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Vaginisme: Comment en finir avec ce trouble sexuel?

Beaucoup de femmes ressentent des malaises au moment de la pénétration, lors d’un rapport sexuel. Il s’agit d’une dysfonction sexuelle, appelée vaginisme. C’est un trouble qui touche uniquement les personnes de sexe féminin. Il peut être associé à certains symptômes tels qu’une dyspareunie. Le vaginisme est un problème plus courant que vous ne le pensez. Cependant, de nombreuses femmes peinent à en parler et même à consulter, le considérant comme un sujet tabou. Qu’est-ce que le vaginisme ? Quelles en sont les causes et comment le traiter ?

Qu’est-ce que c’est que le vaginisme ?

Le vaginisme est un dysfonctionnement sexuel qui se produit en raison de contractions involontaires et répétitives des muscles du plancher pelvien, qui entourent l’ouverture du vagin. Cette réponse involontaire et incontrôlable des muscles qui délimitent la région vaginale, empêche de manière persistante toute pénétration vaginale. Il est souvent très difficile pour les femmes de vivre avec cette maladie au quotidien.

En effet, les actes de pénétrations vaginales peuvent être parfois très douloureux. A un stade plus avancé de la maladie, les femmes éprouvent même des difficultés lorsqu’elles veulent insérer leur doigt ou un tampon hygiénique dans leur organe génital. Le vaginisme est l’un des dysfonctionnements sexuels les plus courants chez la femme. Sa prévalence serait entre moins de 5 % à jusqu’à 10 %, suivant les statistiques. Aussi, ce dysfonctionnement peut être total ou partiel.

On dit qu’il est partiel, lorsque la pénétration (notamment de la verge) est pénible ou désagréable. Lorsque l’intromission de la verge ou de certains objets (tampon hygiénique, doigt, sex toy, etc.), dans l’organe génital de la femme, devient impossible et occasionne des douleurs intenses, on dit alors que le vaginisme est total.

Ce dysfonctionnement peut survenir à n’importe quelle étape de la vie sexuelle de la femme. Selon la période de survenue du trouble, on peut qualifier le vaginisme de primaire ou de secondaire.

Le vaginisme primaire

Le vaginisme primaire survient dès les premiers rapports sexuels. Ce type de dysfonctionnement sexuel est courant chez les jeunes filles ou chez les femmes qui n’ont encore jusque-là, jamais connu d’homme. La contraction des muscles de la région vaginale serait due à des facteurs psychologiques. On note essentiellement :

  • la peur ;
  • le stress ;
  • l’anxiété ;
  • une hyper excitation avant l’acte sexuelle ;
  • des hésitations ;
  • la crainte de perdre sa virginité
  • etc.

La conséquence directe de la contraction des muscles du plancher pelvien est l’échec de la tentative de pénétration. Cela peut être source de frustration.

Le vaginisme secondaire

Le vaginisme secondaire est un type de dysfonctionnement sexuel qui survient après une période de vie sexuelle épanouie. Les causes de ce dysfonctionnement sont souvent de nature physique et parfois psychologique. La femme atteinte de vaginisme secondaire ressent alors des douleurs chroniques de nature et d’intensité variables, lors des rapports sexuels. On parle alors de dyspareunie. Il est très important de comprendre la notion de dyspareunie. En effet, c’est là le principal signe indicateur de vaginisme. On associe souvent la dyspareunie à un trouble ou une maladie. Mais, en réalité la dyspareunie n’est qu’un symptôme dont il faut chercher la cause.

Vaginisme : quelles sont ses causes ?

Les causes du vaginisme sont diverses. Elles peuvent avoir une origine physique ou psychologique. Contrairement à ce que pensent de nombreuses patientes souffrant de vaginisme primaire, la pathologie n’est que très rarement liée à une malformation des organes génitaux.

Une mauvaise éducation sexuelle ou culturelle, l’inadéquation du partenaire et, malheureusement, les expériences d’abus sexuels représentent les causes les plus fréquentes de ce problème. Des événements liés à la pratique barbare de l’infibulation auxquels, les jeunes femmes de certaines tribus africaines sont encore soumises peuvent causer ce dysfonctionnement sexuel.

