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Virus d’Epstein-Barr : Symptômes, Modes de transmission et traitements

Le virus d’Epstein-Barr est un dérivé du virus de l’herpès. Provenant de la famille des HSV (1 et 2), il est principalement associé à la mononucléose infectieuse. Plus connu sous le nom de la « maladie du baiser », ce germe cible les personnes de tout âge. Toutefois, ce sont les adolescents et les jeunes adultes qui y sont les plus exposés. De ce fait, il est extrêmement répandu. Découvrez au mieux cet agent infectieux ici !

Définition et origines du virus d’Epstein-Barr

Virus EBV – © Crédit : informationhospitaliere.com

Le virus d’Epstein-Barr est un germe qui possède pratiquement les mêmes spécificités que les virus de l’herpès. Malgré qu’ils soient tous les deux issus de la même famille virologique, le virus d’Epstein-Barr est différent sur de nombreux points à savoir : les symptômes, le mode de transmission, et la cible des infections.

Contrairement aux HSV-1 et HSV-2, ce virus est très répandu dans le monde. Il est estimé à 95% de la population mondiale, le nombre de personnes ayant souffert de cette infection. Il faut préciser que l’infection atteint sa cible, avant qu’elle n’atteigne l’âge de 20 ans. Cela n’exclut pas la possibilité que les adultes de plus de 20 ans en souffrent.

Surnommé l’EBV ou encore VEB, cet agent pathogène a été découvert en 1964 par le Britannique Michael Anthony Epstein. Le pathologiste a donc donné son nom à sa découverte. Il faut souligner que l’EBV entre dans l’organisme au cours de trois périodes clés de la vie humaine. Il s’agit de :

  • l’enfance ;
  • l’adolescence ;
  • l’entrée dans l’âge adulte.

Dès que le virus intègre le corps d’une personne saine, il n’en ressort plus. La personne infectée est donc obligée de vivre avec l’EBV durant le reste de sa vie. Il reste, bien évidemment, endormi, en attendant un facteur déclencheur. D’ailleurs, cette caractéristique est l’un des points communs avec le virus de l’herpès génital et celui de l’herpès buccal.

L’EBV s’attaque aux globules blancs donc au système immunitaire de l’organisme. Il s’en prend également à certaines cellules du pharynx et de la bouche (muqueuse). Malgré ses actions, le virus d’Epstein-Barr est généralement inoffensif.

Les affections sous-jacentes au virus d’Epstein-Barr

Conséquences du virus d’Epstein -Barr – © Crédit : informationhospitaliere.com

De façon globale, la pathologie créée par l’EBV est la mononucléose infectieuse. Cette maladie est considérée comme une primo-infection du virus. Autrement dit, elle est la première maladie à survenir après que l’infection ait eu lieu. Toutefois, il existe d’autres maladies qui peuvent surgir par la suite. Ces affections sont des lymphomes à savoir :

  • lymphome de Burkitt ;
  • lymphome de Hodgkin ;
  • lymphome non hodgkinnien.

Ces maladies ganglionnaires apparaissent rarement. En effet, ce sont des tumeurs agressives, dont la présence témoigne d’une infection VIH avancée ou non traitée. Par ailleurs, l’EBV s’installe dans les lymphocytes du malade, et peut réapparaître dès que les conditions le permettent. Une situation de déficit immunitaire ou un facteur déclencheur sont les parfaites occasions pour la manifestation du virus d’Epstein-Barr.

Virus d’Epstein-Barr : contagion et voies de transmission

Tout comme les virus de l’herpès, l’EBV est très contagieux. Selon les statistiques d’un sondage, la population mondiale ayant été affectée s’élève à 95%. Pourtant, les personnes âgées de 30 ans qui ont une immunité contre ce germe s’élèvent à 90%. Cependant, il est bien possible que ce lot de personnes adultes ait subi une forme asymptomatique du virus d’Epstein-Barr.

Pour le mode de transmission, ce germe est essentiellement inoculé par le biais de la salive. Par conséquent, il se transmet entre deux amoureux au cours de leur embrassade. Cela explique la hausse de contamination constatée chez les adolescents de 15 ans à 20 ans. Ils contractent cette infection au cours de leur premier baiser.

La contamination peut également se faire indirectement. L’usage de couverts et de verres à boire avec une personne affectée de toux ou d’éternuement favorise l’expansion du virus. Par ailleurs, la contagion est optimale pendant la phase aiguë de la pathologie. Cette étape est reconnaissable par la présence d’une forte fièvre, chez la personne infectée.

Les nourrissons et les enfants sont également des cibles du virus d’Epstein-Barr. Bien que cela soit rare, quelques cas d’enfants contaminés ont été enregistrés. Ils ont été infectés par des adultes, après réception d’un bisou ou en mettant des objets infectés dans la bouche.

Les symptômes de l’EBV

La plupart du temps, il ne se passe rien chez la personne infectée. Elle est donc asymptomatique et ne souffre d’aucun malaise. Par contre, l’apparition de la mononucléose entraîne la manifestation de quelques symptômes. Leur apparition se fait en fonction de l’âge du malade. En outre, les symptômes deviennent apparents après 4 à 7 semaines d’incubation du virus d’Epstein-Barr.

