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Troubles de l’affectivité et de la thymie : causes et conséquences

Encore connus sous le nom de troubles de l’émotion, les troubles de l’affectivité et de la thymie touchent deux importantes composantes de la psychologie : l’humeur ainsi que les affects. Même si elles sont diverses, les causes et les conséquences de ces troubles ne sont généralement pas très différentes.

Troubles de l’affectivité et de la thymie : qu’est-ce que c’est ?

Pour mieux comprendre les troubles émotionnels, il est essentiel de comprendre chacun de ses composants : la thymie et les affects.

La thymie

L’humeur ou thymie est une disposition affective de base. C’est elle qui donne lieu aux éprouvés qui peuvent être agréables ou désagréables tout en oscillant entre les deux pôles extrêmes du plaisir et de la douleur. Lorsqu’elle est normale, on parle alors d’euthymie. Toutefois, elle devient pathologique quand elle est expansive ou hyperthymique, triste, voire mélancolique.

L’humeur dépressive se définit comme un éprouvé négatif de la relation du sujet au monde et à lui-même. Généralement, le patient a le sentiment que sa vie est un échec, qu’il n’y a plus aucun espoir. Il peut aussi perdre du plaisir et de l’intérêt aux personnes ou activités qu’il apprécie d’habitude.

L’humeur dépressive est généralement observée au cours du syndrome dépressif ou anxio dépressif. Lorsqu’il s’agit d’un syndrome mélancolique, l’éprouvé est encore plus pénible et poussé, voire paroxystique. Le patient est alors en douleur morale et les idées délirantes et suicidaires s’y associent généralement.

Quant à l’humeur expansive, elle a trait à l’euphorique, la joie, l’optimisme et une thymie conquérante. Cependant, ces éléments normalement anodins prennent une tournure pathologique. En termes plus simples, ils sont permanents, particulièrement exagérés ou injustifiés, non sélectifs (s’appliquent à n’importe quelle situation), mais incontrôlés. Les termes élation ou labilité de l’humeur sont utilisés pour qualifier cet état de choses. Il s’agit d’une importante caractéristique du syndrome maniaque.

Les affects

Les affects de base sont la peur, la colère, la surprise et le plaisir. Mais dans les troubles de l’affection et de la thymie, ils sont anormalement exagérés ou réduits, voire inexistants. Contrairement aux humeurs, les affects sont souvent plus éphémères et engendrés par des stimuli contextuels.

Voici quelques exemples de troubles de l’affection et de la thymie.

  • L’émoussement affectif: perte de plaisir ou d’intérêt, anesthésie affective, indifférence.
  • L’hypersyntonie: contact anormalement facile et familier avec des tiers.
  • L’anhédonie: perte de la capacité à éprouver du plaisir ou de l’intérêt.
  • L’athymhormie: perte de vitalité, inertie, froideur et manque d’élan.
  • La schizothymie: humeur froide et distante avec un repli sur soi.

Les troubles de l’affection et de la thymie sont fréquemment rencontrés au cours des maladies psychiatriques, mais il arrive également qu’ils soient l’élément dominant du tableau clinique. C’est par exemple le cas dans le trouble anxieux généralisé, le trouble de panique, les phobies et l’hypocondrie.

Les causes de ces troubles

Les troubles émotionnels ne sont pas liés à une cause unique. Il arrive bien souvent qu’ils découlent d’une combinaison de plusieurs facteurs.

L’hérédité

Le ou les troubles sont favorisés par des gènes transmis d’une génération à une autre (des parents aux enfants). Cela ne signifie pas qu’une personne malade doit nécessairement avoir un parent malade. Le gène peut ne pas être dominant et donc ne pas s’exprimer. Aussi, en l’absence d’autres facteurs, l’action du gène peut ne pas suffire.

Dans de nombreux cas, on soupçonne l’hérédité parce que plusieurs membres d’une même famille souffrent de troubles de l’affection et de la thymie. Par exemple, le patient peut avoir plusieurs cousins ou oncles malades (ou ayant été malades) alors que ses parents sont sains.

Les antécédents

Les antécédents peuvent concerner le patient lui-même. On parle alors d’antécédents personnels. Par exemple, une personne ayant eu un ou plusieurs épisodes de dépression par le passé est encline à faire une rechute. Ce facteur peut donc s’ajouter à d’autres et conduire à des troubles de l’émotion.

En outre, les antécédents peuvent concerner les membres de la famille du patient. On les nomme alors antécédents familiaux. Ils peuvent être liés aux :

  • ascendants (un ou plusieurs parents du patient ont déjà souffert de troubles par le passé) ;
  • descendants (un ou plusieurs enfants du patient ont déjà souffert de troubles par le passé) ;
  • collatéraux (les frères ou sœurs du patient ont déjà souffert de troubles par le passé).

Ce sont là des antécédents au premier degré qui se distinguent des antécédents présents chez tous les autres membres de la famille du patient : grands-parents, tantes et oncles, neveux et nièces, etc. Les antécédents familiaux permettent souvent de soupçonner des origines génétiques. Ils peuvent donc participer à l’établissement d’une cause héréditaire.