Lorsque le vaginisme survient plus tard, chez une femme ayant déjà eu une vie sexuelle épanouie (vaginisme secondaire), l’éventail des causes s’étend aux problèmes familiaux et relationnels avec le partenaire. Les traumatismes de l’appareil génital et les changements du climat hormonal observés au cours de la période après l’accouchement et, après la ménopause peuvent être aussi soupçonnés. L’utilisation de contraceptifs hormonaux peut aussi induire des troubles bénins de la sphère sexuelle. Il ne faut pas non plus, oublier les causes médicales.

En effet, certains médicaments utilisés dans le traitement de certains troubles, peuvent induire une variation du taux des hormones sexuelles. Cette variation peut également avoir des répercussions sur l’organe génital de la femme.

Vaginisme : quels en sont les symptômes ?

Les symptômes du vaginisme varient d’une femme à une autre. Dans les formes les plus légères, les contractions ne se produisent que dans certaines situations, comme sous stress. Les femmes atteintes de « vaginisme total » ressentent toujours des contractions dès que le vagin est touché. Pour ces femmes, les rapports sexuels et l’insertion de tampons sont difficiles voire impossibles. Aussi l’examen gynécologique avec le spéculum peut être difficile.

Les symptômes les plus courants du vaginisme sont :

  • Les spasmes douloureux du plancher pelvien et des muscles vaginaux ;
  • Les contractions sont délibérément incontrôlables ;
  • Impossibilité d’insertion du pénis, des doigts, du gode ou du tampon ;
  • Un Évitement des activités sexuelles ;
  • Un Évitement ou peur d’un examen chez le gynécologue.

Dans certains cas, la simple pensée de pénétration peut déclencher un spasme vaginal. Les femmes touchées souffrent souvent d’un grand stress mental. Cela peut aller si loin que, la femme ne pourra plus se sentir bien dans sa peau.

Facteurs de risque du vaginisme

Des études montrent que les troubles sexuels sont généralement associés à des facteurs de risque tels que le diabète, l’hypertension artérielle, les troubles du métabolisme des lipides et la dépression. En outre, les filles et les femmes qui considèrent la sexualité comme quelque chose de honteux ou qui ont grandi dans une famille où le sujet a été tabou, sont plus à risque de faire un vaginisme.

Comment effectuer le diagnostic du vaginisme ?

Le premier point de contact en cas de suspicion de vaginisme est le gynécologue. Au cours d’une consultation initiale détaillée, le médecin s’enquiert des problèmes existants. En outre, il posera des questions sur les conditions préexistantes et les antécédents sexuels de la femme.

Il lui demandera par exemple si elle a vécu des expériences d’abus sexuels ou si elle a des problèmes conjugaux. Il est important que le médecin sache si la patiente éprouve un spasme vaginal avec chaque type de pénétration et depuis quand le problème existe. De même, le médecin demandera les grossesses et des naissances passées. Même s’il est difficile pour une patiente de parler de sa propre sexualité, il est important d’en parler ouvertement avec le médecin. C’est la seule façon de découvrir la cause du trouble et comment y faire face.

Si, la femme donne son accord pour poursuivre l’examen médical, le spécialiste de la santé examinera le tractus génital, à la recherche de changements qui causent également de la douleur et des crampes vaginales. Ceux-ci incluent, par exemple, les infections vaginales, les blessures, les cicatrices ou les maladies telles que l’endométriose. Si par contre la femme refuse de passer un examen gynécologique, le médecin tentera une approche pour l’en dissuader. Toutefois, l’examen gynécologique n’est effectué que lorsque la femme est prête à le faire.

Pour se préparer à l’examen, il est utile que la femme concernée se familiarise avec sa propre région intime au préalable. Elle peut par exemple, regarder le vagin devant le miroir ou le palper légèrement avec ses doigts. Si à un moment elle n’éprouve aucune douleur ou presqu’aucune, elle commencera à faire des exercices d’insertion. Elle peut par exemple essayer d’insérer ses doigts ou un dilatateur vaginal dans son organe génital, dans des conditions détendues. Cet exercice peut lui faire aussi ressentir de l’inconfort. Toutefois, elle apprendra à mieux supporter la douleur et à avoir une bonne estime de soi avec le temps.

