale ;
  • l’hystérosalpingographie ;
  • la cœlioscopie.

À cette liste s’ajoutent trois autres tests médicaux tels que l’hystéroscopie, le scanner et l’IRM.

Causes des anomalies congénitales

Les troubles congénitaux sont portés par les malades depuis leur naissance. Ils peuvent être de nature génétique ou non. Parfois, ils surviennent à la suite de traitements médicamenteux.

Par exemple, le Diéthylstilbestrol (DES) était prescrit pour éviter les fausses couches dans les années 1950. Cependant, les femmes qui en ont utilisé ont eu des filles présentant des malformations génitales (utérus, col ou vagin).

Traitements

Pour traiter cette affection congénitale, l’hystéroscopie semble être une très bonne solution. Elle consiste en la suppression de la cloison utérine. En dehors d’une intervention chirurgicale, il y a aussi les techniques de reproduction assistée.

Cette solution innovatrice offre des possibilités pour venir à bout des problèmes de stérilité engendrés par les anomalies congénitales.

Cancer de la trompe de Fallope : que faut-il savoir ?

Habituellement, le cancer de la trompe de Fallope passe inaperçu. En d’autres termes, il ne cause aucune souffrance à la personne malade. Tout au moins, cette tumeur est asymptomatique lors des premiers stades.

Lorsque les signes et les symptômes apparaissent, le cancer est déjà dans une phase terminale. Par conséquent, ils entraînent des changements dans le corps. Ces signes cliniques sont :

  • la constipation ;
  • la fatigue ;
  • une sensation de lourdeur ou de plénitude au niveau de l’abdomen ;
  • une masse remarquable dans l’abdomen ou le bassin ;
  • des pertes vaginales de couleur claires, blanches ou teintées de sang ;
  • une perte de poids et des changements digestifs ;
  • des douleurs durant les rapports sexuels.

Outre ces symptômes ci-dessus, la porteuse du cancer de la trompe de Fallope ressent des troubles de la vessie. Il s’agit entre autres d’un besoin pressant d’uriner assez fréquent.

Des douleurs aux jambes, au bas du dos, au bassin ou à l’abdomen peuvent aussi apparaître. Elles sont souvent accompagnées de saignements vaginaux irréguliers et abondants. Ces derniers surviennent après la ménopause ou après les menstruations.

Les trompes de Fallope sont donc des organes incontournables dans la santé reproductive. Au cours de la conception d’un bébé, elles tiennent les principaux rôles. Cependant, elles ne sont pas invulnérables. Pour cette raison, si vous ressentez l’un des symptômes cités ci-dessus, consultez immédiatement un gynécologue !