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Vulvodynie : causes, symptômes et traitements

La vulvodynie est un état douloureux chronique dans lequel une sensation de brûlure douloureuse se produit dans ou autour de la vulve. Cette affection peut être causée par une grande variété de facteur. Elle et n’est généralement pas associée à l’activité sexuelle, bien qu’elle puisse survenir chez les personnes sexuellement actives. Si elle n’est pas traitée, la douleur peut avoir de graves conséquences, notamment des problèmes psychologiques tels qu’une faible estime de soi et de l’anxiété. Bien que la douleur vulvaire puisse être temporaire et durer quelques heures, les symptômes durent plus longtemps que chez certaines femmes. Découvrez ici les causes, les symptômes et les traitements de la vulvodynie.

Causes de la vulvodynie

La vulvodynie est une douleur intense qui se développe sur la vulve. Elle se développe généralement lorsque la vulve est exposée à des frottements ou des contacts avec des vêtements ou des activités. La douleur provient d’une inflammation ou d’une irritation des nerfs qui alimentent la vulve. L’affection touche généralement les surfaces extérieures et intérieures. Mais elle peut affecter n’importe quelle zone de la région vulvaire, y compris les lèvres et le clitoris.

L’affection peut aussi se développer après une réaction au bain chaud, ou une maladie. Les causes les plus récurrentes de l’affection sont :

Les infections

L’infection est une cause fréquente de vulvodynie chez les femmes. Elle survient plus fréquemment chez les celles ui ont été traitées pour d’autres affections telles que les infections chroniques à levures et l’intertrigo. L’infection peut se propager de l’appareil génital de la femme à la vulve, provoquant une inflammation et un gonflement des tissus qui l’entourent.

Les médecins reconnaissent généralement la maladie comme le résultat d’une infection causée par la chlamydia ou le mycoplasma genitalium. Les deux types d’infections génitales les plus courantes sont la chlamydia et la gonorrhée. L’une ou l’autre de ces infections peut provoquer une réaction inflammatoire dans le vagin et entraîner une vulvodynie.

De plus, les infections vaginales les plus courantes sont la vaginite candidosique et la vaginose bactérienne. Parmi les autres infections qui nécessitent une évaluation minutieuse, il y a :

  • L’infection par le virus du papillome humain ;
  • L’infection par le cytomégalovirus ;
  • L’infection par le virus de l’herpès simplex.

Ces types d’infections peuvent augmenter ou aggraver la douleur si elles ne sont pas traitées.

La préménopause

La pré-ménopause est la période entre la ménopause et le début de la périménopause, qui peut durer de 3 mois à 2 ans. C’est une période de changements physiques et émotionnels pour les femmes de tous âges. C’est également une partie naturelle du processus de vieillissement chez la femme. Pendant cette période, le taux d’œstrogènes diminue, ce qui entraîne une baisse de la quantité d’œstrogènes dans le corps. Ainsi, de nombreuses femmes souffrent de vulvodynie pendant cette transition.

La préménopause survient généralement lorsqu’il y a des changements dans les niveaux d’hormones tels qu’une forte exposition à la progestérone. Bien qu’elle puisse toucher les femmes à tout âge, il est possible qu’elle affecte le plus souvent celles ménopausées de 60 ans ou plus.

La néoplasie disodique

La néoplasie disodique est un type de cancer qui a un taux de récurrence élevé et se développe dans la région de la vulve. Il s’agit généralement d’une tumeur à croissance lente, mais elle peut être douloureuse et perturber la capacité d’une femme à marcher ou à travailler.

La cause de cette affection est généralement inconnue mais elle peut être héréditaire. Il peut s’agir aussi d’une affection isolée ou de plusieurs cas dans une même famille. Elle peut également être causée par une infection vulvaire chronique et récurrente à candida, un traitement répété à l’érythromycine et des stéroïdes intravaginaux. Aussi, certains facteurs de risque incluent des niveaux élevés d’œstrogènes, une exposition aux radiations, des antécédents de frottis anormal ou des complications liées à l’accouchement.

En outre, la néoplasie disodique peut survenir à tout âge. Cependant, elle touche le plus souvent les jeunes femmes en âge de procréer ou celles qui viennent de subir la ménopause.

Les affections dermatologiques

Des affections dermatologiques comme le lichen scléreux, le lichen plan, la leucoplasie, le carcinome spinocellulaire et la néoplasie intraépithéliale vulvaire peuvent provoquer une vulvodynie. Le lichen scléreux est une affection cutanée inflammatoire caractérisée par des plaques blanches sur la vulve, le vagin et/ou le rectum. Le lichen plan provoque une peau blanche épaisse indolore et des ulcérations dans la zone génitale externe. Le carcinome épidermoïde est souvent cancéreux et peut également être causé par une infection par le papillomavirus humain (HPV). La néoplasie intraépithéliale vulvaire est une affection précancéreuse qui se produit à l’intérieur des cellules de la fine couche de tissu de la vulve appelée épithélium.

De plus, les causes de la vulvodynie sont multiples et les solutions peuvent être concomitantes. L’affection est souvent induite par une étiologie infectieuse, comme le papillomavirus, mais d’autres cas de déclenchement auto-immun sont également observés.