Mode de prévention

Un spasme vaginal ne peut pas être complètement évité parce qu’il n’est pas contrôlé volontairement. Une relation saine avec sa propre zone intime et un plancher pelvien bien entraîné, réduisent la probabilité de développer un vaginisme. Une autre chose importante, c’est le traitement des événements traumatisants (abus, naissance difficile) et le soutien des confidents.

Comment traite-t-on le vaginisme ?

Le but du traitement est de réduire la contraction réflexe des muscles du plancher vaginal et pelvien et, de redonner à la femme de l’autodétermination sur sa sexualité. La femme apprend lentement et progressivement que les rapports sexuels sont possibles, sans douleur. Le traitement peut inclure :

L’utilisation de dilatateurs vaginaux

Les dilatateurs vaginaux sont des stylos en plastique spéciaux, disponibles en différentes tailles. Ceux-ci sont insérés dans le vagin, par la femme elle-même. Ils provoquent l’élargissement du vagin et habituent les muscles du plancher vaginal à la pénétration.

Une psychothérapie et/ou une sexothérapie

Dans de nombreux cas de vaginisme, une psychothérapie concomitante est utile, surtout si le trouble est causé par des événements traumatisants. Le but de la psychothérapie est d’amener la femme à avoir plus confiance en elle. Le traitement peut aussi inclure le conjoint.

Un entraînement du plancher pelvien

Pendant l’entraînement du plancher pelvien, la femme apprend à tendre et à détendre les muscles du plancher pelvien, de manière ciblée. Certains exercices peuvent être facilement intégrés dans la routine quotidienne à tout moment. Pour entraîner son plancher pelvien continuellement :

  • Tendez les muscles du plancher pelvien encore et encore dans la vie quotidienne, par exemple lorsque vous attendez aux feux de circulation ou que vous parlez au téléphone ;
  • Serrez consciemment le plancher pelvien pendant l’effort physique (par exemple, lorsque vous portez de lourdes charges) ;
  • Évitez les pressions lourdes pendant les selles.

Faites attention à avoir une alimentation équilibrée et riche en fibres, et buvez suffisamment d’eau. L’obésité est un facteur d’évolution du vaginisme. Surveillez donc votre poids.

Des exercices de relaxation

Le stress émotionnel et la tension intérieure aggravent parfois les problèmes existants. Les exercices de relaxation aident à atteindre plus de paix intérieure. Ils sont donc particulièrement recommandés. Demandez de l’aide à votre médecin ou à des thérapeutes pour vous guider.

Un traitement médicamenteux

Dans de rares cas, le médecin utilise des médicaments pour prévenir d’autres crampes. Le traitement médicamenteux inclut des « relaxants musculaires ». Les relaxants musculaires sont des ingrédients actifs qui détendent les muscles. Les symptômes s’améliorent, au moins temporairement.

Puis-je tomber enceinte avec un vaginisme ?

Le vaginisme est une cause de stérilité mais, une fois guérie avec tous les exercices recommandés, la femme pourra avoir des relations sexuelles avec pénétration et éjaculation, et tomber enceinte sans problème. Dans les cas bénins de vaginisme, l’utilisation de gel de lidocaïne aux effets anesthésiques, peut aider à éliminer la douleur et permettre au couple d’avoir des relations sexuelles sans douleur.

D’autre part, si la femme parvient à tomber enceinte sans avoir complètement éliminé le vaginisme, elle peut souffrir de difficultés lors des examens pelviens et / ou de l’accouchement. Pour cette raison, il est fortement conseillé à ces patientes de résoudre ce dysfonctionnement avant l’accouchement ou même la grossesse, si possible.

Évolution de la maladie et pronostic

Le vaginisme peut disparaître lentement sans traitement. Mais lorsqu’elle suit un traitement immédiat, la femme s’en débarrasse le plus rapidement possible. Notez que même si le vaginisme existe depuis des années, la science n’a pas pu trouver un remède qui soit 100% efficace.

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