EBV chez l’enfant

Les symptômes retrouvés chez l’enfant sont :

  • la fièvre ;
  • le mal de gorge ;
  • le gonflement des ganglions lymphatiques.

Lorsque ces signes apparaissent, ils sont bénins. Néanmoins, ce cas de figure est exceptionnel. D’habitude, l’infection de l’EBV passe inaperçue chez le bambin. Ensuite, une immunité à vie est octroyée à l’enfant, car son métabolisme a développé des anticorps contre le germe.

EBV chez l’adolescent et l’adulte

Les signes cliniques indicateurs du virus d’Epstein-Barr chez l’adolescent et l’adulte sont :

  • une forte fièvre de plus de 39°C ;
  • des amygdales enflées ;
  • des douleurs ;
  • une fatigue accentuée.

Le malade a donc des difficultés à se nourrir et même à avaler de la salive. Aussi, les ganglions prennent du volume dans le cou. Les maux de tête et les douleurs musculaires peuvent également apparaître, au bout d’un certain temps. Hormis la fatigue qui s’estompe après 4 semaines, les autres signes cliniques disparaissent en 2 semaines.

Virus d’Epstein-Barr : les risques de complications

L’évolution de la mononucléose aboutit à la rupture de la rate. En effet, situé dans l’angle supérieur gauche de l’abdomen, cet organe devient gros au cours de l’infection à l’EBV. Ainsi, il suffit d’un choc violent pour qu’il rompe. D’un autre côté, l’apparition de tumeur dans les lymphocytes est possible. Le malade court aussi le risque d’avoir les cancers de la gorge et du nez. 

Cependant, il est important de notifier que ces aggravations sont très peu fréquentes. Ce sont les personnes immunodéprimées qui sont les plus exposées à ces complications, surtout aux cancers. Il importe d’ajouter des troubles neurologiques pouvant aboutir à une paralysie faciale et d’autres affections graves. 

Diagnostic de l’EBV

Pour établir son diagnostic, le médecin fait subir un interrogatoire au patient. Ses questions ont pour but de trouver l’origine de la maladie et surtout, la durée des symptômes. Une fois les réponses apportées, le patient est examiné minutieusement notamment, au cou et à la rate. Il va s’assurer que ces deux organes ou l’un d’eux n’ont pas pris de volume.

Ensuite, pour confirmer l’hypothèse de l’EBV, un prélèvement de sang est fait pour que la numération formule sanguine soit effectuée. En plus de cette analyse sanguine, une sérologie spécifique EBV est réalisée. L’objectif de ces deux examens est de révéler un syndrome mononucléosique et la présence d’anticorps. Par ailleurs, l’examen des anticorps EBV permet de déterminer la phase d’avancement du virus (début, intermédiaire, finale).

Enfin, les transaminases et les marqueurs du foie sont analysés, pour tirer une conclusion définitive. Ces éléments sont des facteurs d’accroissement de la mononucléose.

EBV : solutions de traitement

À l’instar de tous les autres virus, le virus d’Epstein-Barr ne se traite pas. Il est donc inutile, voire dangereux, de prendre des antibiotiques pour l’éliminer. Étant de source virale, cette mesure ne fonctionne pas sur ce germe. Par exemple, l’usage de la pénicilline sur la mononucléose provoque une éruption de la peau, de manière fréquente. Pour venir à bout de l’EBV, le traitement des symptômes est plus efficace.

Pour le faire, il faut la prise d’anti-inflammatoires non stéroïdiens et du paracétamol. Le premier sert à calmer les douleurs tandis que le second élimine la fièvre. En plus de ces deux solutions, une bonne hydratation et le repos doivent être mis en exécution pour une guérison rapide. Ainsi, l’organisme de la personne infectée est épargné de la fatigue et de la déshydratation.

Cependant, pour les formes sévères de l’EBV, il faut une administration de cortisone. Cette alternative requiert une surveillance hospitalière permanente. Par conséquent, l’injection ne peut être faite que dans un hôpital.

Les mesures préventives contre le virus d’Epstein-Barr

Pour éviter une infection au virus d’Epstein-Barr, il faut suivre certaines règles d’hygiène :

  • Il ne faudrait pas partager les mêmes effets qu’une personne grippée ;
  • Le lavage régulier des mains est indispensable pour éloigner l’EBV ;
  • Les enfants doivent être tenus éloignés des personnes affectées par la toux et l’éternuement ;
  • Les sports de contacts ou les activités intenses sont à éviter durant le premier mois de la pathologie. Le soulèvement de lourdes charges est aussi interdit.

En conclusion, l’EBV crée des maladies bénignes la plupart du temps. Même s’il est familier aux virus de l’herpès, ses impacts sur l’organisme ne sont pas aussi graves que les leurs. Néanmoins, il demeure un problème sérieux, car le quotidien du malade peut s’en trouver bouleversé. Toutefois, il s’agit d’un passage obligatoire, car le virus d’Epstein-Barr est une pathologie de la première phase de vie de l’Homme. 

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