Elle peut également être due à :

  • Des blessures ;
  • Des tumeurs ;
  • Des irritations.

Une autre cause fréquente est une modification de la peau autour des petites lèvres, comme un assombrissement dû à l’exposition au soleil. Cette modification peut aussi être une croissance anormale sur les lèvres causée par une grossesse, ou une sécheresse due à des changements hormonaux.

La vulvodynie rend les femmes mal à l’aise, angoissées et elles perdent confiance en leur corps. Certaines femmes ne savent pas qu’il y a un problème avec la vulve jusqu’à ce qu’elles consultent un médecin et se fassent diagnostiquer. La vérité est que plus de femmes que d’hommes sont diagnostiquées comme souffrant de ce problème.

Symptômes de la vulvodynie

La vulvodynie est la douleur intime féminine causée par une irritation de la vulve. Elle peut affecter tout le vêtement intime féminin. Elle provoque une sensation de brûlure, de picotement ou de démangeaison lorsque la femme touche sa vulve ou son vagin. La femme peut également ressentir une augmentation de l’inconfort pendant les rapports sexuels ou lors d’autres activités. Non traitée, la maladie peut entraîner une perte de plaisir sexuel et des problèmes relationnels.

D’autres symptômes de l’affection peuvent inclure :

Les crises d’angoisse

Les crises d’angoisse sont souvent un symptôme de la vulvodynie. Une crise d’angoisse est tout type d’épisode soudain et intense de peur qui ne disparaît pas lorsque quelque chose d’autre déclenche le facteur de stress. Lorsque la vulve est chroniquement enflammée, il est difficile pour le système nerveux de se détendre. Ce qui peut entraîner divers symptômes liés à la tension et à la dépression.

Les crises d’angoisse sont fréquentes et durent de quelques secondes à plusieurs heures. Elles peuvent s’accompagner de symptômes physiques tels que :

  • Des vertiges ;
  • Des douleurs thoraciques ;
  • Une hypersensibilité des voies respiratoires ;
  • Des nausées et des diarrhées.

De plus, les crises d’angoisse sont également connues comme étant des attaques de panique ou crises d’anxiété. Les personnes qui ont des crises d’angoisse multiples et fréquentes devraient consulter un médecin.

Le stress

La réponse au stress est une réaction physiologique normale à une menace perçue. Le stress peut affecter l’ensemble du système de l’organisme, y compris le cerveau et le système nerveux. Ses effets sont médiés par les systèmes endocrinien et immunitaire, qui régulent de nombreuses fonctions de l’organisme, dont la digestion et la reproduction.

De nombreuses femmes qui souffrent de l’affection éprouvent également du stress et de l’anxiété, ce qui s’appelle parfois la « vulvodynie secondaire ». La vulvodynie secondaire peut aggraver les symptômes vulvaires et amener la femme à se sentir désespérée par son état. Mais il est important de comprendre que l’anxiété ne signifie pas que la douleur n’est pas réelle. Elle rend simplement les choses plus difficiles pour la femme lorsqu’elle essaie de comprendre ce qui se passe dans son corps.

Les irritations

Les irritations sont un symptôme de la vulvodynie et non une maladie au sens propre. Les femmes peuvent souffrir d’irritations avec ou sans pénétration vaginale à tout moment de la journée ou de la nuit. Elles peuvent être aiguës et passagères ou chroniques. Les symptômes d’irritations varient en fonction des sites affectés, du moment du cycle menstruel et du niveau global de douleur et de fonction sexuelle.

Les irritations les plus courantes de la vulve sont souvent causées par des infections à levures et des affections cutanées avec démangeaisons telles que l’eczéma.

De plus, les irritations surviennent lorsqu’une zone est trop frottée ou touchée ce qui la rend crue et sensible. Elles peuvent ressembler à de petites coupures ou à des boutons sur la peau de la vulve. Elles peuvent aussi être indolores mais difficiles à toucher, à gratter ou à frotter. Les démangeaisons, les brûlures ou l’inconfort autour des parties extérieures du vagin sont également des irritations possibles qui peuvent être dues à la vulvodynie.

L’inflammation de la vulve

La vulve est la partie externe du vagin. Lorsqu’une femme souffre de douleurs à la vulve, elle peut ressentir une grande gêne et des difficultés lors des rapports sexuels.

Le bouton enflé et rouge appelé “inflammation”, qui apparaît sur l’entrée du vagin se manifeste par la sensation d’une piqûre. Il se manifeste aussi par le sentiment d’une brûlure et est également susceptible de se mettre à picoter et de tirer.

Le principal symptôme de la vulvodynie est une douleur qui s’atténue avec le temps, mais la gravité peut aller de légère à sévère. Un patient peut présenter n’importe quelle combinaison de ces symptômes. L’affection est généralement aggravée par les désagréments du quotidien et peut évoluer vers la maladie lorsque celle-ci apparaît plus tardivement. Les symptômes peuvent être plus ou moins évidents ou concentrés autour de différentes zones comme les genoux, le sexe et même le pied gauche. Et ce, lorsqu’elle s’étend à l’ensemble des parties du corps.