La toxicomanie

La consommation abusive d’alcool ou de drogues est un facteur redoutable de troubles de l’affection et de la thymie. Il en est de même pour l’addiction à l’une de ces substances. Leurs effets sur le système nerveux sont loin d’être bénins. Elles agissent lentement et en silence. Même une fois arrêtées, elles laissent des séquelles. Il est donc préférable de s’en préserver.

Le stress

Il est normal de stresser de temps en temps. Toutefois, lorsqu’on est constamment soumis à des situations de stress, elles peuvent très vite conduire à des troubles de l’affection et de la thymie. Les facteurs de stress concernent l’environnement, la vie sociale, personnelle ou professionnelle. Il est donc important d’assainir tous ces domaines pour éviter de se retrouver dans des situations pathologiques.

Les causes organiques et pathologiques

Même si la thymie et les affects sont beaucoup plus psychologiques, certains dysfonctionnements de l’organisme peuvent entraîner des troubles. Il s’agit essentiellement d’un déséquilibre au niveau de certains neurotransmetteurs ou certaines hormones.

Par ailleurs, certaines pathologies peuvent favoriser la survenue de troubles de l’affection et de la thymie :

  • l’arthrite ;
  • le cancer ;
  • la maladie de Parkinson ;
  • les maladies pulmonaires ;
  • les maladies cardiovasculaires, etc.

Bien d’autres maladies chroniques sont également des facteurs de risque de troubles de l’affectivité et de l’humeur. Il est important de savoir que ces troubles peuvent toucher n’importe qui, peu importe l’âge, le sexe, le statut social, le niveau de vie et d’instruction, la nationalité, l’origine ethnique, etc.

Troubles de l’affectivité et de la thymie : conséquences primaires

Les troubles de l’émotion peuvent avoir des conséquences à diverses échelles. Leur niveau de gravité dépend du type de troubles dont il s’agit, mais aussi de la personne touchée et de son entourage. Par exemple, une personne plus émotive aura tendance à souffrir plus qu’une personne peu émotive.

Les conséquences primaires regroupent les effets spécifiques à chaque type de trouble. Pour illustrer ce groupe de conséquences, les TOC constituent un excellent exemple.

Les Troubles Obsessionnels et Compulsifs (TOC)

Il s’agit d’une forme d’anxiété caractérisée par des pensées et des peurs irraisonnées (obsessions). Ces dernières poussent le patient à avoirs des comportements compulsifs (irrépressibles et quasi automatiques) pour se soulager momentanément.

Généralement, les comportements compulsifs adoptés par le patient peuvent être sous forme de rituels, d’isolement, d’accumulation compulsive, d’agitation, d’hypervigilance, d’impulsivité, de mouvements répétitifs, de répétition de mots dénués de sens ou de répétition persistante de mots ou d’actions. Le malade peut aussi être sujet à des aversions alimentaires, cauchemars ou ressassements irrépressibles de pensées.

Les rituels sont des comportements très marquants des TOC. Ils se déclinent sous 3 formes.

  • Les rituels de vérification: par exemple, le patient s’assure constamment que les serrures et le gaz ont bien été fermés ou que les appareils ménagers sont débranchés.
  • Les rituels de répétition: par exemple, le patient peut passer une porte un nombre de fois qui lui semble nécessaire sans l’être réellement. Il peut aussi faire un geste (rincer un verre par exemple) à répétition ou répéter un mot ou chiffre.
  • Les rituels d’ordre et de rangement ou rituels d’évitement: par exemple, le patient refuse d’emprunter certains trajets ou de toucher certains objets.

Comme l’indique la définition des TOC, chacun de ces comportements est provoqué par des pensées (obsessions). Chaque fois que la personne malade ne fait pas l’un de ses rituels, il est sujet à une anxiété ou à une gêne. Il a la sensation qu’il n’a pas agi comme il aurait dû.

Pour faire court, une personne souffrant de TOC ne s’appartient presque plus. Elle ne vit que pour ces obsessions maladives. Peu importe la gravité des TOC, les conséquences qui en découlent sont lourdes. Le patient est souvent en détresse psychologique à cause de ces obsessions engendrant les compulsions. Elles lui prennent du temps et rendent les gestes les plus banals compliqués.

Ses activités quotidiennes en prennent un coup et sa vie sociale n’est généralement pas au beau fixe. De plus, il peine à s’occuper de ses responsabilités professionnelles, sociales et familiales. Il se peut même qu’il n’en soit pas capable ou qu’il ne puisse pas prendre soin de lui-même. Il devient donc dépendant de ses proches.

Les conséquences secondaires

Ces troubles peuvent constituer un danger pour la personne malade. Par exemple, une personne souffrant d’anxio-dépression peut très vite se retrouver avec des tendances suicidaires ou un besoin de se mutiler.

Dans le meilleur des cas, le patient ne passe pas à l’acte et dans le pire des cas, le passage à l’acte lui coûte la vie. Il se peut aussi que sa tentative d’autolyse (suicide) échoue, mais qu’il en garde des séquelles graves.

Le second groupe de conséquences secondaires concerne l’entourage de la personne malade. Ce n’est jamais facile pour les proches d’un patient de le voir souffrir de troubles émotionnels. Ils en arrivent d’ailleurs à partager le mal avec le patient, au point de se retrouver eux-mêmes malades. La prise en charge doit donc prendre en compte les proches du patient pour éviter ce genre de désagréments.

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