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Un cancer peut-il survenir suite à une embolie pulmonaire ?

L’embolie pulmonaire est une maladie très grave qui se manifeste par la formation de caillot sanguin dans l’organisme. Plusieurs analyses ont permis de déterminer que les patients atteints de cancer ont de très grands risques de souffrir d’une maladie thromboembolique veineuse (MTEV) apparaissant sous la forme d’une phlébite ou d’une embolie pulmonaire. En effet, un cas sur cinq de patients atteints d’embolie pulmonaire est associé à un cancer. La MTEV peut aussi accélérer le processus cancéreux ou pousser à la formation d’un cancer. Ainsi, non seulement est-il important de savoir comment le traiter pour les personnes affectées, mais il est également recommandé de faire un traitement préventif chez certains patients.

Qu’est-ce qu’une embolie pulmonaire ?

L’embolie pulmonaire – © Crédit : informationhospitaliere.com

L’embolie pulmonaire est une des formes de la maladie thromboembolique veineuse (MTEV). Généralement provoquée par une phlébite, elle intervient lorsqu’un caillot de sang bloque une artère pulmonaire ou l’une de ses branches. C’est une maladie plutôt grave qui provoque des dommages considérables au niveau du poumon atteint.

De plus, la partie affectée n’est plus en mesure de fournir de l’oxygène à l’organisme. Le caillot sanguin responsable de l’obstruction se forme au cours d’une phlébite ou d’une thrombose veineuse et apparait en général au niveau des jambes. Il se détache ensuite de la paroi de la veine pour remonter avec le sang dans la circulation veineuse vers le cœur.

Au cours des contractions du ventricule droit du cœur, ce dernier propulse le caillot dans les artères pulmonaires. Le caillot de sang chemine ensuite dans des artères de plus en plus fines, où il finit par rester bloqué.

Quels sont les symptômes de l’embolie pulmonaire ?

L’embolie pulmonaire se manifeste à travers des signes assez distinctifs. Une fois que vous êtes atteint par thrombo-embolie veineuse, vous verrez apparaitre au niveau de la partie du corps qui est touchée, une enflure qui sera très sensible au toucher. La maladie est également caractérisée par la chaleur, les crampes ou l’endolorissement. La peau de la partie lésée devient rouge ou décolorée.

Dès lors que le caillot sanguin se détache et circule pour finalement atteindre les poumons et provoquer un blocage, l’on peut commencer à parler effectivement d’embolie pulmonaire. Les symptômes dont vous serez victimes à ce moment incluent :

  • l’essoufflement et la respiration rapide ;
  • des douleurs lors des respirations profondes ;
  • l’accélération du rythme cardiaque ;
  • la toux, accompagnée ou non d’expectorations sanguinolentes ;
  • l’anxiété et des périodes fréquentes d’étourdissements ou d’évanouissements.

Quel est le lien entre l’embolie pulmonaire et le cancer ?

La relation partagée par l’embolie pulmonaire et le cancer assez grande et importante. Pour commencer, sachez que si les patients souffrant déjà d’un cancer ont de grandes chances d’être victimes d’une embolie pulmonaire, le contraire est également possible. En effet, les caillots sanguins peuvent représenter un des effets secondaires du cancer lui-même ou encore de ses traitements.

Étant donné que le cancer rend le sang plus épais et collant, il favorise la formation de caillots, tandis que les traitements peuvent également accroître le risque de formation de caillots. Pour de nombreux experts, le nombre de caillots sanguins présents dans l’organisme peut servir à indiquer la croissance et la progression des cellules cancéreuses.

Notez tout de même que le risque d’apparition d’une MTEV comme l’embolie pulmonaire varie en fonction du stade du cancer, du type de cancer et des traitements anticancéreux que subit le patient. Dans le même sens, l’embolie pulmonaire peut très bien précéder un cancer, aider à révéler son diagnostic ou le compliquer s’il est en cours de traitement.

C’est d’ailleurs la deuxième cause de décès chez les patients atteints de cancer après le passage du cancer lui-même.

Quelles sont les personnes les plus susceptibles d’être affectées par l’embolie pulmonaire ?

Embolie pulmonaire

Il est important que vous sachiez que la présence de caillots dans le sang n’entraine pas des effets indésirables chez toutes les personnes. De même, tous les patients cancéreux ne présentent pas forcément un risque de thrombo-embolie veineuse et de TVP.

Si l’on ne connait pas encore exactement la fréquence d’apparition de cette maladie chez les patients atteints du cancer, plusieurs recherches pointent qu’entre 5 et 25 % des patients pourraient être affectés. De plus, la probabilité de développer une embolie pulmonaire grandit considérablement dans les cas de cancer métastatique.

Ainsi, les patientes atteintes d’un cancer du sein métastatique sont spécialement à risque pour ce qui est de cette maladie. Plusieurs analyses ont également révélé qu’il existe certains traitements contre le cancer du sein qui augmentent le risque d’embolie pulmonaire.

Au nombre de ces traitements à risques, vous avez les interventions chirurgicales et la chimiothérapie qui font d’ailleurs partie des traitements anticancéreux les plus connus et les plus utilisés.

Vous avez également des médicaments utilisés au cours de certaines thérapies ciblées comme le palbociclib et des inhibiteurs de l’aromatase comme le létrozole et l’anastrozole. Outre le cancer et ses traitements, l’obésité fait également partie des facteurs de risque de MTEV.

Quel est le traitement requis contre l’embolie pulmonaire ?

Il existe plusieurs traitements pouvant être utilisés pour traiter l’embolie pulmonaire. Cependant, le choix d’un traitement dépendra certainement de la gravité de la maladie et de l’état du patient. Toutefois, notez que dès qu’un patient souffre effectivement d’embolie pulmonaire, quelle que soit sa gravité, son médecin devra lui prescrire un traitement anticoagulant.

Ce traitement est d’ailleurs amplement suffisant en cas d’embolie pulmonaire de faible ou de moyenne gravité. Lorsque le patient souffre d’embolie pulmonaire grave (choc ou hypotension artérielle), il devra recevoir en plus une thrombolyse ou une embolectomie.

Le traitement anticoagulant a principalement pour but de limiter l’extension du caillot de sang et de prévenir le risque de récidive. Afin de stopper entièrement tout risque de récidive, le médecin peut vous conseiller la prise d’un traitement préventif.

Ce traitement est ensuite élaboré en fonction de plusieurs éléments comme les antécédents familiaux de MTEV, les facteurs de risque personnels, dont l’obésité et le tabagisme. Si le patient souffre déjà d’un cancer, il faudra également prendre en compte le type de cancer, le stade de la tumeur et le type de traitement qu’il utilise.

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