En outre, l’affection se caractérise aussi par des symptômes mentaux comme une phobie sauvage. Elle se caractérise aussi par un sentiment d’être responsable de ce problème alors que bien souvent elle n’est pas la cause. La vulvodynie est diagnostiquée en fonction des symptômes.

Traitements de la vulvodynie

La première étape du traitement de la vulvodynie consiste à en identifier la cause. Lorsqu’un problème médical survient, il peut être difficile de comprendre l’origine de la douleur. Par conséquent, il se peut que des personnes donnent des informations inexactes sur la cause du problème et sur la façon d’éviter qu’il ne se reproduise. Comprendre la douleur aide à trouver les problèmes potentiels et à les résoudre plus rapidement que si la cause initiale n’est pas connue.

Il existe de nombreux traitements contre la maladie. Le traitement de première intention est l’injection de points de déclenchement. Cette injection permet au médecin de rompre le tissu fibreux, ce qui le rend moins douloureux et plus facile à traiter. Un autre traitement consiste à utiliser des injections de lidocaïne qui engourdissent temporairement la zone de douleur. Ce qui permet à la personne de poursuivre ses activités normales pendant sa guérison.

Les autres traitements inclus :

L’acupuncture

L’acupuncture est la principale thérapie traditionnelle chinoise pour traiter la vulvodynie. Ces traitements ont été démontrés efficaces dans plusieurs essais cliniques menés sur des femmes qui présentaient des douleurs chroniques vaginales.

Le but de l’acupuncture est d’adoucir le mal en stimulant les cellules nerveuses responsables de la sensation vulvodynie et en éliminant l’inflammation. Ce traitement a un effet bénéfique sur les douleurs vaginales. C’est-à-dire que lorsqu’il est utilisé correctement et efficacement, il aide à soulager les symptômes chroniques liés à l’atrophie vaginale.

L’ostéopathie

Pour les femmes souffrant de l’affection causée par des myofasciites, l’ostéopathie pourrait être une thérapie efficace. L’ostéopathe constate que les articulations pelviennes peuvent être un endroit important où les tissus sont douloureux et tendus. Ces articulations sont étroitement liées au système nerveux central. Il est donc important de prendre soin de ces zones afin d’obtenir des résultats positifs. Cela peut prendre du temps pour certaines patientes. Mais l’objectif est de soulager la douleur, d’améliorer la mobilité et de permettre une grossesse saine pour les femmes atteintes de vulvodynie.

La physiothérapie

Les troubles vulvaires peuvent être traités par la physiothérapie. Cette thérapie consiste à utiliser lentement et doucement le massage et la stimulation de la peau. Cela permet de détendre les muscles et stimuler la circulation sanguine des organes génitaux. Ce traitement physique permet de réduire les symptômes et d’améliorer la fonction sexuelle des patientes atteintes de vulvodynie.

La physiothérapie consiste également à faire des exercices pour augmenter la force et la souplesse, améliorer l’équilibre et la coordination, et prévenir les blessures. Le traitement peut faire appel à plusieurs techniques, notamment la méthode du biofeedback et des exercices pour augmenter le contrôle de la contraction vaginale.

Les médicaments

L’une des options thérapeutiques contre la maladie est la pharmacothérapie, qui peut comprendre des produits topiques ou oraux. L’objectif des médicaments est de réduire l’inflammation et d’aider à renforcer les muscles autour de la zone affectée.

Ces médicaments qui peuvent être destinés à soulager la douleur générale ou l’épilepsie, sont utilisés conjointement avec un programme de physiothérapie.

Le médecin examinera les effets secondaires possibles de chaque médicament et choisira celui qui convient le mieux à la patiente. Certains médicaments peuvent être injectés ou placés directement dans l’appareil génital de la femme.

Cependant, il n’y a pas un seul médicament qui fonctionne pour toutes les femmes atteintes. Les médicaments qui peuvent être particulièrement utiles sont les antidépresseurs, les antipsychotiques, les crèmes et injections d’œstrogènes locaux et les injections de blocs nerveux.

Par ailleurs, le régime alimentaire et/ou les suppléments peuvent soulager les douleurs de la vulvodynie. Il est recommandé de manger beaucoup de fruits et de légumes, ainsi que de limiter les produits laitiers. Car ces aliments contiennent naturellement des œstrogènes, qui peuvent intensifier les symptômes chez certaines femmes.

Le traitement le plus courant de la vulvodynie est la thérapie comportementale. Cela signifie que le conseiller apprendra à la femme à faire face à sa douleur. Il l’aidera aussi à réduire son anxiété à l’idée d’aller aux toilettes. Le thérapeute peut également lui suggérer d’utiliser des serviettes ou des sous-vêtements pendant les périodes où elle a beaucoup de douleur.

Certaines thérapies combinées fonctionnent très bien, tandis que d’autres peuvent apporter un soulagement temporaire mais ne résolvent pas complètement le problème.

Enfin, un autre traitement disponible consiste en des bains ou des douches chaudes suivis de compresses chaudes sur la vulve.

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